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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Lun 28 Juil 2014 - 17:08

Broomsticks and Golden Snitch ?

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« Rappelle-moi pourquoi je suis venue ? » geignit Hazel en suivant une Tess surexcitée – en tout cas beaucoup plus qu'à l'accoutumée -, se faisant bousculer de part et d'autre dans la foule agitée et colorée. Cette conférence magique sur le Quidditch promettait d'être fameusement ennuyeuse pour elle. Elle ne savait plus exactement depuis combien de temps sa Poufsouffle d'amie lui en parlait, et encore moins depuis combien de jours Tess lui avait demandé de l'accompagner, prétextant que c'était un bon moyen pour elle de voir le Quidditch sous un autre angle que celui de sport naze où elle passait la moitié de son temps couverte de boue. Et à force de la travailler au corps, la sixième année avait accepté de bonne grâce.

Elle y était allée uniquement dans le but naïf de lui faire plaisir. Mais plus le temps passait, plus Hazel réalisait qu'elle n'avait aucune envie d'être ici. La salle était pleine à craquer de fans inconditionnels et de professionnels du milieu, voire parfois de quelques personnalités sportives dont la brunette ignorait jusqu'à leur nom. La plupart des gens parlaient de choses qui lui échappaient totalement et quand elle voulait gentiment discuter avec un voisin dans la file d'attente, celui-ci s'emballait presque aussitôt, la bombardant de questions telles que « quelle est votre équipe préférée », « que pensez-vous du dernier Nimbus ? » ou « vous avez vu le dernier match des Farfadets ? Il était INCROYABLE ! ». Ce à quoi la jeune anglaise ne savait répondre qu'un long et gênant « Euuuuuh. » avant de filer presto pour se cacher derrière la silhouette de Tess. Encore que le mot se cacher ne correspondait pas tout à fait aux objectifs de la Gryffondor ; preuves en étaient son pull large à gros motifs floraux orange, son jean clair troué de toute part et ses baskets rouge fluo – une tenue un peu trop moldue pour certains fanatiques de Quidditch, qui avaient eux ramené l'intégralité de leur équipement et portaient parfois fièrement drapeaux, étendards ou chapeaux animés à l'effigie des équipes qu'ils supportaient -.

Alors que Tessie se chargeait d'acheter leurs places à la vendeuse dans la queue, la rouge et or fut attirée par une irrésistible odeur de sucre et de caramel. Son regard fut attiré comme un aimant par le stand de douceurs installé à quelques mètres de là, et où Merlin merci encore peu de gens attendaient pour y acheter quelque chose. Faisant signe à son amie qu'elle allait leur chercher de quoi se nourrir, Hazel s'empressa de récupérer son ticket et se rendit acheter du pop-corn tout chaud, un sourire aux lèvres. A défaut de s'amuser, elle pourrait au moins soulager son estomac d'ogre, se rassura la jeune fille lorsque quelques minutes plus tard elle troquait ses mornilles contre l'encas.

Les mains chargés du paquet cartonné rempli à ras bord, Hazel avait néanmoins oublié que le Quidditch était un sport qui rassemblait beaucoup de sorciers d'ici et d'ailleurs. Et que par conséquent, du monde affluait de partout. Le mouvement était tel qu'on manquait de se prendre un coude dans le ventre toutes les six secondes. Et bien qu'elle se dirigeait avec confiance vers le guichet des billets, la jeune fille fut bousculée et une pluie de pop-corn déferla autour d'elle, le paquet sautant de ses mains pour se renverser par terre. « LE POP-CORN ! » s'écria t-elle d'un ton quasiment dramatique, s'attirant par la même occasion l'attention curieuse d'une dizaine de badauds. La petite brune se pencha aussitôt pour tenter de ramasser ce qu'elle pouvait du maïs éclaté, en vain ; les quelques poignées de sucreries qu'elle récupéra lui parurent déjà pleines de poussière. Elle soupira de désespoir, et pleurant en son for intérieur à genoux par terre la perte de son délicieux butin, son regard se releva directement vers la personne avec laquelle elle était probablement entrée en collision, et donc le responsable de tout ceci. Elle était prête à lâcher la furie qui sommeillait en elle, mais lorsqu'elle vit de qui il s'agissait, une douche froide s'abattit sur Hazel. Blueberry. Quelques secondes passèrent, et elle déglutit, trouvant finalement un semblant d'accroche pour reprendre contenance. A sa voix, l'on sentait clairement qu'elle aurait sûrement préféré croiser n'importe quel autre enseignant de Poudlard. « … Ha, c'est vous professeur … Enfin je veux dire, Monsieur Blueberry … Qu'est-ce que vous faites ici ? » La brunette se releva, époussetant ses genoux et ses mains pleines de sucre. Question extrêmement pertinente, songea t-elle en se giflant mentalement. Que pouvait donc bien faire ton prof' de vol à une conférence sur le Quidditch, Nutsie ? Espèce de triple andouille. Se rendant alors compte qu'elle était maintenant plongée dans la foule et qu'elle venait de perdre Tess, la jeune fille sembla s'inquiéter et fronça les sourcils, regardant tout autour d'elle. « Vous n'auriez pas vu Tessie ? » Vite vite vite. Décamper pronto avant qu'il ne commence à se demander si miss Risenfield ne s'était pas trompée d'endroit ou si elle se moquait de lui en cours et cachait une passion secrète pour le vol sur balai ...


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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Lun 28 Juil 2014 - 17:39

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Vacuité d'un été loin de Poudlard. Mes journées se passaient calmement, vacant à mes occupations tournées autour de mes cours, du quidditch et de mes autres occupations. Immobilité programmée au milieu d'une foule qui se disperse comme de la poussière d'étoile. Attroupement d'hommes et de femmes partageant une chose avec moi, un point commun qui nous liait d'une façon étrange et désordonnée. Le sport préféré des sorciers. Le vol sur balai. Ma paume de main effleura le devant de mon pourpoint de cuir, par-dessus ma chemise à longues manches d'un jaune doré. Froncement de sourcil, interruption du temps l'instant où mon regard balaie la foule. Je reconnais ici et là des visages connus ; connaissances, amitiés naissantes, célébrités précaires d'une notoriété éphémère. Je salue, de hochements de tête courtois et graciles. Parfois même, un demi-sourire apparaît, aussitôt effacé par pression d'un cycle humain. Mes pas se mettent en branle ; je dépasse la foule d'une demi-tête. Suffisant pour y avancer sans trop de mal.

L'odeur des mets sucrés offerts pendant la conférence me font plisser le nez. Aversion pour ces choses doucereuses. Mes doigts s'engourdissent dans un geste presque tendre autour de mon ticket, chiffonné dans la poche de mon pantalon de cuir élastique. A dire vrai, je ressemble à ce que je suis - le professeur de vol de Poudlard. Mon pourpoint est celui d'un joueur de Quidditch, et mes bottes montantes, semblables à celles de cavaliers, rendent une impression de finesse nerveuse. Je me sens agité ; j'ai longtemps attendu cet instant, ce colloque. Expectative impatiente mâtinée d'excitation. Instant imminent où mes émotions traversent le voile d'un cerveau fébrile. La cacophonie ondoie autour de moi, comme des rubans de paroles dont je capte parfois des mots, comme une poésie mal accordée, une musique d'un temps ancien et trop ancestrale, trop sauvage. Je traverse la masse humaine comme un aigle perce le ciel, grand et majestueux, mon air inaccessible faisant se fendre la cohue. Remuement d'épaules, mouvements de jambes, méandres d'ondulations corporelles, danse silencieuse dans un vacarme perpétuel.

Secousse. Heurt. Mon corps bute sur quelque chose. Sur quelqu'un. Mes prunelles sombres descendent les graduations visuelles pour considérer l'être familier qui vient de pousser un cri dramatique. Je sens mon sang ne faire qu'un tour - car la jeune femme, occupée à tenter de ramasser les grains de ses sucreries, est une de mes élèves. Cette frimousse ronde et joviale, ce timbre de voix si mielleux et gentil qu'il m'agace dès qu'elle respire ; impossible de se fourvoyer. Face à moi vient de se courber Hazel Risenfield. Traits impassibles. Nul sourire ne vient éclore sur mes lèvres. Juste mon regard, acéré comme celui d'un aigle, qui la toise calmement. Sa question fait remuer quelque chose en moi - je crois que c'est de l'exaspération. Elle semble prendre en compte l'idiotie de sa question et se dépêche de poser une autre interrogation. De toute évidence, elle est venue avec son amie de Poufsouffle, et désire s'éloigner de moi. Mais un sentiment s'élève en moi. J'ai une pensée fugitive qui court sous mon crâne, et en cillant doucement vers elle, j'élève ma voix, élocution grave et sèche, plus aride que je ne l'aurai voulu : « Bonjour mademoiselle Risenfield. Non, je n'ai pas vu votre amie, Miss Jackson Powell.  »

Silence précaire, rapidement brisé par des mots durs et brutaux, dont j'ai l'habitude. Même mes mutismes sont violents, d'une animosité abreuvée par ma force de caractère. « Je suppose que Miss Jackson Powell vous a traîné là. Sans nul doute, vous n'êtes pas à votre place à cette conférence. » Je ne me rend pas compte. Comme un enfant qui peut blesser sans y faire attention. Mais, peut-être instinctivement, je répare les farouches paroles qui viennent de sortir de mes lèvres comme autant de billes de plomb échappées dans l'air entre nous deux. « C'est une bonne chose néanmoins que vous soyez ici. Peut-être qu'à force de vous bourrer le crâne de Quidditch réussirez-vous à monter sur un balai. C'est votre peur du vide qui vous contrôle. Quand vous aurez l'ascendance sur elle, rien ne vous arrêtera, et surtout pas un simple balai. » Encouragements. Les jeunes en ont besoin - surtout elle, dans un sens. Alors, je m'efforce d'aligner mes principes et mes attentes à son caractère. Je ne suis pas professeur pour rien - je me dois d'être un minimum pédagogue. Sinon, autant aller vendre des tomates au marché. Et, même si je ne le lui avouerai jamais, j'apprécie le fait qu'elle continue d'essayer. Même si c'est moi qui doit l'y pousser et qu'elle n'y prend de toute évidence aucun plaisir. Mais je suis fasciné par sa capacité à aller outre ses émotions par simple obéissance. Peut-être devrais-je être plus doux avec elle. Aptitude inconnue chez moi. Douceur. Science inexacte de la délicatesse. Je ne suis qu'acier et bois, dur et impitoyable. Je ne sais être que ça.


