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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Dim 29 Juin 2014 - 2:33

Gif Kemp Mulh, credit Megara
Gif Evan Peters, credit tumblr (hanniballs)

I know you’re gonna dump me again,
And I am gonna cry.

London Bridge La voix mécanique de la femme du métro retentit dans la rame et quelques personnes se lèvent lorsque le métro s'immobilisa à la station. Personne ne regardait personne. Tout le monde s'occupait: écouteurs dans les oreilles, regard plongé dans un livre, visage affalé contre la vitre glaciale. Personne ne l'avait remarquée, dans son accoutrement excentrique. La jeune femme portait un corset blanc, avec un gilet moumoute aux poils soyeux. Elle portait une robe longue, grisâtre, et des souliers rouges vernis. Son regard absent divaguait tantôt à droite, tantôt à gauche. Les portes automatiques s'ouvrir pour la laisser s'échapper de la station pour enfin respirer de l'air frais. Le soleil grignotait légèrement son visage et aveuglait ses yeux, elle posa ses lunettes de soleil, très vintage, sur le bout de son nez. La jeune femme, en contrepartie de ses vêtements prononcés, avait relâché la main sur son visage. Pas de maquillage, hormis cette petite ligne d'eye-liner qui soulignait son regard.
Les lieux étaient plein. De touristes, de familles, d'hommes et de femmes d'affaire en déplacement, de jeunes ayant terminé leurs examens et traînant avec leurs amis, une bouteille d'alcool à la main. Londres, je t'aime, toi et ton ambiance. Malheureusement, ce n'est pas comme si elle en faisait véritablement partie, elle et sa solitude.

Elle entra dans un coffee shop, commanda. Un thé au gingembre et un grand cookie à emporter, s'il vous plait. Merci. Et elle marcha le long de la Tamise dans le but de se trouver un banc libre. Venue ici pour rien, hormis pour profiter de ce beau temps qui était tombé le jour de repos de la semaine, la jeune fille regardait les gens avec une pointe de jalousie. Bien sûr, elle savait en elle qu'ils mourraient tous d'envie d'être des sorciers tout comme elle - qui ne le voudrait pas ?! -, mais cela n'empêche qu'une vie simple et agréable la contenterait. Pour le moment, du moins. A contempler le courant de sa vie, on pouvait remarquer qu'elle avait essayé de remonter le temps, dans la mauvaise direction. Si son envie était de revenir à la simplicité, elle se dirigeait au cœur du chaos. Si elle se laissait aller avec le courant, elle haïssait de ne rien contrôler. Et si elle voulait décider de sa vie en repartant à zéro, il y avait ces attaches qui la retenaient, même si elle s'en était défaite par le passé. Ce nouveau monde ne lui avait pas seulement pris son adolescence, non, il lui avait pris son père, sa soeur, sa mère, ses amis et puis aussi, au final, son avenir. Comme si elle ne s'appartenait pas réellement. Désolée, mais j'attends quelqu'un. Mensonge. Mais elle ne voulait pas de la présence de ce couple entrain de se lécher le visage juste à côté d'elle. Hors de question qu'elle doive supporter le spectacle de ces deux jeunes niais dévergondés. Ceux-ci se levèrent avec compréhension mais s'éloignèrent en s'esclaffant, ce qui au fond, vexa la petite Shukar. Et si c'était d'elle dont ils rigolaient ? Mais elle n'avait pas envie de le savoir. Elle déposa son sac sur le banc et croisa les jambes pour déguster son cookie. Fermant les yeux, on eut presque l'impression qu'elle savourait ce moment. Même si elle haïssait la solitude. Même si elle préférait la neige. Et qu'elle voulait quelque chose de salé à déguster. Se contenter des petits plaisirs de la vie, dit-on. Pourquoi vouloir un petit plaisir ? Pourquoi ne peut-on pas vouloir un plaisir démesuré, à la limite du raisonnable ? Une euphorie générale, un lâcher-prise complet. Une explosion puissante qui te consume lentement, une jouissance incontrôlable dont on n'arrive plus à se passer. Une dépendance tout simplement totale.

La jeune fille reposa la moitié de son cookie et entama son thé en soufflant dessus. Celui-ci lui brûlait le bout des doigts, et le petit filet de vapeur qui s'échappait par la petite ouverture par laquelle il fallait boire dégageait cette odeur rassurante de sucre et de gingembre que sa maman lui préparait quand elle était encore à la maison. Une pointe de nostalgie qui lui donnait toujours envie de revenir. Et une pointe de fierté plus grosse, comme une épine dans son pied, qui l'empêcher de rebrousser chemin, et de retrouver sa chambre de petite fille. Elle soupira bruyamment. Tiens, ça faisait longtemps qu'elle ne s'était pas rendue à l'endroit qu'elle détestait le plus: l'emplacement de la tombe de son père, où les allées, trop bien entretenues, trop bien rigides, trop bien calculées, lui donnaient le vertige. La pierre était toujours vide. Sa maman avait arrêté de s'y rendre depuis longtemps, préférant tourner la page que de rester dans une vie où elle ne trouverait jamais le bonheur. Seigneur ! Et si, à son retour, elle retrouvait un homme à la maison, un tablier autour de la taille, servant à Sara deux ou trois pancakes accompagnés de son chocolat chaud régulier ? Certainement devrait-elle accepter ce changement. Après tout, c'était elle qui était partie. Mais certainement qu'elle n'y arriverait pas. Parce que ce n'était pas la place de cet homme. C'était la place de son père, et rien ni personne ne pourra arriver comme une fleur et faire des pancakes à sa soeur.

Et elle fuirait encore. Car après tout, le bonheur n'était pas pour elle. Mais entre nous, entre les deux, ce n'était pas elle qui avait fui. Et c'était encore plus désespérant de savoir qu'entre ces deux-là, tout pourrait être parfait, mais que ça ne le sera probablement jamais.

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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Lun 30 Juin 2014 - 18:35


Be cool. Be English ...






