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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

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Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime
MessageSujet : Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime Sam 23 Aoû 2014 - 0:02



Joan&Maximenightmare in silver

Enfin, Max ouvre les yeux. Recroquevillée dans son lit, plongée dans le noir, elle semble attendre quelque chose. Sûrement quelqu’un pour la rassurer, comme avant. Mais elle est seule. Kroshka dort tranquillement, couchée sur ses pieds, et le silence n’est brisé que par quelques voitures, dehors.

Ca faisait longtemps qu’elle avait pas fait de cauchemar, Max. La dernière fois, sa nourrice était venue la réconforter. Elle aime pas vivre seule, elle déteste ça, même. Un jour, elle se trouvera un colocataire. Mais un gentil colocataire, qui l’aimera bien, comme ça elle pourra aller le voir quand elle ira pas bien.

Pour l’heure, elle n’ose ni fermer les yeux, ni bouger. Elle a toujours la sensation de ne pas pouvoir fuir, de ne pas pouvoir se réveiller, d’être prise au piège. Son cœur bat vite, ses mains serrent la couverture trop chaude pour la saison et ses jambes, engourdies, restent immobiles contre son ventre.

Kroshka remue et elle entend le bruit d’une chute, lourde, sourde. A tâtons, Max cherche l’interrupteur, s’attendant à se faire sauter dessus à tout moment. La lumière revient et fait plisser les grands yeux de la jeune fille, qui scrute quand même la chambre aux cartons même pas défaits, parce-qu’au fond, elle espère encore qu’on lui proposera de vivre dans une maison, et pas toute seule. Elle aime pas ce désordre, pourtant, mais elle le laisse là.
Le désordre. Elle sait qui aller voir.
Prudemment, elle pose les pieds par terre et va chercher un short, qui disparaît presque totalement sous son t-shirt trop grand. Elle s’empare de sa baguette et de son chat, avant de se précipiter devant sa cheminée, où la poudre de cheminette l’attend.

Le chemin de traverse est franchement lugubre, la nuit. Max n’a pas pris la peine de regarder l’heure, mais il ne doit pas être loin de 3h du matin. Pieds nus, elle évolue dans la rue silencieusement, ses grands yeux écarquillés, à la recherche de la moindre ombre suspecte. Elle stresse, Max, vraiment. Pourtant, habituellement, c’est pas le genre de fille à avoir peur d’un rien –enfin si, mais elle le cache beaucoup mieux que ça. Là, elle a tellement peur qu’elle a envie de pleurer. Elle revoit une scène de son cauchemar, encore en encore, pendant qu’elle rase les murs à la recherche du bon numéro. Elle se dit que si quelqu’un venait la surprendre, elle en mourrait de peur.

Là. Elle y est. Vaguement soulagée, elle se précipite dans le hall et monte les escaliers quatre à quatre. Elle prie pour qu’il soit là, qu’il ne dorme pas, ou alors qu’il se réveille. Elle sait que s’il ne lui ouvre pas, elle dormira sur le palier, ou alors elle enfoncera la porte. Elle croit entendre des bruits en bas, et serre Kroshka à l’en étouffer.
Elle arrive devant l’appartement et frappe d’abord doucement sur le bout de bois, dernier obstacle avant d’être réellement en sécurité, selon elle. Elle finit par y tambouriner, comme si elle était réellement poursuivie par quelque chose et qu’elle était en danger de mort, et se laisse glisser petit à petit, l’air franchement désespérée. « Jo’… murmure-t-elle. Ouvres-moi, j’t’en prie ! »

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Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime
MessageSujet : Re: Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime Sam 23 Aoû 2014 - 0:47

nightmare in silver ▬ ft g. maxime reed

Quelle heure est-il ? Peu importe, il n'y a pas d'horloge chez Joan ; le tic tac incessant des aiguilles le dérangeait quand il se concentrait, et finissait par le détourner de ce qu'il était censé faire. Donc, il n'y avait pas d'horloge ici.
En relevant le nez de ces coutures, le jeune homme plissa les yeux sur le paysage endormi qu'il voyait par sa fenêtre. Il se massa les tempes, et soupira. Il devait bien être deux heures et demie. S'il n'allait pas se coucher maintenant, son réveil allait lui faire regretter.
Mais la chemise en cours de création sur la table, au milieu d'un mélange de feuilles gribouillées et de chutes de tissus, criait « termine moi, et va te coucher après ! »
Le brun avala une nouvelle gorgée de thé à la menthe – refroidi, maintenant – et s'étira, avant de retourner à la tache. Il était particulièrement fier de ce qu'il était en train d'achever, pour une fois.