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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Lun 28 Juil 2014 - 23:13

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Elle avait gâché une partie de son après-midi, son argent et son pop-corn pour une conférence qui l'ennuyait d'avance. Et en plus, pour couronner le tout, Hazel se retrouvait à faire la discussion avec le froid polaire incarné, soit leur professeur de vol. A défaut d'être enjoué ou étonné, il ne manqua pas de faire remarquer qu'elle n'avait aucune raison logique d'être présente de son plein gré. « Elle ne m'a pas du tout traîné ! Je viens pour lui faire plaisir. » corrigea avec un sérieux presque hilarant la petite brune. Ce qui était radicalement différent, n'est-ce pas ? Parce qu'il était hors de question qu'Hazel avoue que oui, en effet, elle avait cédé par gentillesse et que si elle s'était écoutée, elle serait déjà partie pour aller acheter des chaussures vernies et des robes à pois.

« Ben, je … Oui sans doute. » Ce fut tout ce qu'elle trouva à bégayer nerveusement par la suite, un peu sonnée par la remarque tranchante d'Oswald. Mais tout de même, monsieur Blueberry ne manquait pas d'air. Lui dire comme ça sans délicatesse quelconque qu'elle faisait tâche dans le décor ! Ce n'était cela dit pas surprenant de la part du professeur de vol : il ne lui avait jamais de faveur ou de cadeau particulier. Aucun élève n'en méritait de sa part, du moins pas tant que celui-ci avait frôlé la perfection tout en demeurant humble et posé. Tout autant de critères que trop peu d'élèves peinaient à respecter pour obtenir les bonnes grâce de ce tyran adepte du Quidditch. Il était déjà bien assez fou à son goût pour aller prendre des risques pareils tous les jours en volant sur un bout de bois instable soi-disant « sans risques et parfaitement maîtrisable » … Tu parles, autant essayer de faire du saut d'obstacle avec un taureau !

Et encore un qui pensait que voir le Quidditch d'un point de vue plus théorique et explicatif allait la rassurer. Tess et Blueberry auraient du fonder un club de soutien en son honneur, songea la rouge et or avec amusement. Elle secoua la tête de droite à gauche, une moue sceptique sur le visage. « Je suis pas aussi sûre que vous à ce sujet. » Elle avait lu déjà tellement d'horreurs au sujet de tous ces accidents qui arrivaient dans les airs, et entendu assez de rumeurs urbaines sur les tragédies qui avaient pu se produire dans ce domaine du sport magique qu'Hazel était rebutée pour au moins une décennie. Si elle continuait à aller en cours de vol, c'était uniquement parce qu'elle n'avait pas une moyenne irréprochable dans les autres matières et que ses parents n'auraient jamais accepté un tel relâchement. Et aussi un peu parce qu'elle était poussée par son propre orgueil de ne pas abandonner tant qu'elle n'avait pas tout tenté. « Je me contrôle très bien toute seule ! » s'exclama t-elle, l'air soudain piquée au vif. L'anglaise n'avait même pas envie d'entendre son professeur lui pondre une théorie comme quoi elle était guidée par une crainte irrationnelle. C'était tout sauf ça pour elle.

Elle tenta de s'expliquer, peinant cependant à trouver un argumentaire convaincant. « C'est … C'est juste une phobie comme une autre, certains ont peur des araignées ou des serpents ou des petits espaces confinés, eh bien moi c'est le vide et puis de toute façon ça ne se soigne pas les phobies. Tout le monde a peur de quelque chose. Même vous professeur ! » conclua t-elle avec ce qu'elle espérait être de la sagesse. En tout cas, Hazel n'était pas d'accord avec la théorie de guérir le mal par le mal. Encore aurait-il fallu que son interlocuteur le comprenne ...

Tess n'apparaissait toujours pas dans son champ de vision ; la petite cachottière avait du disparaître dans l'amphithéâtre pour s'y installer en pensant qu'Hazel la rejoindrait. Elle ne pouvait pas s'esquiver, ce n'était pas poli et puis elle et le professeur allaient se rendre au même endroit dans tous les cas. Au loin, un homme d'une vingtaine d'années, qui semblait gérer l'organisation de l'événement, héla les personnes encore présentes dans le grand vestibule du bâtiment d'accueil par un sort d'amplification de voix. « La conférence va commencer, merci de rapidement entrer dans la salle pour vous y installer ! » Un nouveau mouvement de foule entraîna les retardataires vers les grandes portes de bois, bien qu'à vue de nez Hazel n'avait pas l'air tout à fait décidée à aller à l'échafaud – façon de parler, évidemment -. « J'ai même pas pu racheter de pop-corn. » soupira t-elle tout simplement à sa propre attention, jetant un coup d'oeil envieux au stand de nourriture en oubliant fugitivement la présence du trentenaire en face d'elle. La future sixième année finit par abandonner temporairement les recherches visuelles de sa meilleure amie. Elle allait bien la retrouver à l'intérieur, quitte à crier son prénom et à agiter ses bras en l'air jusqu'à ce qu'elle la repère. « Vous êtes venu tout seul, vous ? » demanda t-elle distraitement, sans trop penser à ce que sa curiosité mal placée pouvait provoquer comme gêne chez autrui, et surtout chez quelqu'un comme Oswald Blueberry.


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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Mar 19 Aoû 2014 - 12:36

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Je me permis de hausser un sourcil face à sa défense maigre, sans laisser cependant le maigre sourire que je sentais poindre sortir de ma carapace. Allons bon, elle ne pouvait décemment pas me faire croire qu'elle était venue ici pour le plaisir d'entendre pendant des heures parler de balais et de stratégie. Hazel semblait mal à l'aise, et je dois avouer que ce malaise était quelque chose que je cultivais chez mes élèves - plus ils étaient embarrassés, plus ils me craignaient. Lawrence et moi, en secret, riions de ces élèves si craintifs face à notre pouvoir de professeur. Oh, nous n'en abusions pas, nous savions quand nous arrêter, mais nous avions bien des points communs sur notre vision de l'enseignement - quelque chose de tranchant et d'incisif. Pour que ça fasse mal, un peu, jusqu'à ce que ça rentre. C'était d'autant plus exact pour le quidditch que j'enseignais.

Sa façon d'être, à cette gamine, était amusante de mon point de vue. Agaçant aussi - en fait, elle faisait naître en moi une espèce de divertissement qui se soldait la plupart du temps par un mal de crâne carabiné et un énervement que je me devais de retenir. Trop fleur bleue, trop fragile, voilà ce qu'était Hazel, alors qu'elle tentait de montrer les dents pour faire croire qu'elle était forte. Au moins, c'était mieux que d'abandonner. J'écoutais son explication, silencieux, l'air d'un oiseau de proie, mon regard plissé posé sur elle. J'avais rarement un visage avenant, et je souriais rarement - les rares fois où j'avais essayé, j'avais eu l'air si louche que mes élèves s'étaient enfuis en courant, à dire vrai. Sa dernière répartie me fit tiquer, et je haussais de nouveau le sourcil, avant de répondre d'une voix grave « Bien entendu, mademoiselle Risenfield, la peur est humaine. Néanmoins, en tant qu'humain, nous devons affronter nos frayeurs les plus terribles. Les phobies n'auront de cesse d'exister tant que nous ne les combattrons pas. A présent que je sais cela, comptez sur moi pour vous faire travailler dix fois plus dur.  »

Je retins une étincelle d'amusement dans mon regard ; je suppose qu'elle ne s'était pas attendue à ce que j'embraye sur une telle solution. Mais je ne faisais pas ça par plaisir, pour la torturer - j'étais convaincue que si elle montait sur un balai assez souvent, avec assez de volonté, elle pourrait parfaitement s'y tenir et devenir douée. Elle devait juste s'enlever de la tête que le vide était un danger. J'étais resté pensif, le regard dans le vide, à réfléchir sur maintes manières de convaincre mon élève, quand une voix s'éleva. La conférence ! Tout à ma discussion, j'avais oublié la raison de ma venue ici. Mes narines s'évasèrent, et un large sourire flotta sur mon visage - l'excitation me gagnait de nouveau, comme un enfant. Jusqu'à ce que je réalise que Hazel était toujours là. Le sourire disparut tout aussi vite, et je soupirais d'agacement devant sa plainte. Je lui fis signe de rester là, et en quelques pas, je commandais un nouveau sac de pop corn. L'odeur sucrée m'écoeurait - je n'avais jamais aimé tout ce qui était mielleux et suave, que ce soit à manger ou en personne face à moi. Alors que je lui tendais le sac de sucrerie, sa question me laissa perplexe. Allons-bon, que voulait-elle dire par là ? Je fronçais les sourcils, et marmonnais pour réponse « Prenez-cela, et faites attention où vous marchez. »


J'avais éludé sa dernière question. Oui, j'étais effectivement venu seul, et elle pourrait s'en rendre compte rapidement. Je n'en étais guère honteux - j'aimais ma solitude. Mes pas me menèrent jusqu'à l'entrée de la salle où avait lieu la conférence ; une foule digne d'un match de Quidditch régnait là, et sachant la maladresse de mon élève, je lui pris le bras fermement pour lui conseiller « Restez-avec moi. Attendez que tout le monde soit assis avant de tenter de retrouver votre amie. Vous risqueriez de vous perdre et de vous blesser. Ou de blesser quelqu'un d'autre ... »