Cela faisait du bien de se retrouver à Londres. Londres. Il avait toujours aimé cette ville, ces monuments même s'il n'avait jamais été friand d'Histoire. La ville était belle et son côté moldu possédait une certaine magie malgré tout. Londres se suffisait à elle-même et les moldus n'avaient décidément pas besoin des sorciers pour se sentir exister. Certains sorciers avaient-ils participé à l’élaboration de ces monuments ? Rafael ne se pencha pas sur la question bien longtemps. Non. Enfin. Si les sorciers sont encore bien frileux au sujet des moldus, cela devait être pire à l’époque. Et puis, ce n’était pas pour rien que le secret magique était maintenu. Rafael se passa une main dans les cheveux en pensant que toute cette politique était bien compliquée. Il n’aimait pas la façon de penser de certains sorciers mais n’avait pas encore réellement décidé de se battre pour l’Ordre du Phénix. Il voulait rester en dehors de toute cette histoire même s’il ne pouvait pas feindre l’ignorance. Il n’aimait pas particulièrement cette idée de races et de distinction par le sang. Ce n’était pas le sang l’important mais la magie. Le sang n’avait rien à voir là-dedans. Cette façon de penser était crade et glauque et commençait à l’atteindre malgré lui. Très bien. Enferme toutes tes pensées de ce monde dans un coin de ta tête et n’y pense plus jusqu’à ton retour. C’est bien. Tu peux essayer.

Rafael respira profondément avant de lever la tête pour voir s’il avait bien atterrit à la bonne adresse. Il avait fait ses recherches de la façon la plus moldue qui soit : il s’était dirigé vers l’office du tourisme et avait pris un plan. C’est ça. Il était l’anglao-espagnol qui ne connaissait pas sa ville. Exactement. Les étrangers visitent, les habitants … regardent sans réellement regarder. Il avait l’excuse de ne pas s’intéresser à l’architecture ou à l’art et à l’Histoire. Rafael était peut-être un inculte mais il préférait regarder les bâtiments parce qu’il en avait envie, qu’il les trouvait splendides sans pour autant devoir se poser des tas de questions. Il s’en posait suffisamment dans la vie de tous les jours. C’est pour cela qu’il n’optait jamais pour un guide lorsqu’il lui arrivait de visiter des galeries ou monuments. Il avait parfaitement conscience d’avoir une culture générale moins développée que la normale mais il s’en fichait de savoir que la décision d’octroyer à la ville de Londres un deuxième pont en 1876 venait d’un problème de circulation. Oui, il avait écouté le guide qui se trouvait un peu plus loin avec un sourire un peu moqueur. Il n’aurait pas besoin d’un Oubliette pour oublier l’information d’ici demain.

Il avait envie de traverser le pont à pied mais ne voulait pas le faire le ventre vide. Hors de question. En regardant la foule sortir d’une station métro, le blond grimaça. Il devait bien se l’avouer, le transplanage avait quelque chose de pratique. Tant qu’il s’agissait de petits voyages en Angleterre il n’avait pas besoin de voiture et les mésaventures des transplanages du petit Rafael restaient peu nombreuses. Rafael se refusait d’approcher une voiture et n’avait pris que rarement le métro. Trop petit, trop de monde, trop de panique. Être sorcier lui avait ôté bien des tracas. Enfin, pour l’heure, il avait faim. Il aurait pu transplaner à nouveau pour se rendre chez ses parents et demander à sa mère des cookies pour la route mais il se sentirait surement bien coupable de ne venir les voir que pour une question de gourmandise et, surtout, s’il décidait d’y aller, il savait très bien qu’il ne pourrait y repartir avant des heures et un joyeux diner familial. Adieu son city-trip en solitaire ! Rabattant sa capuche sur ses boucles blondes, il se dirigea bêtement ravi vers la première boulangerie qui capta son attention et ne s’impatienta devant la file. Ses cookies méritaient bien un brin de patience et Rafael n’était pas réputé pour son manque de patience … du moins jusqu’à un certain point. « Je vais prendre trois cookies. Non en fait quatre. Du moins s’il vous en reste quatre. » Coup d’œil sur la gauche. Il était rassuré : une dizaine de petits trésors chocolatés se trouvaient sur l’un des présentoirs. « Merci. Et je prendrais également un café à emporter. Pas trop fort, si c’est possible. » Il n’avait pas réellement fait attention aux écriteaux pour savoir si c’était possible ou non mais avec un sourire tout passait. Et puis ce n’est pas comme s’il avait été exécrable et exigeant comme certains pouvaient l’être. « Oubliez pour le café. Juste du café. »

Paquet et café en poche, le jeune homme décida de se promener un peu plus loin histoire d’attendre que le premier flot de touristes ne s‘engage sur le pont. Il pouvait attendre un peu : il avait toute l’après-midi devant lui. Après quelques minutes de marche, il voulut s’asseoir sur un banc sauf qu’une femme y était déjà assise et qu’il ne savait pas si elle attendait quelqu’un. « La place est libre ? », lui demanda-t-il avec hésitation. Il n’avait pas forcément l’habitude de faire le premier pas vers les personnes qu’il ne connaissait pas. Il nota le cookie posé sur sa jupe (ou était-ce une robe ? Le jeune homme ne comprendrait décidément jamais la mode et les femmes et les femmes et la mode … ouais enfin … lui avait opté pour un jeans, un t-shirt des Beatles - pour faire bien anglais - et un sweet à capuche pour l’hypothétique pluie parce que l’Angleterre était bien imprévisible à ce niveau-là) et sourit en pensant que les personnes aimant les cookies étaient - du moins le plus souvent - adorables. Et quelque part, elle était adorable dans cet accoutrement étrange. Etrange, étrange, c’est bon t’es sorcier ! « Il est bon votre cookie ? J’dis ça c’est parce que j’ai les miens ici. » Ce minuscule monologue le rendait nerveux. « C’est parce que j’aime pas manger les cookies en marchant. La synchronisation ne m’aime pas vraiment et je risque de ne pas faire attention et de me casser la figure alors vous m’éviteriez bien des tracas si je pouvais m’asseoir. » Le point positif dans tout ça était qu’il ne parlait pas avec les mains. Il évitait ainsi la catastrophe du café renversé. « Et si la place est réservée, dès qu’il ou elle arrive je la lui laisse sans chichis, promis ! » Elle devait dire oui et la discussion se ferait silencieuse parce qu’un débat sur le sujet des cookies n’était peut-être pas la discussion la plus passionnante du monde et qu’il n’était pas doué dans ces choses-là. Pas doué dans beaucoup de choses, en fait.



