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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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: Go dance in the woods - And down we go, down, down

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Le chant des oiseaux ◮ LeroAmis
MessageSujet : Le chant des oiseaux ◮ LeroAmis Lun 6 Avr 2015 - 20:26


Leroy & Aramis

Le premier signe de l’ignorance, c’est de présumer que l’on sait.


— « Oh, Lazlo.

La voix est suivie d'un hennissement grave. La silhouette à cheval sur le vieil étalon descend à grands gestes amples, d'une certaine élégance que font naître l'habitude et l'agilité innée. Aramis tape doucement le corps massif du cheval, et retire enfin gants de cuir et cape de laine épaisse. Ici, sous les frondaisons des hêtres du terrain sur lequel il s'est installé, le soleil tape de toute sa chaleur. A quelques mètres de là, dans les branches, quelques rossignols font entendre à leur ami chanteur qu'ils sont ravis de le revoir. Tout en déposant ses affaires sur le dossier de la selle qu'il vient de retirer de sa monture, Aramis émet quelques trilles de gorge. C'est un langage animal, bestial, et pourtant extrêmement doux ; une mélodie légère, qui ne signifie rien et veut pourtant tout dire.

Il remonte les manches de sa grande chemise de coton. Tout son être se démarque - il ressemble à ces gens médiévaux, ou ceux qui jouent à l'être. Vêtu de cuir et de tissus végétaux, il est un gitan, et cela se voit. Bronze, argent et cuivre tintent à ses poignet, à ses oreilles ou même dans ses cheveux. Il exsude de lui quelque d'exotique, renforcé par le fait qu'il soit sur son territoire. Malgré la douceur de la journée, il allume un feu paresseux aux flammes légères, que le vent s'amuse à chevaucher. Lazlo, habitué, se retrouve bientôt libre d'aller et venir et va se désaltérer à la rivière tout proche. Le sorcier le suit, puise trois seaux d'eaux qu'il met à chauffer dans un petit chaudron au-dessus des braises.

Une créature aux petites griffes monte le long de sa jambe, se glisse entre les plis de son baudrier, se faufiler jusqu'à son épaule.

— « Lulu. Pardon d'être parti sans toi, mais je devais aller faire les courses, et seul cela m'aurait prit trop de temps.

Aramis n'a jamais appris à transplaner. Da magie est différente de celles des anglais, ou même des européens, car il a vécu dans les charmes et les enchantements, plutôt que la sorcellerie de base des blancs. La souris se frotte dans son cou, puis disparaît de nouveau. Le sorcier change de vêtements, appréciant de se vêtir plus simplement, plus élégamment aussi. Il attend, après tout, quelqu'un - Leroy, homme chez qui il a commandé des herbes médicinales et d'autres pour, disons, la détente. Il invitera Fizz autour de son feu - il se fera sûrement copieusement insulter de hippie, mais il a une telle amitié douce pour le jeune homme qu'il lui pardonne ses préjugés idiots. Avec ce qu'il lui reste d'herbes, il prépare une tisane aux épices, et met à refroidir quelques gâteaux au miel et au piment, recette gitane qui plaira peut-être à son invité.

— « Il ne devrait plus tarder murmure Aramis, plus pour lui-même qu'autre chose. Après tout, à qui pourrait-il parler, ici ? Lazlo et Luludja ne sont pas exactement des exemples de causeurs. Ses pensées vont jusque Théodore, mais il se refuse à songer à cela. Pas maintenant.

Il s'assoit sur son banc de bois blanc, frotte ses mains devant les flammes et sort distraitement une lettre d'un sac de cuir usagé. L'endroit où son camp a été établi, devant sa roulotte, a été dégagé et se présente comme ceux de ces nomades d'autrefois. La chaleur couplée du soleil et du feu donnent au visage du gitan quelque chose de félin, d'hypnotique, d'endormi et de lascif. Ses prunelles vont et viennent sur le vélin - il tente d'arracher une compréhension, même minime, à l'encre, sans y parvenir. Il émet un grognement, amusé et agacé par son ignorance, un peu déçu de ne pouvoir lire cette missive. Si il sait écrire, Aramis ne sait pas lire. Il est plus doué pour les langues orales. La baguette coincée dans une de ses bottes de monte, il s'étire comme un fauve, et repousse ses cheveux bouclés, avant de tenter de mettre de l'ordre dans sa tenue. Il apprécie Leroy, son franc parler, ses interrogations et sa curiosité, malgré les quelques défauts qu'il a remarqué chez lui. Aramis se relève donc, vaguement impatient, un peu angoissé. Des gens sont déjà venus chez lui, mais Leroy, jamais. Il frotte une épaule, se demande si il ne devrait pas mettre quelque chose de plus conventionnel.