Oui, j'avais tenté de faire de l'humour. Je lâchais son bras, ne voulant pas donner de fausses idées à ceux qui nous entouraient ou à la demoiselle, et de mon pas rapide et assuré, je franchis la foule. J'avais la chance de faire une demi-tête, voire une tête de plus que la plupart des gens, et l'on m'offrait un vague chemin dégagé quand j'avançais. J'espérais que Hazel me suivrait - je ne me retournais pas pour vérifier. Si elle avait décidé de retrouver tout de mon son amie, tant pis pour elle. J'avisais les premiers rangs, où j'avais ma place attitrée, et j'allais m'y asseoir quand je me rendis compte que Hazel n'avait toujours pas retrouvé son amie. Mais où s'était fichue Miss Jackson Powell ? Je soupirais et me tournais vers Hazel ; la rangée de sièges, devant la scène où se tiendrait la conférence, n'était pas totalement pleine. « Asseyez-vous ici, je reviens. » Mon ordre n'était pas discutable. Je retournais en haut de la salle, pour tenter de retrouver Tess. Peine perdue ; mon regard d'aigle ne repéra nulle part la seconde élève. Je soupirais, agacé, et retournais à ma place. Je me doutais bien qu'Hazel n'allait pas être ravie d'apprendre cela - et je dois avouer que j'étais tiraillé entre deux idées. La première, la plus rassurante, était de la laisser vaquer à ce qu'elle voulait. Tant pis si elle se perdait. La seconde était de la garder près de moi pour la garder sous surveillance. La pire de mes propositions, je pense, et la plus professorale. Et merde. J'allais me renseigner, avant de rejoindre mon élève. Mes traits tirés montraient mon agacement, et j'eus un soupir avant de m'asseoir dans le siège à côté d'elle. « Je n'ai pas vu votre amie. La conférence va commencer, et je vous conseille de rester assise. » La place où je m'étais assis n'avait pas été vendue et j'avais donc du en faire l'achat. En gros, je venais d'offrir à une de mes élèves la chance - et la malchance pour moi - d'observer cette conférence au premier rang à mes côtés. Au moins, Miss Jackson Powell s'intéressait au Quidditch, par Merlin ! Je grognais dans la direction de la jeune femme « Gare à vous si vous faites du bruit avec vos cochonneries sucrées. » J'étais assez clair comme ça, hein ? Finalement, non, je ne suis pas seul. Cette conférence va être longue ...


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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Mer 20 Aoû 2014 - 13:47

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Alors que les gens rentraient, le professeur de Vol semblait partagé entre deux options dont lui seul connaissait les tenants et les aboutissants. Toujours était-il que, face à sa théorie des peurs qui ne se guérissaient pas, il avait sa propre réponse et Hazel approuva vivement cette dernière un peu trop vite. Avait-elle pensé qu'il abonderait dans son sens et la qualifierait peut-être de cause désespérée qui mériterait d'être dispensée de Quidditch ? « Voilà, c'est exactement … Attendez, quoi ?! » Ne venait-elle pas juste d'écoper d'une future année de vol sur balai encore plus masochiste que sa cinquième année ? Ses oreilles n'avaient en effet pas capté le même son de cloche et alors qu'elle écarquillait les yeux en se demandant pourquoi, ô grand pourquoi elle avait parlé si vite sans réfléchir, Oswald était déjà parti d'un air décidé vers le stand de pop-corn et revenait avec un paquet tout chaud la minute suivante. Il le tendit à la Gryffondor, tout d'abord surprise, et ce simple cadeau suffit à balayer sa contrariété naissante. Ses yeux s'illuminèrent et un grand sourire à l'adresse de l'homme vint fleurir sur son visage alors qu'elle le prenait volontiers et le serra contre elle comme s'il s'agissait d'un nourrisson fragile. « Ooooh, c'est gentil, merci beaucoup Professeur ! » Tant d'enthousiasme pour des friandises, c'était typiquement elle.

Et d'ailleurs, la jeune fille était tellement ravie qu'elle en avait oublié de remarquer que Monsieur Blueberry avait esquivé sa question. En revanche, son caractère autoritaire ne passait, lui, pas inaperçu aux yeux d'Hazel, qui pourtant ne s'en formalisa pas. Un détail bien plus singulier avait traversé son esprit et elle fit partager son interrogation personnelle à son interlocuteur, le plus naturellement et le plus naïvement du monde. Le tout en suivant son aîné bien sagement, évidemment. « D'ailleurs, est-ce que je dois vous appeler professeur quand on est en dehors de Poudlard ? Ou Monsieur Blueberry ? Ca paraît bizarre, non ? Hé, attendez ! » Sans prévenir et surtout avec un dirigisme de plus en plus marqué, Blueberry venait de lui emprisonner le bras pour la traîner derrière lui et lui faire accélérer le mouvement – ou pour éviter les collisions avec d'autres spectateurs, Hazel n'aurait pas su le dire, elle était encore capable de renverser le nouveau seau de sucreries que lui avait acheté le professeur -. Le geste avait au moins eu le mérite de la faire taire.

Et encore un chapelet d'ordres à son actif ! Fais pas ci, fais pas ça, gna gna gna. Hazel se mordit la joue pour ne pas rouspéter – bien qu'après tout on n'était toujours pas au château ni en période scolaire, Blueberry avait-il le droit de la coller pour impolitesse pendant les vacances ? - et se laissa guider. Elle avait la sensation d'être devenu l'enfant malpoli et agitateur d'un père irrité à qui on faisait la leçon, et le minuscule bout de femme révolté qui sommeillait en elle commençait à s'énerver. Non, elle n'était pas un danger public ambulant, le trentenaire exagérait un peu. Et Tess qui était toujours aussi absente … Oh lalalala, Tess Jackson-Powell, si tu n'étais pas ma meilleure amie, je te maudirais sur dix générations à venir, songea la brune en suivant machinalement le sillage créé par Oswald, son pop-corn calé dans ses bras.

Ils arrivèrent dans l'immense amphithéâtre au premier rang – Hazel manqua de lâcher un juron, elle allait devoir se coltiner cette conférence sous le regard direct de tous les intervenants et n'allait donc pas pouvoir dormir ! – et le directeur des Serdaigle l'intima de s'asseoir là et de l'attendre. Elle obéit bêtement, fascinée par sa propre propension à ne même pas rechigner et regarda ses genoux en soupirant. « Au moins j'ai du pop-corn …Pfff. » Maigre lot de consolation si vous vouliez son avis. Elle qui n'avait rien demandé à personne se promit de ne plus jamais accepter les plans fumeux de sa Poufsouffle d'amie.

Une poignée de minutes plus tard, alors qu'elle scrutait les alentours distraitement, Oswald reparut aussi seul qu'à l'accoutumée, ce qui n'était sans doute pas le signe qu'il avait retrouvé la septième année. « Vous n'avez pas trouvé Tess ? Flûte. » C'eut été sans doute plus courtois de ne pas le faire remarquer, mais si Hazel avait été entière, elle aurait sans eu un langage un peu plus fleuri. Se hissant sur son siège et gigotant comme un asticot pour regarder si autour d'elle, Tess ne se cachait pas près d'eux, les coups d'oeil conjointement ennuyés d'Oswald et de plusieurs spectateurs derrière eux l'achevèrent de se tenir immobile. Hazel se renfrogna et se tassa dans son siège, son regard bleu s'avouant apparemment vaincu pour le moment. « Hum. Je- je vais sans doute la retrouver à l'entracte, vous inquiétez pas. » On aurait davantage dit qu'elle tenait à se rassurer elle-même, et Hazel poursuivit presque aussitôt, un brin inquiète. « Il y a bien une pause au moins à ce truc ? Tess m'a dit que ça durait plusieurs heures. » Dans sa voix, l'on pouvait presque palper l'angoisse d'une torture aussi longue pour elle. A court de sujet de conversation, l'élève brandit le pop-corn vers Blueberry, avec un timide sourire. « Vous en voulez ? » Non, il n'en voudrait pas, mais elle pouvait toujours essayer de détendre l'atmosphère.

Et c'est ce qu'Hazel tenta de faire, en chuchotant bien sûr parce que les autres sorciers autour d'eux avaient l'air peu tolérants au bruit. « En tout cas si on m'avait dit qu'un jour j'irais voir des joueurs de Quidditch avec vous comme voisin, j'y aurais pas cru. » pouffa t-elle joyeusement. La machine à blagues était repartie pour un tour hilarant – surtout au goût de la Gryffondor -. Cela dit la situation, bien qu'un brin gênante pour nos deux protagonistes, avait un côté ironique et amusant qu'Hazel était capable de discerner sans mal. Elle se permit même de rajouter, plus pour plaisanter que par réelle curiosité. « Est-ce que c'est considéré comme une enfreinte au règlement, ce qu'on fait ? Je ne veux pas que les gens croient que c'est du favoritisme pour l'année prochaine ! » Surtout qu'elle le savait d'ores et déjà : cette rencontre imprévue allait sans aucun doute lui coûter plus de tours de terrain et d'exercices que prévu. Sous la menace du regard définitivement sombre de son autre voisin, un cinquantenaire aux cheveux blancs qui avait l'air de déjà se lasser de la petite Risenfield, la jeune fille plongea le nez dans son pop-corn alors que la conférence commençait et qu'un homme venait de monter sur l'estrade, déclenchant une série d'applaudissements majeurs. Qu'Hazel imita pour la forme, un peu gênée par son pop-corn.

Bon. Visiblement, ce type – qui n'était autre que l'un des Attrapeurs les plus connus d'une équipe anglaise – avait l'air populaire. Bah, qu'est-ce qu'il pouvait bien faire ? « C'est qui ? » demanda spontanément la brunette, s'attirant par la même occasion l'air choqué de l'autre voisin devant tant d'ignorance.

