Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

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: They turn out to be poison but still, I can’t help myself.

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You can't escape the ministry, fool.


When life gives you lemons try to find someone whose life has given them pie. [Pv. Lester]
MessageSujet : When life gives you lemons try to find someone whose life has given them pie. [Pv. Lester] Lun 16 Fév 2015 - 0:07

Should we try to smile together ?

We might deserve it.

Les dimanches après-midi revêtaient souvent une saveur particulière. Mélangeant calme et rêveries éveillées. Pourvu que l’esprit permette le répit ils étaient tout à fait agréables. Généralement solitaires, pour autant jamais ennuyeux. Rarement occupés par autre chose que des heures de lectures silencieuses et des bavardages à sens unique avec ses oiseaux, il y arrivait cependant l’envie soudaine et inexpliquée de faire quelque chose de ses mains. Changer quelques meubles de place en oubliant volontairement sa baguette, ajouter quelques plantes à la serre ou encore trier sa penderie. Rien qui n’ait vraiment d’importance mais qui parfois, sans logique, semblait pourtant indispensable. Et ce ne fut aujourd’hui qu’après avoir enfourné une tarte au citron qu’Arsinoé regagna le coin de lecture aménagé sous la fenêtre. Le résultat d’une soudaine envie d’odeur de sucré qui viendrait chatouiller les narines.
Occupée à sa relecture diffuse d’une pièce de théâtre, la sorcière leva sans mal le nez au tintement du four. Sous le regard étonné des deux perroquets perchés dans le salon Arsinoé se pressa dans la cuisine et ne tarda pas à afficher un sourire satisfait. Pour une tentative improvisée le résultat ne semblait pas catastrophique. Décent, même.
Dommage qu’elle n’ait aucune envie de la manger. Après avoir fixé le plat avec scepticisme elle envisagea donc de le faire glisser jusqu’à la poubelle. Mais elle hésita, trouvant au fond l’idée un peu idiote. Avoir pris le temps de mettre la main à la pâte pour la gaspiller ainsi, cela aurait été dommage. Alors faire signe à quelqu’un, peut-être ? Puisqu’aujourd’hui la vie d’une tarte était en jeu : pourquoi pas.

Elle aurait assez volontiers invité Hélène. Un sourire naquit mais s’effaça trop vite. Après tout le caractère fantasmagorique de son amie ne convenait pas à une réalité aussi terrestre qu’une part de gâteau. Satané mort qui rattrapait la convive idéale. Gabrielle était quant à elle on ne savait trop où, pendant que Cissy se trouvait très certainement trop occupée avec sa famille. James peut-être ? La mauvaise idée. En apprenant qu’elle avait cuisiné il n’aurait sans doute été tenté de passer uniquement pour lui rire gentiment au nez. Il fallut ainsi à la blonde une bonne minute pour dresser une liste mentale de ceux qu’elle était susceptible de tolérer chez elle –ils étaient pourtant peu-, et un à un les rayer. Finalement presque résolue à jeter le plat, Arsinoé se ravisa cependant en un sursaut. Un nom était subitement venu. Anterfield. Relativement sympathique en dépit de la certaine suspicion que sa fonction inspirait, sans doute aidé par une droiture d’esprit qu’Arsinoé admettait, Lester apparaissait comme un choix de dépit presque satisfaisant. Et puisqu’ils ne travaillaient pour ainsi dire pas ensemble il n’y avait rien de déplacé à lui proposer de passer. Ce fut donc sans vraiment songer au coup que prendrait son image d’imperturbable statue quand l’homme l’imaginerait avec un rouleau à pâtisserie à la main qu’Arsinoé attrapa une plume et griffonna quelques lignes. Elles ne respiraient pas l’enthousiasme, ces lignes, mais au demeurant allaient droit au but.
« Vous vous en moquez certainement, mais j’ai fait une tarte. Ce qui est un peu fâcheux dans la mesure où je n'en ai pas particulièrement envie. Si je pouvais la partager ça m’arrangerait donc. Alors si vous n’êtes pas allergique au citron et n’avez rien de mieux à faire, n’hésitez pas à passer.
Arsinoé Leigh.
(NB : mon adresse se trouve au dos) »
Elle glissa cette très courte lettre dans une enveloppe qu’elle tendit ensuite à sa chouette dépressive. Avec le sentiment d’effectuer un acte de sociabilité tout à son honneur la sorcière partit se changer rapidement. Troquer un pantalon sans vraie forme au profit d’une tenue peu habillée mais qui pour autant ne lui donnait pas l’air d’avoir sauté du lit. Lester ne viendrait sans doute pas, mais savait-on jamais. Il avait certainement bien mieux à faire ou plus amical à voir, mais juste au cas où. Septique, Arsinoé se promit cependant de lui accorder une heure. Largement le temps pour lui de recevoir la lettre et de se décider. Une petite heure avant qu’elle ne renonce à la drôle de perspective de passer l’après-midi autrement que seule.
- C’est amplement suffisant une heure, n’est-ce pas ?
Comme toujours les volatiles auxquels elle s’adressait ne répondirent pas quand bien même elle eut la sensation qu’ils acquiescèrent vivement. Satisfaite par l’imaginaire réponse, Arsinoé attrapa au hasard un livre de la bibliothèque et se cala avec un plaid sur les jambes, espérant au fond que la sonnerie finirait par retentir. Car après une semaine de faux-semblants ministériels, voir en dehors de tout espace public quelqu’un pour qui elle éprouvait autre chose qu’une totale indifférence ne lui aurait pas déplu. Mais pas de fausses illusions, il ne viendrait sans doute pas.


_________________
    Réalité impérieuse
    Toute relation humaine secrète commence par un effleurement magique ; par cette perception onirique qui ressemble au sentiment de réalité qu'on éprouve pendant un rêve. @ ALASKA.
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