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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Lun 30 Juin 2014 - 22:59

La chaleur qui se pose sur son visage, elle finissait par s'y habituer. Elle n'aime pas ça, malgré que ça soit agréable. Les bruits du décor la reposaient, en quelque sorte, même si elle se serait passé du trafic qui passait juste derrière la rangée d'arbres. Et puis, un voile d'ombre. Derrière ses grosses lunettes de soleil, elle ouvrit les yeux, et ne mit pas plus d'une demi-seconde pour discerner les traits du jeune homme. Après tout, même son ton de voix était un indice. Ce n'était pas donné à tout le monde de s'emmêler les pinceaux avec deux trois phrases, à broder une conversation pour la faire devenir un monologue et puis de sourire pour essayer de faire passer la pilule. Qu'il s'asseye, qu'il la nargue ou que sais-je. Shukar le reluquait du coin de l’œil. Il était mignon, de s'être accoutré de la sorte pour visiter la ville. Enfin, c'était surtout drôle si vous l'aviez connu en tenues de sorcier, bien sûr ... Elle porta son thé à ses lèvres pour souffler dessus sans un bruit, essayant d'acter comme si elle venait de le rencontrer. Alors qu'elle avait juste envie de l'empoigner par le haut de son t-shirt avec fermeté, et mécontentement. On ne laisse pas une lady seule dans un lit qui n'était même pas à elle - si elle avait réussi à le lui faire croire.
Elle regarda le paquet qui contenait les cookies du jeune homme avec indifférence. Elle écouta son histoire de synchronisation qui n'avait aucun intérêt soi-dit en passant et le coupa juste après qu'il annoncerait qu'il se ferait tout petit. L'entendre parler était insupportable. Elle avait peut-être l'espoir, enfui tout au fond d'elle, qu'il l'ait reconnue, qu'il s'est approché et qu'il ait fait comme si de rien était. Même si, pour le peu qu'elle le connaisse, il n'aurait jamais réagi de la sorte. Il aurait fui, se serait caché, peut-être même qu'il aurait fait demi-tour avant qu'il ne l'aperçoit. Ce n'est pas comme s'il lui devait une quelque explication ... mais elle l'attendait, et de pied ferme.

La place est à vous, autant que vous la voulez. J'aurais dû avoir la patience de faire la file, moi aussi. Rassurez-vous, vous avez les meilleurs cookies du coin. Et elle trempa le bout de ses lèvres dans son thé à la gingembre, comme pour clore la conversation. Peut-être qu'elle pouvait tout simplement fermer les yeux, et imaginez que dans dix minutes, il s'éloignerait comme si de rien était.
Pas cette fois-ci. Il ne partirait pas sans donner une explication. Une simple explication. Shukar lança le reste de son cookie en direction d'une famille canard, sur la berge. Un écriteau inscrivait clairement qu'on ne pouvait pas les nourrir, mais franchement, qui respectait ce genre d'interdiction ? Ils se jetèrent dessus, bectant avec hystérie le sol là où il y avait des miettes et là où il n'y en avait pas. L'adolescente se réjouit intérieurement de ce mignon spectacle. Elle se releva du dossier pour se tenir droite et tourna la tête pour observer Rafael.
Une année à le suivre, des postes d'observation qu'elle s'était imaginé. S'il l'avait certainement remarqué - elle n'en était pas encore sûre à l'heure actuelle - ça l'avait au moins amusée, pour découvrir le Château et les raccourcis qui s'y cachaient. Mais tout cela était bien loin, à présent. Elle n'était plus une petite fille mais bien une femme comme on pouvait en juger par ses courbes. Prendre part à la vie active lui avait insufflé de l'oxygène dans les poumons, un vent de liberté qu'elle avait apprécié toute l'année. Mais c'était terminé, en un sens. Les élèves de septième année allaient sortir de Poudlard. Ils allaient entrer dans des universités et formations diverses. Ils allaient empiéter sur son territoire et sur les boulot qu'elle se trouvait jusque-là facilement. Mais surtout, ils allaient la reconnaître, ce qu'elle avait mis un point d'honneur à cacher. Peut-être qu'elle disparaîtrait à l'étranger: c'était peut-être plus sûr ainsi. Elle ne le savait pas encore. Shukar voyageait facilement, sans remord ni regret. Elle voyageait quand elle en avait envie, disparaissant de la vie des gens comme si elle n'avait jamais réellement existé.
Heureusement, elle pouvait remarqué que quelques accessoires pouvaient la laisser aux oubliettes. Si c'était son but, s'effacer de la mémoire des gens, elle ne voulait pas être abandonnée par les personnes qui comptaient pour elle. Et le fait que l'infirmier ne la reconnaisse pas, c'était blessant, c'était insultant même, car ils s'étaient vus plus que récemment. Parce qu'ils avaient attéri dans un lit ensemble, et qu'elle avait été heureuse jusqu'à ce qu'elle n'ouvre les yeux pour découvrir qu'elle était seule. T'es revenu pour un deuxième round, c'est ça ? Je ne te ferai pas cette joie, on ne copulera pas ensemble aujourd'hui ! Oui, elle avait changé d'attitude, radicalement. Mais elle restait immobile. Elle se tenait droite, les deux mains autour de son thé même si ce dernier lui brûlait la peau. Il semblait y avoir un ange qui passait, mais Shukar n'allait pas le laisser s'installer. Je vais te dire ce que tu vas faire, moi. Tu vas arrêter de faire cette tête et de me regarder avec des yeux si ronds, c'est plutôt effrayant. Ensuite, tu vas arrêter de feindre l'ignorance. T'es qu'un pauvre type si tu m'as pas reconnu ! Et enfin, tu vas m'expliquer tout tranquillement. Et dire qu'elle aurait pu un peu jouer avec lui tant qu'il était aveugle. Tu n'as pas intérêt à t'enfuir. Franchement, si tu t'enfuis, la prochaine fois, je te casse le nez ! Et j'ai pas l'habitude d'être violente. Ni de crier. La jeune fille posa son thé sur le côté extérieur du banc pour éviter les catastrophes. Elle ôta ses lunettes et releva son visage devant son air ahuri - si c'était bien cette expression qu'il voulait exprimer. Oui, c'est moi. Comment ne pouvais-tu pas le voir ?! Comment ne peux-tu pas le deviner ?! Faire semblant de ci, semblant de ça, parler de synchronisation de cookie en marchant, même parler de cookie ! C'est nul, t'es nul. Comment t'as pu partir comme ça ? Franchement, moi je pensais que malgré tout, tu ferais les choses bien, que tu me réveillerais pour dire Je dois aller travailler ... Ou même Je dois aller voir ma Grand-mère ... J'sais pas, j'ai cru que tu ferais ça correctement, sans t'enfuir comme une fillette ! Encore moi, je l'aurais fait, ça aurait été à mon image de merde, mais toi ?! Comment franchement tu peux faire ça ? Et le monologue continuait. Entre vous et moi, je peux vous confier qu'elle ne s'arrêtera pas. Pas avant qu'il ne l'arrête en faisant quoique ce soit d'assez perturbant, d'assez convainquant, d'assez surprenant pour qu'elle la boucle.