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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Mer 20 Aoû 2014 - 18:53

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Je n'ai pas acheté de pop corn pour ses beaux yeux - comme j'ai à voir dans l'étendue des choses craquantes et sucrées sur le sol, je pensais juste cela plus juste. C'est tout. Pourtant, la voir aussi souriant à cause d'un en-cas, me fis retenir un soupir à la fois amusé et exaspéré. Quel cas, celle-là. Je comptais bien la faire travailler d'arrache-pied sur son vol - hors de question qu'elle continue à tomber, encore et encore et encore. J'allais la confronter à sa peur - quitte à voler à côté d'elle, à la tirer par la peau du cou. C'était pour son bien, comprenez. Au moins, elle était sage, aujourd'hui - pas de grands cris, d'exclamations idiotes, de gloussements de dinde ou de commentaires supposément drôles. Elle me suivait bien docilement, et j'en vins même à douter que ce soit bien Hazel Risenfield près de moi. Où était la petite tornade joyeuse et si excitée qu'elle me donnait mal à la tête à bouger dans tous les sens, en quelques minutes à peine, tel une tempête de bonhomie rose et sucrée ? « Comme il vous plaira, Miss Risenfield.  »  Je me fichais qu'elle me donne du professeur ou du monsieur - tant qu'elle ne s'adonnait pas à me donner un surnom ou pire à m'appeler par mon prénom. J'avais déjà eu des joueuses de quidditch qui, la tête tournant face à notre bonne entente, m'avaient donné du Ozzy ou du Oz. Et si j'acceptais certes ce genre de choses de la part de mes proches - très proches - amis, de la part d'élèves, c'était déplacé. Réprimandées, plus personne n'avait tenté par la suite. Mais Hazel était de ces jeunes filles insouciantes, se fichant comme d'une guigne de ce qui pouvait exaspérer les gens autour d'eux. Elle était elle, en fait - devais-je l'en blâmer pour cela ? Pensif, je franchis la foule. Je fis asseoir Miss Risenfield et contre toute attente, elle ne riposta même pas. Je lui lançais un regard appuyé avant de m'éloigner. Hélas, la poufsouffle que je cherchais semblait de pas être là - à mon grand dam - et je choisis donc avec agacement de surveiller la demoiselle. Pourquoi, oh Merli, devais-je me la coltiner elle ? Posant mes fesses dans le siège à côté d'elle, j'émis un grognement en m'installant le plus confortablement possible. La conférence allait commencer, et je comptais bien en profiter au mieux - au vu de la situation. Jambes croisées, air profondément concentré, je n'écoutais que d'une oreille distraite les paroles de Hazel. Sa question concernant l'entracte faillit me faire rire - c'est qu'elle avait l'air vraiment désespérée la bougresse ! Je ne savais pas si je devais me sentir passionnément amusé par ce côté adorablement bêta et contraire, ou bien être juste agacé par son manque d'intérêt. « Je suppose qu'il y aura bien une pause, mais je ne saurai vous dire quand ... Non, merci. » J'avais refusé d'un geste de la main, m'éloignant comme je pu de son sac aux effluves sucrés. Ecoeurant.

Sa répartie me fit tiquer ; effectivement, si j'avais pu choisir, j'aurais pris un élève qui s'intéressait un minimum à mon sport. Hélas, il semblait que le destin avait un drôle d'humour et avait choisi de me donner comme voisine la pire des joueuses de quidditch. Je ne pris pas la peine de sourire, mon regard acéré toujours posé sur la scène devant nous. Toute forme d'excitation avait laissée la place à une implacable lassitude - allais-je devoir faire avec ses commentaires durant toute la conférence ? Néanmoins sa remarque ne manquait pas de jugeotte et j'eus un nouveau grognement - il était de notoriété publique que mes contacts sociaux s'arrêtaient à mes ordres, à mes cris et à mes grognements. « Du favoritisme ? Croyez-vous que quiconque vous verrait ici en ma compagnie croirait à du favoritisme ? Ce n'est nullement interdit. Vous assistez à la même conférence que moi, voilà tout. Maintenant, taisez-vous, et écoutez. Peut-être que si vous êtes assez attentive, vous assimilerez de quoi être meilleure. Pour la théorie, au moins.  » Il y avait presque du désespoir dans ma voix - presque. Si au moins quelques tactiques ou noms de joueurs pouvaient entrer dans sa tête de pioche, cela serait un progrès considérable. Mais je n'y croyais guère - pour la simple et bonne raison que je la savais désintéressée de tout cela.

J'applaudis d'un claquement sec l'arrivée de Hamilton, Attrapeurs des Chauves-Souris de Ballycastle. Cette saison, il avait été excellent, et il était évident qu'il soit là - même si j'attendais plutôt la gardienne des Harpies. Ses performances étaient au-dessus de tout, et mon admiration pour ses tactiques en vol n'avait pas de limite. La question qui m'effleura me fit écarquiller les yeux - c'était comme de demander ce qu'était le soleil. Je levais la main et massais les ailes de mon nez, les traits tirés par l'irritation. « Hamilton. Poursuiveur des Chauves-Souris de Ballycastle. Par Merlin, vos années de vol avec moi ne vous ont donc rien appris ? Vous devriez être capable de reconnaître le blason sur son pourpoint, Miss Risenfield ... » Un soupir fend mes lèvres ; à quoi bon ? J'avais chuchoté d'une voix basse et rauque. Je mis mon index devant mes lèvres pour lui intimer de se taire, afin d'écouter des explications sur la notion de poursuiveur mais aussi quelques tactiques plus ou moins secrètes. Je haussais les sourcils, notant mentalement ce qui pourrait servir à Poudlard, quand un bruit de mastication creva mes tympans - même silencieuse, elle restait une petite plaie. Je soupirais et tournais mon visage vers elle, l'index et le pouce de ma main droite venant lustrer ma moustache. « Qu'a eu dans la tête Miss Jackson Powell pour vous amener dans une telle conférence ? Tenez-vous droite, et un peu de tenue, s'il vous plaît. » Ha, la jeunesse ... Quelques regards s'étaient tournés vers nous, et je soupirais - il n'aurait plus manqué que nous soyons virés de là, ce qui aurait été la cerise sur le gâteau, je crois. J'inspirais, gonflant mon torse, pour expirer afin de me calmer. Allons, Oz, ce n'est pas sa faute, c'est sa nature qui est comme ça, bavarde et insouciante. Tu as été jeune toi aussi ... Peut-être, mais en attendant, je ne souhaitais qu'une chose : écouter les discours de Hamilton, et d'un commentateur célèbre dont je n'avais pas entendu le nom mais que je connaissais tout de même - Bradley Kent, il était le commentateur le plus apprécié car il avait autrefois été au poste de poursuiveur d'une équipe, et il savait mêler humour et intensité. « Encore une petite demi-heure à tenir. » Courage. Mon coup d'oeil vers elle lui ordonnait de tenir bon - les longues tirades ne l'avaient pas encore endormie, mais je la sentais partir, rêvassant, ou tentant peut-être de comprendre quelque chose. Je revins à la scène, un début de sourire effleurant mes lèvres. Et enfin, l'entracte tant attendue eue lieu - deux heure et vingt minutes après le début. Hazel Risenfield avait réussi à tenir tant de temps que cela, alors que le sujet était le quidditch ! Peut-être avais-je eu raison de lui offrir ce pop corn, après tout ... « Nous pouvons nous lever. Souhaitez-vous que je vous aide à retrouver Miss Jackson Powell ? »

Je m'étais levé, m'étirant comme un chat. Je grimaçais en sentant les griffures faites par Lancelot se ré-ouvrir, sur mon abdomen. Saleté de chat - c'était plus lui le maître que moi. Je ne le possédais pas, comme il ne m'avait pas. Nous étions deux entités qui nous apprécions, et qui nous apportions certaines choses - moi de la nourriture, des caresses, des brossages, un griffoir vivant, et lui m'apportait des blessures et des bleus à répétition. J'eus un soupir, fis rouler mes épaules et me tournais vers Hazel. La voir en dehors de Poudlard me faisait virer - un petit peu - mon avis sur elle. Même si elle restait aussi impétueuse, au fond, c'était une jeune fille bien. Et c'est pour ça que je m'efforçais de lui faire un petit sourire - pas terrible, maladroit, mais un sourire quand même, qui dura tout de même cinq bonnes secondes. Assez d'effort pour aujourd'hui, ou tu vas casser tes zygomatiques, ironisa la petite voix dans ma tête - sûrement ma conscience, me direz-vous.



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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Mer 20 Aoû 2014 - 21:38

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Pouh, ça rigole pas ici. pensa la rouge et or alors qu'Oswald lui demandait de se taire et d'arrêter ses délires vaseux sur un éventuel favoritisme. Pas de risques qu'ils soient suspectés, on ne pouvait pas trouver plus opposés comme élève et professeur que ces deux-là.

Il s'offusqua, quelques temps plus tard, qu'elle ne reconnut pas directement le fameux Hamilton. Hazel s'empressa de bredouiller quelque chose. « Ha. Désolée professeur, mais j'avoue que je n'ai pas la mémoire photographique ... » Ou comment s'inventer une excuse bidon en un tour de main par Hazel Risenfield. L'impressionnante liste de blasons et d'équipes de Quidditch que Blueberry leur avait demandé d'apprendre hantait encore parfois ses nuits. A tel point qu'elle avait préféré ne pas trop la consulter, pour éviter les maux de crâne. « En tout cas maintenant je le retiendrais ! » murmura t-elle le plus bas possible à l'adresse de l'enseignant qui la rabrouait une fois de plus devant son manque de discrétion. Puis la conférence continua et les interventions de Blueberry n'eurent plus besoin d'être fréquentes, car la jeune élève semblait avoir choisi d'être sage comme une image, ou presque. Elle ne pouvait de toute façon pas faire partager au professeur ses remarques sur les intervenants, qui se limitaient à leur apparence ou leur drôle d'accent anglais.