Sursaut. Joan rattrapa, avec une dextérité étonnante pour quelqu'un qui dormait il y a à peine quelques secondes, sa tasse. Il la reposa sur le bureau, plus éloigné du bord. Pour lui, c'était définitif, il fallait aller se coucher. Le jeune couturier éteignit la lumière de la table, et repoussa le tabouret. Il jeta son regard clair vers le lit, disparu sous une pile de tissus encore dans leur emballage. Le rangement, ce n'était pas vraiment le fort du presque trentenaire, c'était certain. Il agita vaguement sa baguette en marmonnant un sort de rangement, qui, plutôt que de ranger, se contenta de déplacer le bordel d'un endroit à un autre, libérant la place pour dormir. C'était largement suffisant. Il sauta sur son lit, versant un peu de nourriture à poisson pour son fidèle Sushi, indélogeable du rebord de la fenêtre.
L'ex serdaigle passa une main dans ses cheveux et bailla légèrement. Il allait enlever son tee-shirt quand on frappa à la porte. Arrêt, haussements de sourcils. Qui pouvait-bien lui rendre visite à cette heure de la nuit ? Il avait bien ces idées , mais la manière la plus simple de la savoir, c'était de répondre à ce tambourinement.

Joan ouvrit la porte, pour découvrir Maxime. Petite Maxime, du haut de ces dix-sept ans, celle qui l'envoyait plus souvent bouler qu'autre chose. Il n'y avait sans doute pas cinq milles raisons pour qu'elle se pointe à sa porte si tard, et Joan eut le réflexe de mettre de l'eau à chauffer, pour un thé – le thé, la solution à tout.

«Max ? Qu'est-ce qu'il y a ? Entre.»

Sans attendre une réponse, il fit rentrer l'adolescente chez lui, l'asseyant sur son lit. Tout en préparant le thé, il gardait un œil sur le chat – celui-ci n'avait pas intérêt à quitter les bras de Maxime et mettre des poils partout. Ou manger Sushi.
L'ex serdaigle déposa une tasse brûlante de thé à la menthe dans les mains de la jeune fille. Il s'assit à même le sol, face à elle.

« Qu'est-ce qui t'arrive, ma grande ? »

Joan lui adressa un petit sourire compatissant et un regard l'incitant à parler, prêt à l'écouter. Les yeux rougis, de fatigue sûrement, et sûrement d'autre chose, l'air toute petite dans son tee-shirt de pyjama, elle n'en menait visiblement pas large, et elle avait eut raison de débarquer aussi. Il en oublia totalement sa propre fatigue : Maxime, son amie, c'était plus important.

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Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime
MessageSujet : Re: Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime Sam 23 Aoû 2014 - 12:14