D'un autre côté, il ne s'habille jamais autrement qu'en chemise ample, en pantalon de cuir avec des bottes, avec un pourpoint ou une cape. Le mot nomade est inscrit dans ses gènes, dans ses veines, dans ses vêtements. Il sourit en voyant, un peu plus loin en train de sécher, une veste de cuir que Joan lui a confectionnée. Il s'en empare, s'en vêt - il se sent mieux, comme si la présence de son ami sorcier l'aidait à ne plus s'inquiéter. Il se rassoit donc, en attendant tranquillement la venue de Leroy, occupé qu'il est à poncer une flûte ovale à huit trous qu'il a confectionnée lui-même dans une bûche de hêtre. Burin et marteau en main, il en oublie le temps, sifflotant tandis que les oiseaux lui répondent - il a toujours été doué dans l'imitation des animaux, Aramis, comme il est doué de ses doigts. Et la flûte semble prendre forme, de minute en minute. Un sourire effleure ses lèvres, oublieux qu'il est de ce qui l'entoure, au point qu'il n'entend guère l'arrivée de Leroy, qu'il attendait pourtant avec tant d'impatience.



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Le chant des oiseaux ◮ LeroAmis
MessageSujet : Re: Le chant des oiseaux ◮ LeroAmis Ven 17 Avr 2015 - 23:25

Sans mentir, si votre ramage

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Leroy n'aime pas sortir. Il ne fait pas confiance au monde extérieur, aux pièges qui s'y dissimulent derrière le vernis de la vie. Chez lui, terré dans son antre, il sait parfaitement où sont les pièges. Avant-dernier d'une famille de sept enfants, il a eu le rôle de celui qui fronce le nez devant les batailles dans la boue, dédaignant les jeux violents pour un livre, et rien n'a jamais vraiment changé de ce côté là.

Une seule chose pour le faire sortir de l'appartement qu'il occupe au dessus de l'apothicairerie : la curiosité. Aramis Reinhart. Un prénom et un nom qui évoquent chez Leroy une étrangeté, un exotisme qu'il apprécie. L'homme est inoffensif comme il en a rarement vu. Non, pas inoffensif, le mot est mal choisi, profondément bon, peut-être. La bonté est un trait que Leroy ne considère pas comme de la faiblesse, tout au plus une diversité amusante, s'il est vraiment d'humeur condescendante. Mais c'est la culture, les origines de l'homme qu'il apprécie plutôt que son caractère. Et c'est bien pour cette unique raison qu'il se prépare à transplaner, afin de livrer à Aramis ce qu'il lui a commandé. Quelques herbes rares, d'autres moins, rien de bien répréhensible, du moins selon l'avis de Leroy.

Ti-Malice, le choucas albinos qu'il a hérité de sa grand-mère, Odette, en même temps que l'apothicairerie, le regarde depuis son perchoir et Leroy n'a que le temps de lui adresser un « Non. » ferme et définitif et déjà l'oiseau volette et vient se poser sur son épaule, l'air moqueur. « Non. » ose-t-il répéter, avec cette bizarre voix nasale qu'ont les oiseaux parleurs. Leroy ne prend pas la peine de laisser son oiseau - son ? vraiment ? - porter un coup fatal à ses nerfs et le chasse d'un revers négligent de la main, profitant de l'envol de Ti-Malice pour attrape sa cape couleur prune et une canne. Ce serait mal connaître le choucas que de le penser aussi facile à congédier, et il revient à peine son maître vêtu de son manteau, planter ses serres dans le tissu épais. Peu importe, décide Leroy. Qu'il vienne avec lui si ça lui chante, après tout il ne va nul part de bien extraordinaire.

Leroy apparaît avec un léger bruit de bouchon de champagne à l'orée de la clairière où Aramis a établi son campement. La canne dans sa paume l'aide à se stabiliser, à retrouver l'impression de fermeté sous ses pieds. Les mécanismes du transplanage l'ont toujours beaucoup plus intéressés que l'action en elle-même, pénible cette sensation d'être comprimé à l'intérieur d'un boyau trop étroit. Leroy ne craint pas les espaces étroits, mais transplaner est encore différent. Il apprécie néanmoins les avantages de pouvoir en un instant se déplacer d'un endroit à l'autre, distants de plusieurs dizaines de kilomètres. Par habitude, il lisse les plumes du dos de Ti-Malice, vérifiant que l'oiseau ne s'est pas désartibulé. Bien entendu ce n'est pas le cas et le choucas trouve amusant de lui pincer les doigts. Réprimant un soupir, Leroy prend un instant pour apprécier la vu de la... roulotte où Aramis a décidé de vivre.