C'en était donc à se demander naturellement comment faisait Hazel pour rester aussi calme. Elle qui était souvent accusée d'être l'élément perturbateur, l'élève dissipée, il n'était pas concevable de la voir passer son après-midi enfermée dans une salle à subir des théories dans un domaine qu'elle dépréciait fortement. Mais ici tout était une question de politesse. En réalité la jeune fille était plongée dans un exercice mental des plus fascinants. Elle se concentrait donc, le plus studieusement du monde, visualisant mentalement la salle d'attente du dentiste moldu où elle patientait pendant des minutes qui ressemblaient à s'y méprendre à des heures, le bruit de la fraise comme fond musical. La petite Hazel de six ans et demi s'était répétée à chaque fois avec une force de conviction déconcertante un lancinant leitmotiv, « à la fin tu auras un ourson en plastique et des jolies dents », et ce afin de contenter sa mère qui lui avait toujours appris qu'être patiente lors d'une dure épreuve lui apporterait toujours du bénéfice. C'était sûrement une leçon de vie qu'avait voulu inculquer Mrs Risenfield à sa fille, mais celle-ci n'avait pas bien compris le vrai but de la manœuvre et c'était donc avec application qu'elle se répétait machinalement en son for intérieur « à la fin tu auras une figurine magique et des bonbons ». C'était tout ce qu'elle avait trouvé de mieux pour l'instant.

Cependant à force de se bourrer le crâne avec sa litanie, la jeune adolescente avait faim. Et il ne fallait surtout pas gâcher le pop-corn qu'Oswald lui avait si gentiment payé puisque, après tout, comme son père lui disait, on ne refusait jamais les cadeaux des gens qui nous entouraient, et on se devait toujours de les utiliser par politesse ! Aussi Hazel avait-elle attaqué à la seconde où la conférence avait commencé le seau de pop-corn, mâchouillant le plus délicatement possible le maïs soufflé en espérant ne froisser aucune oreille. Ils étaient tous si attentifs aux questions-réponses qui s'échangeaient que ça donnait le tournis à la brunette, qui avait du mal à se concentrer sur leurs échanges sans perdre le fil des explications. Elle ne comprenait pas la moité des figures énoncées, ne connaissait que le quart du sixième des noms célèbres citées et les blagues des professionnels lui échappaient totalement.

Le professeur avait l'air de garder un œil régulier sur elle car, tel un vautour au regard perçant, il l'obligea à s'installer un peu plus dignement. Hazel n'avait pas vraiment remarqué mais elle s'était un peu affalée avec le temps. Elle se redressa le plus discrètement possible – c'est-à-dire en faisant couiner l'assise de son fauteuil – et répondit sur un ton très intrigué à la remarque de son enseignant – dont elle n'avait pas vraiment saisi la nuance cynique -. « Il faudra lui demander quand on la retrouvera. Franchement c'est la dernière fois que j'accepte une invitation comme ça de sa part. Est-ce que je la force à assister à la fashion week, moi ? » Un 'chut' vint interrompre cette question sans réponse très pertinente et Hazel picora son pop-corn sans plus rien ajouter.

Le temps passait et ses pensées, jusqu'alors concentrées sur sa récompense finale, finirent par se disperser dans des rêveries plus éthérées. Son esprit commençait à se détacher de la réalité et plusieurs fois elle sentit ses paupières s'alourdir dans le but de se fermer. Le moelleux du siège était devenu aussi confortable qu'un nid en coton et Hazel aurait bien aimé jouer les lapins et se rouler en boule comme Bernie pour dormir, mais là encore, alors qu'elle allait s'endormir dans peu de temps, la voix de son professeur la sortit brusquement de son assoupissement et elle marmonna un « Mmmh-mh. » qui cherchait sans doute à convaincre ses voisins qu'elle n'était pas du tout sur le point de dormir. Ce n'était pas du tout l'endroit pour piquer un somme sur l'épaule de Blueberry.

Elle passa ses dernières minutes à cette fois-ci observer le visage de monsieur Blueberry – qui ne faisait pas attention, tout absorbé par ce qui se passait devant lui -. Hazel s'amusa à constater qu'il pouvait parfois arriver au trentenaire de sourire, de voir ses yeux s'animer d'intérêt et de passion – en tout cas d'autres sentiments que de la colère et de l'ennui – et qu'il était si plongé par tout ce qui se disait qu'on aurait eu bien du mal à attirer son attention sur autre chose. Alors que la sixième année commençait tout juste à s'interroger sur le nombre de fois qu'elle avait vu le professeur de vol dans cet état-là, celui-ci se retourna vers elle vivement pour lui annoncer qu'ils étaient à l'entracte. « HA ! C'est pas trop tôt ! » s'écria t-elle avec un soulagement peu commode. Son autre voisin grogna. « Oups. » murmura la jeune fille, confuse, avant d'accepter l'aide d'Oswald – qui en avait sans doute vraiment marre de jouer les baby-sitter -. « Euh oui je veux bien, comme vous êtes grand vous pouvez voir tout le monde de là-haut. »

Lorsque le directeur la regarda, le sourire qu'il lui adressa la fit hausser des sourcils, et Hazel de tirer sur son haut pour le regarder sous toutes les coutures, avant de passer nerveusement ses mains dans ses mèches de cheveux. « J'ai une tâche de gras sur mon pull ? Du pop-corn dans les cheveux ? Pourquoi vous souriez, professeur ? » Allons bon, il était peut-être en train de faire une crise de quelque chose ? Ah non, elle avait du rêver, il ne souriait déjà plus. L'américaine se releva donc, dressant ses petits poings sur sa taille. « Bon. Moi je vais l'appeler, elle va reconnaître ma voix c'est certain … WOUHOU TESSIE ! TEEE- » se mit-elle à ânonner bruyamment au beau milieu des gens qui s'étaient levés pour aller ça et là, jusqu'à ce qu'un sorcier passant par là l'alpague, grognon. « Jeune fille, ce n'est pas un cirque ici, arrêtez de crier, vous êtes en train de me faire perdre mes derniers décibels ! »

Hazel soupira. Décidément ils n'allaient pas s'en sortir, avec tous ces gens ronchons. La jeune fille se mit à réfléchir à voix haute, le regard axé sur la foule, ses pensées s'enchaînant à toute allure. Elle commençait maintenant à jouer les petits détectives. « … Elle est peut-être allée aux toilettes … Ou alors elle est allée voir un des joueurs dont elle est fan pour avoir un autographe ! » Ses yeux se mirent à briller, et la Gryffondor regarda alors Oswald comme s'il venait d'avoir soudainement quelque chose de très intéressant à lui fournir. « Vous ne savez pas s'il y a des gens des Canons de Shetland ? » Les Canons de Chudley, sans doute. « Un nom comme ça. Tess en est fan, c'est peut-être pour ça qu'on ne la trouve pas, elle est fourrée avec eux. » Encore fallait-il qu'ils soient présents. Ce qu'Hazel ignorait.

La jeune fille continuait de chercher d'autres idées. Elle avait encore quelques minutes devant elle, elle pouvait trouver une solution. « Sinon, on n'a qu'à aller sur l'estrade, le micro magique est encore ouvert, on pourrait passer une annonce. » proposa en dernier recours la jeune fille, apparemment peu consciente du fait qu'elle était en train de proposer à son enseignant de ruiner un événement sportif rien que pour retrouver son amie – et avec sa complicité, évidemment -. Mais plus elle y réfléchissait, moins il lui apparaissait tangible qu'elle retrouve sa camarade dans un capharnaüm pareil. Ses yeux finirent par contempler le vide et elle s'entendit demander à l'enseignant, un brin résignée. « Il reste encore combien de temps avant que la conférence ne soit finie ? »

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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Jeu 21 Aoû 2014 - 11:31

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La conférence se passa, somme toute, plutôt bien. Hazel à mes côtés mâchouillait son pop corn, et je ne fis bientôt plus attention au bruit, trop captivé par ce qui se disait au micro magique. Je fis très peu attention à la répartie de la demoiselle, à ma question qui n'était que rhétorique. Fashion quoi ? Qu'est-ce qu'elle racontait encore ? Un coup d'oeil vers mon élève m'assura qu'elle se tenait sagement, et même qu'elle s'endormait. Un soupçon d'irritation passa en moi, balayé par la pensée suivante : au moins, si elle dort, elle ne fera plus de bruit. Tant qu'elle ne s'écroulait pas sur le sol, ou ne se mettait pas à ronfler, c'était peut-être même la meilleure des solutions à son ennui. Mon regard à présent rivé sur la scène, j'avalais avec une passion adolescente les informations qui parvenaient à moi. Finalement, l'entracte débuta, et dans un même mouvement, la foule se leva, moi y compris. Je haussais les sourcils devant l'enthousiasme de Miss Risenfield, puis hochais la tête. Mon regard se mit à ondoyer sur les personnes autour de nous. Ma haute stature était un avantage, ici ; je me souvins avec nostalgie de mon adolescence où je n'étais pas si grand que cela. Et où j'avais aspiré tant de fois à gagner des centimètres - si j'avais su que mes prières seraient entendues, j'aurais demandé avec moins de ferveur. En attendant, mes prunelles sombres ne voyaient nulle part la chevelure brune de la poufsouffle - où pouvez-vous donc bien être, Miss Jackson Powell ? Oseriez-vous vous cacher de moi et votre amie ? Non, vous n'auriez pas cette audace. Il n'était un secret pour personne qu'en tant que professeur, j'étais juste mais un brin tyrannique. Et les élèves n'aiment pas les tyrans autoritaires - allez savoir pourquoi. De plus, même si j'étais empli de bonnes intentions, Miss Risenfield devait sûrement me voir comme un bourreau de travail. Je n'avais, effectivement, jamais mis de mots sur l'idée que j'avais qu'elle puisse enfin voler et ressentir cette liberté sauvage si propice au vol sur balai. A quoi bon ? Elle n'aimait pas ma matière, elle ne m'appréciait pas non plus. Cela m'allait tout à fait.