Joan&Maximenightmare in silver

La porte s’ouvre et la pression redescend. C’est un Joan encore tout habillé qui fait entrer la Serdaigle encore fébrile, sans manquer de s’inquiéter pour elle. Mais elle ne dira rien tant que la porte ne sera pas fermée –on pourrait les écouter, après tout.
Le couturier l’aide à se frayer un chemin jusqu’au lit et met de l’eau à chauffer pendant qu’elle retrouve un peu ses esprits. Ca y est, elle se sent bête. Maintenant qu’elle est hors de danger et que son angoisse l’a quittée –quoiqu’elle continue de jeter quelques coups d’œil anxieux à la porte-, elle se rend compte qu’elle l’a peut-être –sûrement- dérangé alors qu’elle n’avait aucune raison. Elle se sent capricieuse et se rend compte qu’elle n’est pas aussi autonome que ce qu’elle voudrait bien faire croire aux gens. Et ça l’agace.
Joan pose une tasse de thé dans les mains de la russe et s’assoit à ses pieds, à même le sol. Elle aime pas le thé, Max. Sa mère, en bonne anglaise, la forçait à en boire tous les jours à 17h. Alors maintenant, quand ses quelques amis l’invitent à boire un thé, elle préfère prendre un bon chocolat chaud.
Et pourtant, l’odeur du thé, ça la calme un peu. Elle a l’impression d’être à l’Ambassade avec sa nourrice, plutôt qu’avec Joan dans son appartement désordonné. Elle retrouve un peu de ses repères dans la tasse qui lui brûle les mains. Pour un peu, elle se mettrait à parler russe.
« Qu'est-ce qui t'arrive, ma grande ? »  Max ne relève pas. Pourtant, elle se sent insultée. ‘Ma grande’, a-t-il dit. Alors oui, ils ont une douzaine d’années d’écart ; mais tout de même. En y réfléchissant un peu, elle se rend compte qu’elle n’a jamais tenu compte de cette différence d’âge. Elle s’énerve contre lui comme contre les autres –peut-être un peu moins violemment. C’est vrai que, quand elle n’hésite pas à menacer, et même à frapper les gens, elle n’a jamais agressé Joan que verbalement. Elle ne sait même pas vraiment pourquoi.
Max balaie la pièce du regard. Elle n’a toujours pas ouvert la bouche depuis qu’elle est arrivée. Elle s’attarde sur la chemise qui repose sur ce qui s’apparente à un bureau, presque terminée. Elle sourit légèrement, étonnamment sereine, tout à coup. Elle qui déteste le désordre, elle se sent en sécurité dans celui de Joan. Mais elle sait aussi que si Joan n’était pas là, avec elle, au milieu de tout ce bordel, elle serait beaucoup plus stressée.
Elle baisse les yeux sur son ami qui n’a pas bougé. Elle ne sait pas trop depuis combien de temps il attend une réponse. Alors elle se racle la gorge et plonge son regard dans la tasse, qu’elle n’a pas lâché. « J’ai… commence-t-elle, d’une voix plus hésitante qu’elle ne le voudrait. J’ai simplement fait… » Elle grimace. Elle se sent honteuse, maintenant. Un cauchemar. Elle est venue pour un mauvais rêve. Elle ne se souvient même plus de tout ce qu’il s’est passé, dans ce rêve. Mais elle ne peut pas se lever et partir comme elle le fait souvent avec les gens qui l’ennuient. D’abord, parce-que Joan ne l’ennuie pas. Ensuite, parce-qu’elle n’oserait même plus aller le voir dans sa boutique. Elle s’en voudrait de l’avoir dérangé pour rien. Quoiqu’on puisse croire, elle a une conscience, Max.
Elle relève la tête pour regarder le couturier à nouveau. Les petits bruits qui brisent le silence, les petits craquements, le vent qui souffle un peu fort, les bruits de pas dans la rue, au milieu de la nuit, ça réveille un peu son angoisse. Kroshka, dans ses bras, remue tout doucement, sûrement lassé d’être serré comme ça. « J’ai fait un cauchemar, dit-elle d’une traite. Désolée de t’avoir dérangé pour ça. » Voilà, elle l’a dit. Et maintenant, elle ne sait pas de quoi elle a plus honte : la raison de sa venue, ou le fait de s’être excusée ?

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Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime
MessageSujet : Re: Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime Sam 23 Aoû 2014 - 19:27

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Les minutes passèrent silencieusement, lentement, mais Joan savait que trop bien qu'il valait mieux attendre plutôt que de forcer Max à parler. Alors il écoutait chaque petit bruit, se rendant compte qu'ils étaient nombreux, même à trois heures du matin. La respiration de Maxime et de Kroshka, la sienne, le bois qui craque, la bouilloire qui refroidit, le vent dehors, le bruit de l'aquarium… Il se contenta de boire son propre thé – le silence, lui, ne le dérangeait pas.
La voix de Max rompit le silence, hésitante, bien loin de la voix habituelle de Maxime, et une once d’inquiétude envahi Joan. Qu'est-ce qui peut bien rendre la serdaigle, d'origine plutôt sûre d'elle, aussi vulnérable ? Il haussa un sourcil,sans la brusquer.

« Prends ton temps, t'inquiète pas. »

Il croisait maintenant les jambes, en tailleur. Le brun la couvait presque du regard, petite chose qui jetait des regards inquiets à la porte, comme si elle avait peur de ce qui pouvait se cacher derrière. Impossible de ne pas vouloir la rassurer. Joan remit distraitement une mèche de cheveux de l'adolescente en place, qui tombait sur son visage. Kroshka sembla lui jeter un regard presque désapprobateur – ou alors, c'était un appel au secours pour être libérée des bras de Max– mais il l'ignora.

« Ne t'excuses pas, tu as eu raison de venir ! Et tu ne me déranges pas. Je ne dormais pas, de toute façon. »

C'était presque exceptionnel qu'il dorme à des heures cohérentes, en fait, alors elle n'avait pas à s’inquiéter de débarquer à des heures pareils. De plus, le styliste se félicita de ne pas dormir normalement : sinon, Maxime aurait sûrement attendu devant sa porte, et s'il avait su ça, Joan s'en serait voulu.