Quand on est une fille qui a été touchée en plein dans le cœur, on a beau avoir dix-sept ans ou vingt-cinq, une chose est sûre, c'est qu'on le ressentira. Ça sera bien au début, parce que les choses sont toujours mieux avant. Et puis ça se dégradera, de plus en plus fortement. C'est toujours ce qu'on dit. Et malgré tout, il y a toujours ce petit espoir que ça marche.
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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Mar 8 Juil 2014 - 4:07



La tête dans les mains.

Le regard au loin…




La place était libre. Un grand sourire s’égara sur le visage de Rafael qui, s’il n’avait pas les deux mains prises, en aurait sauté de joie. Il avait appris à apprécier, de façon égale, les petites et les grandes victoires. Le blond avait présentement tout ce qui pouvait le rendre heureux : des cookies, un café, un banc avec une place libre et du soleil. C’était inespéré. Si Londres était généralement une ville pleine de touristes : c’était encore pire pendant les congés scolaires. « Merci. », lui répondit-il simplement avant garder le silence. En plus de ne pas avoir le sujet de discussion du siècle en tête, l’infirmier était plutôt l’oreille attentive dans les discussions animées et puis cette femme, il ne la connaissait pas. D’un naturel plutôt timide avec les inconnus, le jeune homme s’appliqua donc à rester muet comme une carpe, prenant soin de la laisser parler. Les femmes adoraient parler n’est-ce pas ? Il n’aurait qu’à dodeliner de la tête - à moitié plongée dans son paquet, très élégant oui, c’est bien ce qu’il pensait.

Une fois le paquet posé sur ses jambes - et par-dessus lui le premier biscuit chocolaté qui allait passer à la casserole - Rafael s’empara du café qu’il avait posé à sa droite. S’il n’avait pas forcément froid, le café avait le don non négligeable de le maintenir éveillé malgré son manque indéniable de sommeil. Pourtant, s’il devait se décrire, Rafael n’aurait jamais dit qu’il était insomniaque. Il lui arrivait de bien dormir, de très bien dormir. En toute honnêteté, il ne savait pas tellement pourquoi il dormait mal depuis un moment. Il l’observa lancer des miettes aux volatiles sans esquisser un geste pour l’en empêcher quand bien même c’était interdit, que le panneau se trouvait juste à côté d’eux -placé bien en évidence. Il préféra regarder ses pieds plutôt que d’observer les oiseaux se battre entre eux mais l’écouta néanmoins quand elle lui confirma ce que lui-même pensait de ses cookies : c’étaient les meilleurs du coin. L’idée de se faire encas on ne peut plus non-diététique le réjouissait d’avantage. Il ne pouvait pas savoir si elle disait vrai ou lui mentait effrontément mais il décida de la croire. D’humeur généralement partageuse, Rafael lui aurait surement offert un cookie si l’inconnue (vraiment ?) n’avait pas décidé de l’attaquer de façon frontale, le laissant les yeux ronds tel un parfait idiot. Deuxième round ? Que … pardon ?

Il la laissa s’énerver toute seule parce qu’il ne pouvait pas en placer une et qu’il était bien trop hébété pour réagir et tenter de se défendre un minimum. Il était pétrifié et n’osait bouger d’un iota jusqu’à ce qu’il rougisse violemment en comprenant bien malheureusement où elle voulait en venir. Par Merlin, c’était gênant. Diablement gênant. Il remerciait ses cheveux d’être aussi longs. Ces derniers lui permettaient de cacher sa gêne mais pas suffisamment. Il ne savait pas quoi lui dire et s’il avait tout de même une petite idée, elle était affreusement gênante à formuler à voix haute. Le Serdaigle avait envie de faire la même chose qu’Alice : suivre le lapin blanc pour être partout ailleurs sauf ici. Avait-il vraiment envie de dire à cette fille qu’il s’était barré comme un malpropre parce qu’il s’était retrouvé, en vérité vraie, complètement paniqué d’avoir fait ‘la chose pour la toute première fois’ sans en garder le moindre souvenir ? Il devait trouver le cran de l’avouer devant celle qui … qui était le diable personnifié. Rafael s’étrangla presque à la fin de son monologue : ‘Parce qu’elle était mineure en plus ?’ Rafael Josh Taylor, tu ne toucheras plus jamais à une goutte d’alcool ! Parce que s’il ne gardait aucun souvenir de la nuit passé avec elle, il se souvenait bien de la migraine affreuse reçue le lendemain comme cadeau de 'first time' en bonne forme…