Ma tentative de sourire tomba à l'eau, et mon air-qui-aurait-pu-être-joyeux disparut sous ses remarques. Un grognement - il était de notoriété publique que mon langage se composait à moitié de cris et d'ordres, et d'une autre moitié de grognements incompréhensibles - répondit à sa question, avec un haussement d'épaule un peu sec. Essayer de sourire, quelle idée aussi ! Je pense que c'est parce que j'étais focalisé sur la pensée de ne plus jamais tenter de sourire et d'être aimable avec une élève que les informations me parvinrent trop tard - reconnaître sa voix ? Oh, par Merlin ! Hurlements joyeux, clameurs féminines et enthousiastes. Je l'aurais bien faite taire si quelqu'un n'en avait pas eu l'honneur avant moi. Mon regard noir la fusilla un instant - aucune tenue en public. Encore un nouveau trait à ajouter sur son ardoise. Avec bruyante comme une moissonneuse batteuse, aussi drôle qu'un Gryffondor ivre, enthousiaste comme un enfant à Disneyland & bornée comme une Hazel Risenfield. Je la laissais échafauder des théories, tout en réfléchissant à mon tour - Miss Jackson Powell s'intéressait au Quidditch, mais aussi - et surtout - aux joueurs séduisants, me semblait-il. « De Chudley. Les Canons de Chudley, Miss Risenfield » corrigeais-je par automatisme, tout en calculant la possibilité que Tess ait pu atterrir à côté de ces joueurs pour leur demander un autographe. « Il y a effectivement deux joueurs, Adams & Lorwick. » Deux poursuiveurs venus débattre avec les conférenciers et les journalistes. Si je n'étais pas un grand fan de cette équipe, leur préférant les Harpies pour leur vitesse et leur audace en vol, je devais reconnaître leur puissance tactique. Néanmoins, ce n'était pas le sujet de la question. La proposition de Hazel me glaça le sang, et je tendis un index sec vers elle, le regard acéré comme un oiseau de proie. « Ne vous approchez pas de ce micro, Miss Risenfield. Suis-je clair ? » J'espérais qu'elle n'était pas sérieuse - mais, au fond, je savais bien que si elle en avait eu la possibilité, elle l'aurait fait. C'était une chose qui me fascinait chez elle - comme lorsqu'on observe une chose horrible et étrange à la fois de ce mélange de curiosité et de dégoût. Miss Risenfield était capable de se mettre debout sur un siège pour hurler le nom de son amie, voir même de nuire à une conférence juste pour son bien. Je ne savais pas si c'était de l'égoïsme ou de l'insouciance. Sûrement un peu des deux, mâtiné de sa folie bien à elle.

« Il reste une heure et demi, environ. Les Canons doivent encore passer, ainsi que Miss Jones, des Harpies de Holyhead. » En évoquant la batteuse et capitaine de l'équipe féminine, mon regard pétilla un instant. Mais je déchantai bien vite - nous n'avions toujours pas retrouvé Miss Jackson Powell, et je refusais de laisser Hazel Risenfield s'endormir de nouveau à côté de moi. J'étais convaincu qu'elle allait réussir à se faire remarquer encore une fois. « Allons dans le hall ; peut-être a t-elle les mêmes goûts que vous en matière d'en-cas. » Où se fourraient les jeunes, dans une telle conférence ? Par Merlin, si j'avais su que je devrais faire la baby-sitter, j'aurais prévu des langes et des biberons ! Mon pas, vaguement énervé et très raide, me fit franchir l'amphithéâtre presque entièrement vidé. La foule était partie prendre l'air ou acheter des sucreries ; imposant par-dessus la foule, je me fis alors la remarque que je reconnaîtrais bien moins facilement Tess Jackson Powell que son amie ici présente. « Ne criez pas, entendu ? » fis-je en sortant ma baguette, puis sans autre explication, marmonnant dans ma barbe, je fis léviter la demoiselle. Concentré pour éviter qu'elle ne se mette à voltiger un peu partout, je la fis dépasser la foule à son tour d'une bonne tête, et d'entre mes dents serrées s'échappa la plainte suivante « Dépêchez-vous de retrouver votre amie, vous n'êtes pas en plumes. » Ou comment se mettre une jeune femme à dos. Non, je ne faisais pas allusion au fait qu'elle était grosse, mais qu'elle était presque adulte et pesait bel et bien son poids. J'avais juste le malheur de ne pas savoir choisir mes phrases. Je ne me rendais bien entendu jamais compte de mes bévues, et ma main crispée sur ma baguette, je continuais de la faire léviter, en priant tous les dieux de la terre qu'elle retrouve enfin son amie et me laisse profiter tranquillement de cette conférence. J'escomptais sur Miss Jackson Powell pour, si elle était retrouvée, ne pas essayer de rester avec moi. Je me doutais bien qu'elles auraient des tonnes de vacheries à se dire sur mon compte - si ça les amusait ! - mais peut-être l'idée farfelue que je pourrais les faire rencontrer des joueurs de Quidditch s'infiltrerait dans sa petite tête de Pouffsouffle. Je soupirais, puis abaissais ma baguette, attrapant par le bras une Hazel qui retombait au sol. Je la soutins pour éviter qu'elle ne tombe, puis brisais le contact, le visage fermé. « Avez-vous réussi à la retrouver ? » J'avais passé plus de temps à m'en faire pour mes élèves que de moments à exploiter ma venue ici. Je soupirais et passais de nouveau ma main dans mes cheveux sombres, le regard exaspéré. Pourquoi avais-je fait professeur, déjà ? Ah, oui. Pour amour de l'enseignement ... Pfeuh ...





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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Jeu 21 Aoû 2014 - 15:11

Broomsticks and Golden Snitch ?

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quickly bored ...

« Oh. Dommage. » bouda la jeune fille, quittant du regard à regret la scène qu'elle aurait pu exploiter.

Et il y avait encore une heure et demi à tenir ! Néanmoins ils tenaient une piste. Les Canons de Chudley étaient présents, Tess devait donc être partie sur leurs traces en bonne fan qu'elle était. « Super. Il faut qu'on trouve Adams et Lorwick maintenant. Elle va forcément vouloir les voir ! Ils ressemblent à qu- » Hazel s'interrompit à la simple évocation du nom de l'Attrapeuse des Harpies. Son visage se transfigura : de l'ennui, il vira à l'incrédulité heureuse. « Jones ? LA Gwenog Jones ? Celle des Holyhead ? » Elle poussa un petit cri, qu'elle retint bien vite. « Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu. » souffla t-elle ensuite, plus agitée que jamais. De la part d'une jeune fille aussi peu amatrice de Quidditch, cette attitude était absolument louche, et relevait soit du sarcasme exagéré, soit du malentendu. « Elle est là, elle est ici ? Vous voulez dire qu'on va la VOIR ? Du premier rang ?! Oh mais pourquoiiii j'ai pas pris mon appareil photooooo ... »

Mais avant que ce drôle d'engouement soudain pour la sportive ne soit expliqué, Oswald sortit sa baguette magique et lui demanda de ne pas crier. « Hein ? Mais pourquoi je crierais ? » Sans qu'elle eut le temps de dire « Souafle », ses pieds décollèrent du sol et elle se retrouva à quarante centimètres de celui-ci, flottant dans les airs. Une surprise qui aurait pu la faire rire si elle n'était pas tétanisée par la simple idée de ne plus toucher terre. Difficile alors en cet instant de ne pas beugler comme un putois qu'on écorchait vif. « Qu'est-ce que vous faites ? MAIS VOUS ETES FOU ! REDESCENDEZ-MOI ! » exhorta t-elle du bout des lèvres, tentant de donner de la colère et du crédit à sa colère murmurée. « Ooooh nom d'un petit Niffleur ... » se mit à gémir la jeune fille, ses mains tentant de s'agripper ça et là partout où elle le pouvait, tenaillée par la peur idiote, maladive et constante de tomber. Sa main droite attrapa un énorme haut-de-forme sur la tête d'un sorcier, et la gauche s'était écrasée maladroitement sur la tête d'un quidam. Pourtant, bien qu'en proie à la panique la plus complète, la jeune Gryffondor avait encore des ressources pour s'énerver. Quand son professeur lui fit subtilement comprendre qu'elle ne pesait pas trois grammes, la jeune fille tourna un visage révolté vers lui, s'offusquant à voix basse – ce qui était assez hilarant –. « Hey ! Je vous signale que je dois faire la moitié de votre poids, vous êtes gonflé, professeur ! » Quel mufle, non mais vraiment. Impossible qu'il soit marié, celui-là !

Ce petit manège ne servait à rien d'autre qu'à l'effrayer davantage, et sans doute peut-être à la punir de son impolitesse croissante songeait la sixième année alors que, toujours en lévitation, aucune Tess ne jurait dans le paysage de têtes qui s'offrait à elle. De moins en moins rassurée, ses pieds battant dans le vide et shootant par la même occasion un ou deux passants, Hazel finit par balbutier, au bord de la crise de nerfs. « REPOSEZ-MOI. Re-po-sez-moi-tout-de-sui-te-ou-je-hur-le-à-la-mort. » Atterrissant au sol sans ménagement, l'américaine se rattrapa au bras de l'enseignant. Ses joues étaient devenues légèrement rosées sous l'effet de la peur et elle tremblotait un peu. Elle le lâcha, et à la seconde suivante commença à pester. « Mais enfin vous avez oublié ou quoi ? J'ai le vertige !! » Sans blagues. Furieuse, Hazel se renfrogna et croisa les bras, vexée d'avoir été « manipulée » de la sorte.