« Tu veux en parler, peut-être ? »

Joan pouvait tout à fait comprendre si elle n'avait pas envie de ressasser les mauvais rêves, mais certains préféraient en parler.
Il fixa la tasse de thé intacte, dans les mains de Max, et cela fit tilt dans son esprit. Elle n'aimait pas le thé. Il aurait dû y penser – tout le monde n'était pas aussi anglais que lui. Le jeune homme décroisa les jambes et se releva.

« Tu préférais peut-être autre chose que du thé ? Désolé, j'ai pas pensé à te demander...  »

Et le voilà parti vers la petite cuisine de l'appartement-studio qu'il occupait, fouillant les placards (aussi ordonnés que le reste de sa maison, d'ailleurs) , cherchant de quoi faire une autre boisson à Maxime.

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Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime
MessageSujet : Re: Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime Mar 27 Jan 2015 - 22:18



Joan&Maximenightmare in silver

Qu'il est gentil, Joan. Et qu'il est patient ! Il ne dit rien, il attend, il écoute. Et quand il ouvre la bouche, c'est pour encourager la Serdaigle, pour la rassurer. Max fixe désormais le couturier sans aucune gêne. Elle devrait peut-être se sentir gênée, pourtant. Gala le serait, ça, elle en est persuadée. Mais à la place de Joan, comme est-ce qu'elle réagirait ?
En fait, elle en sait rien. C'est qu'elle a pas beaucoup d'amis, Maxime. Ce qu'elle sait, c'est que si le Saddler se pointait chez elle aussi tard, il aurait besoin d'une bonne excuse. A moins que son appartement aie brûlé, il...
Ô ingrate adolescente. En regardant le couturier se lever, elle a une grimace. Il va la mettre dehors ? Il a finalement décidé qu'être gentil, c'était pas bien ? Parce-qu'à force de réfléchir, elle n'a pas écouté ce que lui disait Joan. « Tu préférais peut-être autre chose que du thé ? Désolé, j'ai pas pensé à te demander... » Oh, ce n'est que ça.
En fait, s'il se pointait chez elle à trois heures du matin, un jour, elle l'accueilleraient avec plaisir -mais en faisant un peu la gueule quand même. Peu importe la raison.
Mais juste parce-qu'il lui faut un colocataire.

Max pose son chat, et le regarde aller se terrer dans un coin de la pièce. Il n'a pas l'air rassuré, le pauvre. Comme elle, il est maniaque ; mais lui, il ne fait pas d'exception pour le bordel de Joan.
La russe se relève aussi et suit le couturier jusque dans la cuisine. Elle n'est pas sûre qu'il l'aie entendue -c'est qu'elle est discrète, sans Kroshka pour gronder dans ses bras. Elle tient toujours sa tasse, un peu refroidie maintenant, et s'appuie contre un mur. Jo' fouille dans ses placards pour trouver autre chose, pour faire plaisir à Maxime. Du chocolat, s'il te plaît, du chocolat... Non. Le thé, c'est très bien. Surtout le thé à la menthe. Elle revoit Gala lever le petit doigt et se faire toute petite alors que sa mère reçoit un de ces hommes politiques importants -elle ne sait plus lequel. Alors Max a un demi-sourire et elle l'imite, elle s'imite, et elle prend une gorgée de thé.
Eurk. Le thé froid, c'est pas terrible.
La bleu et bronze toussote un peu. Ça lui ressemble pas vraiment, tout ça. Gala empiète sur Maxime, sans même qu'elle s'en rende compte. En regardant le brun, elle se demande s'il a déjà vu Gala. Elle sait qu'elle est particulièrement horrible avec lui -mais c'est pas vraiment sa faute s'il est aussi gentil, s'il se laisse marcher sur les pieds, hein ?
Max penche un peu la tête. Elle a été repérée, maintenant. A moins qu'il soit sourd. « Euh... T'embête pas. Le thé c'est très bien. Et puis, il est bon, le tien. » Elle a l'ombre d'un sourire en se redressant. Peut-être que c'est trop tard, qu'il a déjà mis le chocolat en poudre dans le lait. Elle sait même pas ce qu'elle préfèrerait. Thé froid ou chocolat chaud ? Quel choix difficile. Vraiment. « Mais si t'as déjà préparé un truc... Elle s'interrompt. Thé froid ou chocolat chaud ? Non, oublie. Par contre, si tu veux bien me le réchauffer... » Elle tend sa tasse. Ce sera donc thé chaud.
Qu'il est gentil Joan. Et qu'il est patient. Pourtant, Max n'a jamais rien fait pour lui. D'aussi loin qu'elle se souvienne, il a toujours subi ses crises, accepté ses insultes, écouté ses coups de gueule, et sans broncher. Et elle, rien. Elle ne s'est même jamais intéressée à lui. Elle connait son nom, son âge -et encore, elle n'en est pas sûre-, son métier. Elle a une nouvelle grimace, et les joues de Gala rosissent un peu, de honte.
Lorsqu'elle reprend la parole, sa voix a changé, et son ton, et son regard aussi. Pas beaucoup, bien sûr -elle doit être la seule à le remarquer, parce qu'elle fait de gros efforts, pour ça. Mais son sourire s'adoucit, et Maxime laisse Gala parler. « Et toi, Joan... Tu fais des cauchemars, des fois ? » Maxime ricanne, à l'intérieur, mais Gala se retient. Ce n'est pas terrible, non, mais depuis un an et demi qu'elle n'a plus eu à être gentille, elle a perdu l'habitude. Et elle ne reviendra pas, pense Max.