Bien, l'ouverture d'esprit est la plus grande preuve de sagesse, n'est-ce pas ? Autant en faire preuve dès maintenant, décide le sorcier, s'approchant d'un pas mesuré, s'appuyant sur sa canne pour se donner une contenance. Aramis est occupé à sculpter, une flûte de toute évidence, et Leroy aurait des scrupules à l'interrompre et briser sa concentration s'il était le genre de personne a avoir des scrupules.

« Bonjour, monsieur Reinhart. Vous semblez disposer de talents de sculpteur que j'ignorais. »

Ti-Malice laisse échapper un cri bref, comme pour appuyer les dire de son compagnon humain. Leroy a pris la peine de parler avec légèreté, douceur presque. Il aime maîtriser ses inflexions, diriger les conversations, laisser glisser des paroles feutrées dans l'abri de son office d'apothicaire. Malheureusement, c'est en pleine nature qu'il se trouve et ses intonations sonnent un peu creuses.


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MessageSujet : Re: Le chant des oiseaux ◮ LeroAmis Mer 1 Juil 2015 - 12:19


Leroy & Aramis

Le premier signe de l’ignorance, c’est de présumer que l’on sait.


Le temps est une relativité absolue. Selon le moment de la journée, les tâches auxquelles ont s'adonne ou la patience que l'on possède, il passe d'une façon différente. Tout à son attention sur l'instrument qui naît entre ses doigts experts, Aramis ne fait pas attention à ce qui se passe alentours. Lazlo fait un pas de côté en sentant les odeurs étrangères du sorcier et de son oiseau. Mais le gitan continue de siffloter une mélodie sans queue ni tête, qui n'a d'harmonie que ce qu'il lui offre. Des trilles dignes des rossignols, et les sons qui sortent de ses lèvres ont quelque chose d'étrangement animal. Il manque de se couper en doigt en entendant la voix de Leroy Daltirus. Il se redresse aussitôt, un peu gêné, mais souriant de toutes ses dents. D'un sourire idiot et franc, du genre à agacer ceux qui l'observent. Le regard noir vole jusqu'au volatile et brille de curiosité. Une souris apparaît sur son épaule et part rapidement pour disparaître dans une poche, de toute évidence effrayé par la vue du rapace immaculé.

— « Monsieur Daltirus. Ravi de vous voir. Je vous en prie.

Un geste invitant à prendre par à ce feu de camp. Tout pourrait paraître ridicule, mais Aramis en est fier. C'est sa façon de vivre, ses choix, sa manière d'être. Il va pour déposer l'instrument de musique, qui semble avorté, et pourtant par amusement, il en sort deux ou trois notes. Aussi pures que le vent lui-même. Il a toujours ce rire bas, étrange - aux accents de quelque chose d'inconnu.

— « Souhaitez-vous boire ou manger quelque chose ? Il y a du thé chaud dans la bouilloire, ou du vin. J'ai également préparé quelques spécialités. Des gâteaux au miel et aux épices. Si vous tenez à y goûter, je vous en prie, servez vous. Vous êtes ici chez vous.

Aramis ne doute pas que Leroy Daltirus doit avoir un autre genre de vie. Pourtant il offre tout cela sans jalousie ni dédain. Ce qui est à lui est à ses invités. Il se lève et va vérifier une dernière fois que ses marchandises commandées sont exactes, il remarque qu'il lui faudra redemander de la poudre de mandragore mais également de la cannelle et ce tabac puissant qu'il adore tant. Il retourne s'asseoir près des braises. Il continue de sourire. Il se sert une tasse de thé et le refroidit d'un sort. La chaleur de l'été arrive. Offre au camp des allures de lieu de vacances.

— « Je suis navré de vous accueillir dans un lieu qui doit vous être inopportun. Mais voici donc où j'habite.

De nouveau cette fierté. Comme si l'on pouvait en tirer d'une espèce de pauvreté étrange. De cette vie de hippie. Il repousse ses cheveux en arrière et observe alors l'oiseau blanc. Il tend l'oreille, se souvient de son cri, et l'imite soudain, dans une copie parfaite. L'oreille aux chants d'oiseaux. Aramis a toujours eu cette faculté bizarre de savoir imiter tout ce qu'il entend, et surtout les volatiles. Il sort de sa poche un peu de graines qu'il réservait à Lazlo et à Luludja, et les dépose sur le sol de terre battue. Au volatile pâle de voir si il désirera s'en nourrir.

— « Combien vous dois-je pour ma commande ?

Il ne souvient plus. Leroy lui a t-il envoyé un reçu ? De toute façon, il n'aurait su le déchiffrer. Il porte la main à sa ceinture, où teintent les pièces. Il sait au moins compter. Il sort l'argent, pièce par pièce, doucement. Jusqu'à atteindre le compte demandé par l'homme en face de lui.

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