« Et non, je l'ai pas vue. » finit par conclure avec amertume la demoiselle. « Ca ne va pas vous faire plaisir mais je crois qu'il vaut mieux que je l'attende à la sortie, à la fin de la conférence. De toute façon elle n'a pas pu transplaner à Pétaouchnok comme ça sur un coup de tête. » Parfois, Hazel oubliait rapidement qu'elle ne s'adressait pas à un copain de classe mais à un des quatre directeurs de Poudlard. Mais Oswald Blueberry n'allait pas être au bout de ses surprises car la jeune ado passa du coq à l'âne ; une pensée réjouissante semblait avoir refait surface dans sa conscience et elle se mit à battre des mains avec une impatience enjouée. « Et puis maintenant, ce truc est enfin devenu intéressant ! On va voir Gwenog Jones. C'est la célébrité sportive la plus tendance du moment, vous saviez qu'elle avait réussi à remettre à la mode le cuir de dragon et les motifs fleuris ? Qui aurait osé !! » Ca y est. Toute emportée et impulsive qu'elle était, Hazel venait de noyer son professeur dans un flot de paroles joyeuses portant sur la mode. Le sujet auquel Monsieur Blueberry ne s'attendrait sans doute pas à aborder dans un tel lieu et en de telles circonstances. Mais si lui était passionné par les performances physiques et compétitrices de la star montante du Quidditch, la rouge et or quant à elle, en pensait le plus grand bien depuis que quelques mois, Jones apparaissait ça et là dans les revues féminines. Sans lui laisser le temps de l'arrêter ou même de la calmer, la brunette embraya de nouveau. « Vous croyez qu'elle sera habillée comment ? Classe et chic ou plutôt sport ? Moi je crois qu'elle va mettre une robe. C'est quelqu'un de très féminin, même si elle pratique un sport de bru... » Elle se coupa automatiquement, moment de flottement hésitant. De bru- ? Y avait-il un mot autre que celui qu'elle était sur le point de cracher sous le nez de son enseignant de vol sur balai ? Brutus, brutal, brûlés, ça n'avait aucun sens, tant pis, elle allait encore faire une bourde. « ...tes. Bref, ca va être fantastique professeur, vous vous rendez compte !?! Je vais pouvoir lui poser un trilliard de questions !! » Hoho. Si Hazel avait dans l'idée de participer à cette conférence pour discuter chiffons, on en connaissait plusieurs dans l'assistance qui n'allaient vraiment pas le supporter.

Oh non, il valait mieux ne pas laisser la parole à Hazel Risenfield, sur ce coup-là.

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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Dim 31 Aoû 2014 - 12:39

Broomsticks and Golden Snitch ?

What are you doing
on the territory of the birds ?



A la mention de Jones, le regard de Hazel se mit à briller. Un peu comme le mien. Etrange ... Avait-elle enfin appris quelque chose ? De toute évidence oui ! La voir aussi enthousiaste à l'idée de rencontrer l'idole qui berçait mes rêves de stratégie m'adoucit un peu, et je la rassurais donc d'un ton plus agréable. Après tout, elle méritait bien ça, vu qu'elle faisait de tels efforts, non ? « Oui, Gwenog Jones sera là. Elle est sensée intervenir en deuxième partie, donc d'ici très peu de temps ... Vous me voyez ravi de votre enthousiasme, Miss Risenfield. » Mais l'heure n'était plus aux interrogations. Et je soulevais donc Hazel au-dessus de la foule. Sans me rappeler un seul moment qu'elle avait peur du vide, cette petite ingénue. Je haussais les sourcils en la voyant faire des efforts pour ne pas crier - un bon point pour vous, Miss Risenfield - mais la panique dans sa voix ne m'échappa pas. Allons bon, qu'avait-elle encore à s'angoisser comme ça ? Voulait-elle dire que je ne maîtrisais pas ma baguette ? Sa répartie ne me toucha pas - je n'étais pas une adolescente susceptible, moi ! « Je maîtrise parfaitement ma baguette, Miss Risenfield, je sais ce que je fais. N'ayez donc pas peur de tomber.» En prononçant ces paroles, quelque chose fit clic dans mon crâne. Oh. Ooooooh. Et ma pensée fut rapidement rattrapée par les paroles de la demoiselle. Je soupirais, ignorant les regards autour de nous qui nous fusillaient et nous maudissaient sûrement sur trois générations, et fis redescendre Hazel sur la terre ferme.

Comment pouvait-elle ne pas aimer à ce point là voltiger ? Elle n'était qu'à quelques ... dizaines de centimètres du sol ! Bon, plutôt un bon mètre, ou peut-être un et demi, mais elle se devait d'avoir confiance en moi, non ? Je soupirais encore, et la fusillais à mon tour de mon regard sombre. Tout cela, toute cette comédie pour rien ? Je ne compris pas bien de quoi elle parlait avec Péatchounok, mais ce que j'assimilais était que nous allions devoir rester encore ensemble pour le reste de la conférence. Par Merlin, quand j'allais raconter ça à Béatrice, elle allait mourir de rire. Alors que je maugréais dans mon coin tel le bon professeur de vol bourru et grognon que j'étais, la transformation de la jeune gryffondor fut instantanée. Oubliée, Tess, oublié le temps à passer avec moi - elle ne pensait plus qu'à Jones. Et là, ce fut à moi de tomber des nues.

« Vous voulez-dire que votre engouement pour Jones n'est dû qu'à sa célébrité et ... Et à une histoire idiote de mode ? » grondais-je, effaré, les yeux un peu écarquillés par tant de superficialité. Le ton de ma voix était de ceux capables de réduire en charpie quiconque répondait oui, mais j'avais déjà ma réponse de toute façon. Je serrais les dents ; j'avais été idiot de croire qu'une élève aussi médiocre s'intéresserait au quidditch, surtout à une icône comme Jones. J'écoutais avec attention ce qui sortait de la bouche de Hazel, tel un moulin à paroles, et je manquais m'étrangler - un sport de bru ... ? Si j'avais escompté à ce qu'elle se rattrape, je m'étais mis le doigt dans l'oeil jusqu'au genou. De brutes. Certes, le quidditch pouvait être violent, il pouvait être brutal, mais c'était aussi un art. « Miss Jones n'est pas là pour répondre à des questions vestimentaires. Nous sommes à une conférence sur le quidditch, Miss Risenfield. Pas à un débat sur qui portera quoi cet automne. » Et je ne pu m'empêcher d'ajouter, sans la regarder, l'air d'un ours : « Et sachez que le quidditch peut-être un art. Il peut être violent et brutal, oui, mais certaines figures sont de superbes cabrioles que les plus grands acrobates pourraient jalouser. »

Et sur ce, je la plantai là. Moi, vexé ? Si peu. J'avais le dos raide : mon sport n'était pas brutal. Ou juste un peu. Je me promis de lui montrer ce dont j'étais capable sur un balai - peut-être que la figure de Statwen lui clouerai son petit bec superficiel ? J'espérais qu'elle ne ferait pas la folle à la suite de cette conférence. Hélas, je savais que cet espoir était mort dans l'oeuf. C'était comme dompter un dragon avec du désodorisant pour toilettes moldues. Je pénétrais dans la salle pour retourner m'asseoir, laissant le choix à Miss Risenfield de revenir quand elle le désirait.

Plusieurs minutes passèrent, et une cloche sonna, montrant le retour de la conférence. Les bras pliés sur mon torse, l'air aussi fermé que possible, j'essayais de me concentrer sur le point de mire de cette conférence : Jones. Je tenais à lui poser moi aussi quelques questions - mais si Hazel à mes côtés se mettait elle aussi à poser diverses questions et à parler chiffons, pour quoi allais-je passer ? Mais je ne pouvais décemment pas mettre à bas tous mes projets pour Hazel ... J'eus un nouveau grognement, et ignorant la place à mes côtés, je gardais les yeux rivés sur la scène où divers joueurs de quidditch - dont Adams et Lorwick - passèrent pour parler stratégie. Puis, enfin, on annonça Jones, et elle arriva. Vêtue d'une robe de cuir brun - bravo Hazel, vous aviez deviné - et de soie blanche, je devais reconnaître qu'elle était très élégante. Mais c'était surtout son visage affirmé, sans aucun maquillage, son regard perçant qui capta mon attention. Elle s'assit très calmement à la place qui lui était réservée, et sourit au public. J'en oubliais tout ce qui s'était passé avant, et je me redressais dans mon siège, le regard pétillant comme un adolescent. « Mademoiselle Jones va nous expliquer son point de vue sur la saison de Quidditch, et ensuite vous pourrez poser vos questions » déclara le présentateur.

Un frisson me parcourut, et j'inspirais pour me calmer. Les propos qu'elle tint sur les matchs étaient plein de bon sens, et reprenaient en gros mes propres avis. Je buvais littéralement ses paroles, et quand le moment de poser les questions vint, je retins mon souffle. Laissant quelques interrogations passer, je me levais enfin, et au vu de ma carrure, Jones posa son regard acéré dans ma direction. J'aurais le temps de rougir plus tard. « Selon vous, n'aurait-il pas été plus pratique d'utiliser la diversion de Barcol, plutôt que de tenter la manoeuve Lutvan ? » Je me posais cette question depuis un bon mois, depuis que leur match s'était soldé par leur seul et unique échec. Jones se tapota la bouche de sa plume, l'air d'y réfléchir, et je m'assis dans mon siège, attendant sa réponse qui ne tarda pas - pleine d'allusions à leurs entraînements et à leurs tactiques. J'avais l'impression d'échanger des secrets avec elle, et quand elle eut finit, nous eûmes un sourire l'un pour l'autre. Et puis, son regard se posa sur le siège à mes côtés, et j'eus un frisson. Non, pitié, non ... « Avez-vous des questions, mademoiselle ? » demanda Jones à Miss Risenfield.

Je crois que c'est à ce moment là que mon cerveau a cessé de fonctionner. Quand j'ai été sûr que Hazel allait nous mettre à dos à peu près tout le monde avec ses questions de mode.




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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
MessageSujet : Re: Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos] Ven 5 Sep 2014 - 15:48

Broomsticks and Golden Snitch ?