« Je… Je… » Non. Non. Il n’allait pas paniquer. Il était un jeune homme responsable et ils étaient en plein air. Il n’y avait aucune raison de paniquer. En fait si, il y en avait des tonnes … mince, il ne pouvait même pas dire que des blonds bouclés, c’était très courant. Mais elle pouvait très bien se tromper. Oui. Oui. Même si quelque chose lui disait qu’ils se connaissaient d’avant. De Poudlard peut-être ? Pas une étudiante, pitié, pas une étudiante. Il n’avait plus très faim même si son estomac se tordait. C’était le stress. Un foutu stress qu’il n’avait pas eu depuis … depuis les sous-entendus louches à peine dissimulés de Théodore. Il redevenait affreusement timide et prude dès que le sujet revenait sur le tapis et là elle l’étalait sur la place publique ! Boire du café ne l’aida pas, au contraire, son cœur s’affola et Rafael se surpris à regarder à leur gauche pour voir si personne ne venait. Fallait-il vraiment avoir cette conversation ici ? Il était venu pour retrouver une bouffée d’oxygène et pas pour retrouver l’impression de confinement qu’il haïssait tant. Il se leva soudainement, alla jeter son gobelet, presqu’avalé d’une traite, dans la poubelle qui se trouvait près de l’eau et l’invita à le suivre. Il avait besoin de marcher. Si c’était elle qui avait pris les devants, lui pouvait décider qu’ils ne resteraient pas assis à le mettre mal à l’aise jusqu’à l’étouffement.

La marche se fit d’abord silencieuse. Il cherchait les mots sans les trouver. « Je suis désolé. » Il l’avait dit d’une traite par crainte de se retrouver complètement incapable de la moindre parole comme sur le banc quelques instants plus tôt. Il se sentait déjà un peu mieux même s’il redoutait ses aveux. Il avait l’impression d’être un criminel. « J’me suis réveillé. J’ai paniqué. J’ai pas réfléchi. » Il ne savait pas ce qu’elle pensait. En plus d’être con et lâche, elle devait le trouver sacrément bizarre. Marcher le calmait : c’était incontestable. Comment était-il supposé dire la suite ? La situation n’était pas banale, du moins pour lui. « Si mes yeux t'ont semblé effrayants, c'est par ta faute alors on se demande quel est le plus effrayant de nous deux. » Elle lui faisait peur avec raison vu son comportement. Cependant cette réplique était mal placée et il le savait bien. Il essayait bien maladroitement de se défendre contre cette femme/adolescente qui semblait l'avoir décrété perdant d'avance. « Parce que pour toi même les 'gars biens' n'ont pas le droit à la panique ? J’suis désolé de te l’apprendre mais c’est du mythe. Y’en a qui paniquent, y’en a qui flippent, y’en a qui se barrent surtout quand c’est lapremièrefoisetqu’onsesouvientderien. » Et qu’on est pas habitué à la boisson, qu’on nous a fait boire, qu’on est timide lorsque le sujet est abordé et que … . Et qu’on est Rafael, tout simplement. « Et je ne suis pas venu pour un deuxième round ! », s’exclama t-il en rougissant une deuxième fois. C’était plutôt elle qui y pensait parce qu’elle l’avait dit à voix haute. Il n’y avait même pas pensé, pas une seule seconde. Cette phrase l’avait décidément bien chamboulé. « Tu me connais, c’est ça ? » Il était passé au tutoiement parce qu’à ce stade, il n’y avait pas de retour en arrière possible. S’il ne se souvenait pas même de son nom, le tutoiement et l’énervement exacerbés lui disaient qu’elle le connaissait. D’avant, peut-être. Et l’idée de l’étudiante revenait. Sa mort serait lente et douloureuse : il était bon pour l’Enfer.







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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Mar 15 Juil 2014 - 3:38

Sa proposition de marcher un peu lui convenait. Elle avait besoin de se dégourdir les jambes, de marcher pour évacuer sa frustration. Si elle s’était arrêtée de parler ce n’était pas pour lui faire plaisir. C’était juste que sur le moment, elle avait envie de fondre en larmes, et de s’enfuir en courant. Fuir. Loin. Dans le fond, elle avait juste l’impression qu’elle passait son temps à courir. De laisser tomber la situation foireuse dans laquelle est s’est enfoncée pour passer à une autre situation foireuse. Au final, elle n’assumait jamais, mais elle était toujours là, prête à enfiler un nouveau costume et à se refondre au milieu de la foule. La jeune fille marchait sans rien dire, réfléchissant à son comportement – fautif bien sûr – qu’elle arrivait à remettre sur le dos du jeune homme sans qu’il ne se défende réellement. Elle ne doutait pas de sa sincérité, à aucun moment. Mais elle ne voulait pas de sa sincérité, elle aurait préféré qu’il mente. Elle voulait entendre ce qu’elle avait envie d’entendre, et elle n’avait certainement pas envie de se présenter. Elle était elle, et lui, il la remballait, encore une fois. Elle ne comprenait pas ce qui n’allait pas. Ce qu’elle n’avait pas pour lui plaire. Elle n’y avait pas réfléchi non plus. Rafael n’était pas son modèle de beauté, mais il était son idéal de perfection. Elle recherchait un homme beau, grand et fort qui changerait sa vie. Mais l’infirmier n’était ni beau, ni grand, ni fort. Il avait du charme, indéniable, il était un grand homme, bon samaritain, et il était fort, fort naïf. Un prince sur un cheval blanc en somme. Ayant grandi avec les Disney et ayant écourté son enfance, on n’avait pas eu le temps de lui dire que les contes de fée n’existe pas. Qu’elle devra se bouger pour obtenir ce qu’elle veut. Que si elle veut du changement dans sa vie, c’était à elle de l’apporter. L’aide ne viendra que par la suite. Et peut-être ne viendra-t-elle jamais, mais qu’elle ne devrait pas abandonner aussi vite.