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Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime
MessageSujet : Re: Nightmare in silver ▬ Joan&Maxime Ven 30 Jan 2015 - 20:13

nightmare in silver
G. MAXIME REED & JOAN SADDLER
Du chocolat. Un sourire perça sur le visage de Joan alors que Maxime pensait à voix haute. Il était quasiment certain que celle-ci n'oserait pas demander autre chose – par politesse ou autre, qu'en savait-il – d'ailleurs, elle en buvait une gorgée avant de toussoter. Le presque-trentenaire ne pu pas s'empêcher de la trouver touchante, à vouloir jouer aux grandes comme beaucoup d'adolescentes.

« Non, non !  » fit-il, attrapant la tasse de Maxime, et la posant sur le plan de travail. Son regard bleu accrocha celui de la jeune fille. « Ne te force pas. Je te te fais un chocolat sans soucis, ça ne me dérange pas. »

Alors il s’attela à lui préparer un chocolat, versant le cacao en poudre, le lait, avant de faire chauffer le tout. Le thé, c'est lui qui le boira, il n'allait pas forcer la jeune fille à boire quelque chose qu'elle n'aimait pas. Il lui tendit la tasse et fit réchauffer le thé, s'appuyant contre le plan de la cuisine. Joan voyait bien que la jeune fille était troublée, elle grimaçait et ses joues rougissaient. Il attendit patiemment qu'elle parle, trempant ses lèvres dans le thé maintenant chaud.

S'il faisait des cauchemars ! Qui ne faisait pas de cauchemars ? Il devait bien exister une ou deux personnes qui ne faisaient pas de cauchemars dans ce monde, et par les sous-vêtements de Merlin, ces gens là étaient bien chanceux. Ils ne devaient pas connaître l'angoisse d'être coincé dans un rêve des plus désagréables et qui paraît affreusement vrai, la peur qui tétanise et glace le sang, puis le réveil, les palpitations, la peur encore là, sinueuse et vile, et encore après, l’appréhension de se rendormir : et si le cauchemar reprenait ? Bien sûr, Joan connaît ça, Joan faisait des cauchemars des fois. C'était pour ça qu'il bossait par fois en plein milieu de la nuit à des heures anormales. Il avala une nouvelle gorgée de thé.

« Bien sûr. Ça arrive à tout le monde. Les miens sont tellement effrayants que je reste parfois réveillé pendant trois jours. »

Le brun lâcha un rire. Il ne restait pas réveillé pendant trois jours, non, il exagérait pour alléger la situation. Mais il lui arrivait de faire des cauchemars plus ou moins ridicules, sur sa mère ou parfois sur des choses totalement délirantes qui, à l'instant où il les faisaient, lui semblaient particulièrement effrayantes...
Le couturier haussa un sourcil, entendant vaguement Maxime marmonner. Il lui sembla entendre « ne reviendra pas ». Alors, il croisa les bras, pris des airs de grand-frère, involontairement. Parce que c'est un peu ce qu'il était pour Max, un grand frère.

« Qui ne reviendra pas ? Pardon, tu penses à voix haute et je suis curieux.  »

Joan détailla la jeune fille, avec un regard doux. Il ne voulait pas la forcer à parler, d'accord, mais elle en avait sûrement besoin. Il essayait de doucement l'inciter à s'exprimer, parce qu'il était patient, qu'il voulait la mettre en confiance, lui dire de manière indirecte qu'ici, elle pouvait s'exprimer comme elle le voulait, Maxime.

« Tu n'es pas obligée d'en parler si tu ne veux pas. » rajouta-t-il en plus de ses excuses.
electric bird.

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