I think I'm going to be
quickly bored ...

Alors là, pour le coup, Oswald avait été bien naïf de croire qu'elle était fan de Jones pour son coup de balai et ses figures. Elle s'insurgea, presque amusée. « Bien sûr que mon engouement pour elle vient de son look! Ce n’est pas du tout idiot. C’est … C’est la mode, et c'est très bien la mode. » En manque de répartie ? Très certainement. Hazel n'avait pas encore toute la maturité et l'éloquence nécessaires pour faire vibrer son audience en lui parlant des dernières tendances automne-hiver, mais nul doute que ça ne saurait tarder.

Mais c'était déjà trop tard : l'irréparable était commis et Hazel faisait une fois de plus face à la froide colère de son enseignant. Trop c'était trop. La Gryffondor réagit au quart de tour telle un tacot moldu – ou une moissonneuse-batteuse, au choix -. « Oui et bien moi j’en ai marre d’être ici à subir des tas de monologues sur des choses que je ne comprends pas, dès que j’ouvre la bouche on m’assassine du regard, c’est tout juste si j’ai droit de respirer, je ne vois pas pourquoi je devrais m’écraser alors que j’ai l’occasion d’interroger une véritable icône ! » Sa voix était partie dans des inflexions colériques et emportées. Comme à chaque fois qu'Hazel Risenfield commençait à perdre patience et à bouillir parce qu'on la prenait pour une enfant difficile, la jeune fille avait des paroles un peu rudes et elle avait la tendance ennuyeuse d'oublier à qui elle parlait. Mais visiblement Oswald Blueberry n'était pas non plus un pacifiste en terme de conflits, et plutôt que de la raisonner placidement, il lui tourna brusquement le dos et s'en alla de façon franchement impolie. La brunette ouvrit la bouche et mit un temps avant de réaliser qu'elle avait une fois de plus été trop loin. « … Oh professeur attendez … Je voulais pas … Bon eh bien voilà bravo Hazel tu l’as vexé. » grogna t-elle à sa propre encontre sous les yeux d'une jeune femme qui la regardait à présent comme si elle était folle à lier.

La sixième année se retrouvait en plan, lâchement abandonnée. Tout ça parce qu'il n'a plus d'arguments … Ou alors j'ai vraiment abusé ? Mais en même temps j'y peux rien, je déteste ce truc, ça me gonfle … Pfff. Le temps de râler en son for intérieur, la cloche rappela à l'ordre les derniers traînards et quand Hazel retrouva le chemin de son siège, elle marmonna quelque chose comme « Jesuismscreugneumrghn. » qui n'avait pas l'air de vouloir dire grand-chose. Hazel n'était pas douée pour les excuses.

La conférence poursuivit son cours et Hazel ne décolérait pas vraiment, au contraire ; elle était partie pour s'énerver toute seule dans son coin et quand Jones arriva pour clôturer l'événement, Hazel eut un sourire diaboliquement ravi : Blueberry voulait la faire taire ? C'était mal parti. A peine la jeune femme avait-elle terminé son intervention qu'elle leva ostensiblement son bras, sans ciller, droite comme le plus fier des i. Et attendit. Attendit tellement longtemps qu'elle commençait à attraper une crampe dans l'avant-bras et des fourmis dans l’extrémité de ses doigts. Finalement, Gwenog Jones la sauva d'une paralysie du bras gauche et la prit de court en l'interpellant directement. « Euh … O-oui ! En fait je me demandais … » Le silence religieusement infini qui la prit à la gorge manqua de lui faire tourner de l’œil. Un amphithéâtre complet guettait le moindre de ses gestes, la moindre de ses paroles. Gwenog Jones en personne la regardait, avec une patience d'ange et un sourire poli, persuadée sans doute que cette jeune personne face à elle était submergée par la maladresse et la timidité. En réalité, Hazel était terrorisée par une idée nouvelle et stupide : celle selon laquelle sa prochaine question n'avait aucunement intérêt à faire perdre les pédales à son voisin et enseignant. D'une voix finalement assurée, elle laissa sa bouche maîtresse des cinq prochaines minutes. « Qu’est-ce que vous conseilleriez de porter en matière d’équipements à une jeune joueuse de Quidditch en prenant en compte ce qu’exige votre poste de … » De quoi déjà, oh Merlin fais un effort, fais un effort … OUI CA Y EST. Elle était attrapeuse. « D’attrapeuse ? Après tout il faut que vous puissiez à la fois rester libre de vos mouvements, assurer votre souplesse, tenir contre les intempéries, et puis bon, avoir du style ! Vous pensez que les dernière collections en la matière sont adaptées à tout ça ? » Reprenant son souffle, la brunette ajouta, une tonalité au-dessus. « Et aussi, euh, est-ce que vous signez des autographes à la fin ? » Un concert de rires gentiment amusés suivit, tandis qu'une Hazel rougissante contemplait une Jones apparemment très amusée et intéressée. Quoique, elle faisait peut-être très bien semblant d'être passionnée par ses âneries. Néanmoins, la réponse de la sportive fut plus longue et plus détaillée qu'on ne l'aurait pensé. Elle évoqua sans détours la qualité des équipements fournis par son sponsor officiel mais assura que l'on pouvait sans conteste compter sur les recherches en la matière pour accéder à moindre coût à des balais et des protections de bonne facture, « car même si c'est le sorcier qui fait tout, un joueur de Quidditch avec un mauvais matériel n'ira jamais très loin ». Gwenog en profita pour saluer l'expertise et le talent des gens qui accompagnaient les équipes nationales et internationales afin de les fournir dans ce domaine et conclut, avec un sourire à l'intention de la rouge et or, que les autographes se feraient après la conférence sans problèmes.

Un autre spectateur intervint et Hazel se retrouvait à nouveau seule avec son paquet de pop-corn en carton vide, l'estomac plein et le cœur chargé de reproches et de vexation. Elle n'avait de cesse de balancer des regards en direction d'Oswald sans pour autant dire quoi que ce soit, et dès que la conférence s'acheva, elle se leva vivement et ne put s'empêcher de rompre le silence. « Voilà. Ca ira, vous vous remettrez de la honte intersidérale que je vous ai faite, Monsieur Blueberry ? Ou est-ce qu'il faut que je fasse seppuku pour réparer ça ? » Bien évidemment, Hazel était en rogne. Elle en avait toutes les caractéristiques. Et comme toute – future - femme digne de ce nom, sa mauvaise foi s'exprimait par une ironie aussi débordante que possible. C'était malgré tout difficile de lui en vouloir, et encore plus de prendre sa rancœur au sérieux tant elle paraissait balancée entre deux âges, entre deux comportements – celui de l'adulte fière et bornée et de l'enfant puéril et boudeur -. « Merci beaucoup de l'insigne honneur que représente la place que vous m'avez offerte. Et pour le pop-corn. Et pour m'avoir aidé à chercher Tessie malgré tout. » Son sarcasme avait été decrescendo au fur et à mesure qu'elle poursuivait sa diatribe ; sans doute la jeune élève réalisait-elle en même temps qu'au final Oswald n'avait pas été le plus méchant et le plus affreux des professeurs. Bon nombre d'entre eux l'aurait laissée en plan ou l'aurait punie : lui avait tenu à ce qu'elle reste et qu'elle se sente à peu près bien. Que pouvait-elle lui reprocher, au fond, à part d'être l'ours qu'il avait toujours été ?

Sa moue se décomposa, se faisant plus gênée et penaude. Hazel avait tout l'air d'être sur le point de quémander un pardon larmoyant au directeur des Serdaigles mais aussi brusquement qu'une tempête de sable en plein désert, la brunette glapit. « Je … TESS JACKSON-POWELL A DOUZE HEURES ! » La Poufsouffle avait également tout l'air d'avoir remarqué sa consoeur et se dirigea avec elle à grands pas joyeux. Contrairement à la rouge et or, la septième année respirait l'entrain et la joie de vivre – et son sourire s'élargit même en voyant que Blueberry était là -. Normal, elle était comme un poisson rouge dans un bocal propre et neuf. Hazel se jeta sur elle telle un chien affamé sur un os et lui broya le bras à moitié en l'empoignant pour qu'elle reste à côté d'elle. « Ah bon sang, ne me refais plus JAMAIS CA ! J'étais morte d'inquiétude que tu te sois faite kidnapper par un joueur de Quidditch ! » Ben voyons, rien que ça. Tess sourit, saluant leur professeur tandis qu'elle faisait signe à sa meilleure amie qu'elle avait quand même envie d'aller récupérer quelques goodies avant de filer pour du shopping – la récompense d'Hazel pour avoir été présente, et ce malgré qu'elles s'étaient perdues de vue -.

La couvant d'un regard presque maternel, la sixième année finit par se souvenir que Blueberry était toujours là et qu'elle lui devait des excuses et des remerciements. Ouille ouille ouille. « Bon ben … Tout est bien qui finit bien ! Et sans rancune pour 'tout ça' ? Je veux dire, c'était sympa en dépit du fait que c'était une conférence sur le Quidditch. » Tu t'enfonces, Hazel. Ce qu'il fallait dire, c'était juste 'merci'. Et 'pardon du dérangement'. Mais visiblement les mots ne sortaient pas comme ils devaient. « Et puis c'était gentil de votre part, je suis sûre que vous étiez plein de bonnes intentions. » Ah. On tenait quelque chose qui ressemblait à de la gratitude. Hazel fit bonne figure et afficha un sourire aussi joyeux que soulagé – fini le Quidditch ! - et salua d'une gracieuse et originale courbette son interlocuteur. « Je vous laisse professeur, sinon Tess va encore disparaître … Alors euh, ben, bonnes vacances à vous ! » Et telle la tornade qu'elle était un peu trop souvent, Hazel détala en direction de la grande brune qui nageait dans les écharpes à l'effigie de plusieurs blasons d'équipe.


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Broomsticks and Golden Snitch | Oswald [Clos]
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