Il semblait affligé. Mais elle ne l’arrêta pas tant qu’il était dans ses explications. Pas qu’elle a besoin de le savoir, car elle comprenait. D’habitude, c’était elle, qui quittait le lit à l’aube pour filer au boulot. Pas dans une panique total, mais dans le stress. Impossible à déterminer la nature, mais elle n’aimait pas, elle ne voulait pas se retrouver en face de sa conquête de la nuit. Pour elle, ça semblait naturel d’agir de la sorte. Sauf quand ce tort lui a été fait à elle, évidemment. C’est là qu’elle se rendait compte que quand les sentiments s’ajoutaient à l’acte, on pouvait le prendre mal. Et dans son cas, vraiment très mal. Pourtant, elle fut compréhensive. Elle se retint de ne pas rire quand il avoua que c’était sa première fois. Elle se tut pour le laisser parler. Et elle ne l’agressa pas. Enfin, presque pas. Son Tu me connais, c’est ça ? déclencha l’éruption dans sa tête. Elle ne réfléchit même pas et laissa sa main trouver la joue du jeune homme, d’une force. La gifle, il la garderait pendant quelques jours. Du moins, elle l’espérait et croiserait les doigts pour. Elle s’immobilisa et lui fit volte-face, un sourire enfantin sur le visage et ses manies d’enfant. Salut Rafael ! Et ses traits aimables s’envolèrent en un instant, avec la fille qu’elle était auparavant. Ses yeux reprirent de la dureté, sa bouche souriante se remplaça par des lèvres pulpeuses mais indifférentes, tandis que sa posture se raidit pour grandir de quelques centimètres. Elle tourna les talons et se remit à marcher devant, séchant ses yeux humides d’un revers de main de façon furtive. C’est Shukar, si tu l’as toujours pas compris. Elle faillit glisser une insulte mais la retint du bout des lèvres juste à temps. Ce n’était peut-être pas le meilleur moyen de converser, les insultes. Bien qu’elle doutait que les gifles le soit réellement. Mais ce qui est fait est fait, comme on dit. Panique, si tu veux, gars bien. Après, tu pourras peut-être parler comme un vrai mec. J’entends par là, sans être impressionné par une femme de dix-sept ans.

Le froisser dans son égo ? Pourquoi pas. Si ça pouvait le faire réagir, le secouer pour une fois. Si ça pouvait réveiller quelque chose en lui qui le rendrait moins mou et plus impliqué. Qu’il s’énerve, tiens, son apparence calme l’exaspérait en elle-même. Elle bouillonnait, alors oui, elle était sur l’offensive. Elle n’a pas l’habitude de ré agir mais quand les affaires la concernent vraiment, elle y met son cœur. Elle qui reste habituellement mystérieuse et espiègle, elle était loin de son indifférence habituelle. Ta première fois … Un sourire se montra timidement sur son visage. Elle ne se priva pas de profiter silencieusement de cette petite victoire.

Elle, elle ne s’en voulait pas. Pas un chouïa, même, de lui avoir retiré le souvenir de sa première fois. Elle lui avait peut-être apporté les verres, elle ne l’avait jamais obligé à les boire, loin de là. Elle, elle avait beau avoir bu quelques bières, elle se souvenait de toute la soirée, et de toute la nuit. Et c’était peut-être le pire de l’histoire. Savoir qu’on a passé une bonne soirée avec quelqu’un, pour au final, être le seul à s’en rappeler. Et elle n’avait pas envie d’évoquer cette soirée à voix haute. Elle aurait voulu y penser tout bas, sourire bêtement, croiser le regard de Rafael qui serait aussi entrain de sourire bêtement. Tout simplement, de façon naturelle. On ne pouvait forcer totalement notre destin, surtout lorsqu’il était lié à quelqu’un d’autre. T’es sûr de pas vouloir une première fois dont tu te souviendras ? Ou, comment perdre totalement un garçon déjà totalement paumé en matière de comportements féminins. Mais ce n'était pas son problème, s'il ne comprenait pas les filles.

Sa seule exigence, c'est qu'il la comprenne elle. Parce qu’elle ne se pensait pas comme toutes les autres. Elle avait toujours cru être née de travers, avoir des idées différentes de tout le monde et se sentir un peu exceptionnelle comme si personne n’avait été aussi géniale qu’elle dans ses connaissances. Et pourtant, demandez-lui ses trois plus grandes qualités, ou ce qu’elle pourrait apporter à quelqu’un, elle ne saurait pas vous répondre. Parce qu’elle est trop obstinée à voir ce que les autres ont à lui apporter, qu’elle oublie parfois le retour qu’elle devrait apporter en contrepartie pour un juste échange. Il serait temps qu'elle se mette au service de l'autre au lieu de mettre à l'oeuvre son asservissement ... De mon avis propre, ça ne sera pas pour aujourd'hui.

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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Mer 23 Juil 2014 - 4:07


The kids aren't alright




Il commençait tout doucement à comprendre. Londres était grand. Merde. De toutes les personnes il avait fallut qu'il tombe sur elle. Il aurait dû manger ses cookies debout, en chemin: se prendre un poteau aurait même été plus sensé que cette 'discussion' qui allait les mener nulle part. Que faire, que dire ? Transplaner ? Non. Même si les visiteurs semblaient avoir déserté leur petit coin de Paradis, il ne le pourrait pas parce qu'il avait déjà fuit une fois et, quand bien même il était mal à l'aise, il ne pouvait décemment lui faire le coup une deuxième fois. Il n'était pas comme cela. S'il avait été sobre, peut-être ne se serait-il rien passé ou peut-être l'inverse. Il avait du mal à se souvenir de la jeune femme qui semblait pourtant bien le connaitre et espérait tant de sa personne. Il n'était pas aveugle à ce point. « C'est bon, je vois qui tu es. » Il agissait comme un enfant qui avait fait une grosse bêtise: ce qui était le cas. Des bribes de souvenirs lui revinrent en mémoire et certains dataient même du château.

Remettre sa mémoire en marche était difficile parce qu'il n'avait pas forcément envie de se souvenir. Mais il se souvenait et en rougissait. Bon sang que cette situation le rendait mal à l'aise. Il se souvenait également d'une petite tête brune à Poudlard. En avaient-ils parlé de 'ça' aussi ? Elle n'avait pourtant pas l'air bien dangereuse mais son comportement avait été, à l'époque, un peu dérangeant. Il avait l'impression de se retrouver devant une enfant qui l'avait désigné comme crush pendant toute une année et qui se retrouvait ... déçue en réalisant qu'il n'était pas le prince charmant. Misère. Si ses calculs étaient bons elle avait dix-sept ans. C'était quoi son problème à lui de s'être laissé aller et de ne pas voir ce détail. Rafael était un cas désespéré. Il était généralement abordé par des gars qui le pensaient gay ou par des femmes qui n'étaient pas du tout son genre. Son genre. Quel était son genre à lui ? Il n'en savait rien. Pourtant, ses souvenirs qui lui revenaient sous forme d'un mirage lui soufflaient qu'il avait plus qu'apprécié leur moment d'intimité partagé.

Il ne savait juste pas ce qu'elle attendait de lui. Il grimaça lorsqu'elle lui rappela ce qu'il détestait tant chez elle d'un ton cassant. « Qu'attends-tu de moi Shukar ? Si t'es pas enceinte, j'vois pas pourquoi la situation t'énerve autant. » Il était agacé, s'énervait parce qu'il ne voyait vraiment pas pourquoi il devait lui rendre des comptes. « Et ne me mens pas. Je suis infirmier. Enfin j'imagine que tu le sais. » Ou comment jeter le pavé dans la marre. Il détestait avoir tord et là, il avait tord. Et en plus il s'y prenait comme un grand boulet. « Tu préférais que je reste pour te dire 'désolé, ça n'aurait jamais du arriver mais c'était sympa cette nuit ' ou que je te mente ? » Il s'enterrait et il le savait. « Quand vous larguez les mecs y'a aucun problème mais dès qu'on a le malheur de mal se comporter, on est des salauds. Hein que quoi ? » Il avait fait semblant de pas entendre sa dernière phrase. La rougeur colora à nouveau ses joues. Ils s'amusaient tous à le rendre mal à l'aise à cause de son manque d'expérience. Le jeune homme bu une autre gorgée de café et jeta le gobelet déjà vide dans la poubelle qu'ils venaient de croiser. Quand allaient-ils comprendre que ce n'était pas drôle, qu'il ne savait plus que penser de leurs jeux, de leur façon de penser bien tordue ? Il n'était pas psychologue et n'avait pas envie de le devenir. Il n'avait pas envie d'être un salaud mais savait qu'il devait en avoir l'apparence pour la jeune femme à ses côtés. Il ne savait pas quoi lui dire et préféra croquer un cookie. « J'aurais pas du m'énerver contre toi. », commença t-il en regardant le ciel bleu au-dessus de leurs têtes. « Mais j'aime pas quand on joue avec moi. J'ai pas joué. J'avais rien promis. J'étais bourré. » Et elle avait encore eu la chance qu'il n'ait pas fait de crise de panique en passant à l'acte dans la petite pièce dans laquelle ils s'étaient retrouvés.

Sauf qu'elle n'avait peut-être pas joué avec lui. Elle lui avait juste proposé ... de remettre le couvert après l'avoir vertement engueulé. Il ne comprenait plus rien. Il s'arrêta et se retourna pour lui faire face en se forçant à ne pas baisser les yeux. « Qu'est-ce que tu veux Shukar ? Si c'est des excuses, je t'en ferais tous les jours. Mais là, j'suis pas très certain de te suivre. »





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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Jeu 24 Juil 2014 - 21:02

Close your eyes and lose the feeling that's been sinking
Close your eyes and count to three
Close your eyes rewind, I know just what you're thinking
Close your eyes and think of me


Elle n'aurait pas espéré tomber sur lui. Et pourtant. Devait-elle croire que le Destin les forçait à les rassembler ? Dans le fond de sa pensée, elle l'espérait. C'était une nouvelle chance, un nouveau départ peut-être car ils n'avaient jamais vraiment parlé à cœur ouvert. La dernière fois, c'était au bar où Shukar l'avait - elle l'avouait - fait boire plus que de raison. Peut-être pensait-elle que c'était un moyen de gagner sa confiance. Elle n'avait pas envie d'être rejetée. Qui adorait ça ? Cependant elle s'en voulait. Elle aurait voulu faire les choses bien, elle aurait voulu la rencontre, le coup de foudre, et les petites choses qui vous rendaient de plus en plus amoureux au fil du temps. Elle aurait voulu les premières semaines où on se sentait totalement bien dans sa peau, où la confiance nous emplissait l'esprit tandis que la confiance nous poussait à nous jeter d'une falaise en fermant les yeux, et en sachant qu'en bas, on ne se rétamerait pas la figure parce que quelqu'un serait là, à attendre les yeux plein d'espoir. Elle avait sauté, elle, sans son parachute. D'habitude, elle triche, elle le cache et le dévoile au dernier moment pour s'en sortir seule. Là, elle avait voulu être honnête, et elle avait mal. Rien que le fait qu'il ne l'a reconnaisse pas. Elle n'était pas maquillée, pourtant. Elle n'avait pas cherché à enfiler un déguisement. Et le voilà qui agissait avec elle comme s'ils se rencontraient pour la première fois. Formalités, conversation distante et inintéressante. Elle se décomposait. Sa confiance en elle avait pris un coup et elle se tut. Parce qu'elle n'était pas assez mature que pour se contenir et accepter. Abandonner n'était pas non plus une option. C'était ce que lui soufflait son cœur en tout cas.

La claque était partie toute seule, mais il n'avait pas même bronchée, encaissant. Elle passa une main dans ses cheveux, essayant de cacher son malaise alors qu'il tentait également de dissimuler le sien. Mais des deux, elle se sentait la plus atteinte. Ce n'était qu'une défaite de plus. Elle n'était pas réellement fair-play envers lui, même si elle refusait de l'admettre à voix haute. Elle lui reprochait des choses, oui, parce qu'elle était même mauvaise perdante, et même de mauvaise foi.
Elle était entrain de vivre sa première peine de cœur, et n'avait pas réellement envie de partager avec lui. Parce qu'il en était la cause. Parce qu'il était, dans son sens, parfait. Il était bon. Et Dieu sait qu'il est plus facile de faire le tour de monde que d'être ainsi, bon et gentil. Parce que oui, il semblait naïf, à moins qu'il pardonne sans rancune - ce qui était plutôt difficile à croire pour elle. Son regard se perdit un instant sur lui et elle ne put s'en détacher. Il avait ce charme qui, derrière ses airs maladroits et un peu simplets, lui embrasait la tête. Et elle ne savait s'en défaire. Son prénom, dans sa bouche, sonnait incroyablement bien. Lui qui avait toujours été légèrement agressif, on aurait dit qu'il arrondissait les angles. Elle l'écoutait parler. Et elle se rendait compte à quel point elle avait tord, et de la façon juste mais horrible dont il la percevait. Mentir pour une grossesse ... C'est une idée de génie qu'elle aurait pu avoir, mais qui était, une fois de plus un mauvais comportement. La jeune fille baissa les yeux. Non, elle n'était pas enceinte parce que non, elle ne voulait pas être enceinte. Prête à porter un enfant ? Mais vous avez bien vu Shukar ? Vous avez bien vu comment elle a déjà du mal à s'occuper d'elle-même ? Mère de dix-huit ans, à la rue, sans revenu fixe, sans personne pour la soutenir. Elle serait bien joyeuse, l'enfance du gosse ! Non, je ne suis pas enceinte.
Et malgré tout, l'idée d'avoir un enfant ne l'avait pas dérangé.

Ses paroles ne la blessaient pas. Il était dans une petite colère, ses mots étaient justes mais il était en colère contre lui-même. Il n'aurait pas dû. Il ne devait pas, en fait. Pourtant elle ne dit rien. Elle préférait ça plutôt qu'il l'engueule elle, sur l'instant. Elle n'aurait pas tenu le coup. Elle se serait enfuie, sans rien dire, comme d'habitude. Elle aurait fait comme dans le temps, elle serait restée muette, attendant qu'on la démonte et qu'on se lasse de la démonter. Alors après, elle pouvait se relever lâchement, sans aucune fierté, et se faire oublier petit à petit. Lasser tellement qu'un jour, ils cesseraient parce que ça ne serait même plus amusant. Un bien joli souvenir qui lui remontait en plein dans la face. Et qu'est-ce qu'elle s'était promise de faire ? Rendre les coups à ses adversaires, à ses bourreaux qui l'avaient tant humilitée. Les mettre à genoux, leur faire ressentir ce qu'elle a éprouvé alors qu'on la coinçait dans un coin pour la blesser psychologiquement, et physiquement. Jouer avec les sentiments d'autrui comme on jouerait à un jeu de société, en trichant.
Elle avait triché avec Rafael, un peu. Et si elle ne s'en voulait pas, elle n'avait pas forcément compris qu'il aurait pu être blessé lui, dans l'histoire. Que devant ses volontés à elle, il y avait ses volontés à lui les concernant. Et qu'elle ne pouvait pas forcer la volonté d'autrui, ni la tromper par l'alcool, même si c'est un vieil ami.

Elle se tint le bras gauche, se sentant coupable. Coupable et peinée. Bien joli cocktail. La jeune fille continua à le laisser parler. Il était lancé, autant qu'il déballe tout et qu'elle expose toute sa pensée sur ses mauvais comportements. Et elle en aurait pour un petit moment ...
Lorsqu'il la prit en joute, face à face pour s'exprimer clairement, elle ne se décomposa pas. Parce qu'il venait de se heurter une nouvelle fois à ses sentiments. Elle n'était pas claire pour qu'il demande une nouvelle fois ? Elle n'était pas assez minable pour qu'il ne l'oblige en plus à y passer les mots ? Elle était déconfite, mais il arrivait encore à la mettre hors d'elle. Bon Dieu, mais il ne réfléchit pas ! A-t-il au moins des neurones ? Si elle le regardait avec de grands yeux sur le moment, plein d'incompréhension, ils se fermèrent vite en une fente pour montrer sa colère. Ahhh, parce que tu crois que c'est un jeu ?! Tu crois que ça m'amuse de me contenir de te mettre des claques ? Tu crois que c'est facile d'essayer de t'expliquer un truc totalement évident que t'as même pas encore saisi ? Tu m'énerves ! Tu ne SAIS pas à quel point t'es énervant ! Et non, je ne joue pas avec toi. Et garde tes excuses pour toi. Et bordel, ouvre les yeux ... sinon je vais pas pouvoir tenir cette conversation. Parce qu'elle sent son cœur faillir doucement, il a raté un battement.

Elle s'arrête de marcher, elle a besoin de s'asseoir un instant, parce qu'elle ne sait pas si c'est le déluge d'émotions qui se déroule dans son cerveau, ou parce que ses membres flageolent qu'elle a l'impression qu'elle va s'évanouir dans la minute. Elle se laisse tomber sur le banc le plus proche occupé par un vieux monsieur nourrissant des canards, un journal moldu posé à ses côtés. Il a l'air embêté par cette intrusion dans son espace, mais ne dit rien. Le stress de la situation lui parcourt la moelle épinière son forme de frissons alors qu'elle ferme les yeux pour respirer profondément. Je me sens pas très bien. J'ai .. Je. T'approches pas, Rafael. T'en as assez fait, c'est de ta fau ... Et dans sa tête, c'était comme si elle s'était vidée, d'un coup. Plus de son, plus d'image, plus d'odeur, plus de goût, plus de ressenti. Off. Redémarrer.

Ses paupières lui semblent lourdes mais elles s'allègent avec les secondes. Un maux de tête lui pèse à l'intérieur du crâne. Ah oui, tout lui revenait. Elle pouvait rester un petit peu comme ça, peut-être jusqu'à ce qu'ils partent tous les deux ... Mais elle ne devait pas rêver. Bien sûr qu'il resterait jusqu'à ce qu'elle se réveille. Il était maladroit, mais certainement pas assez salaud pour la laisser là, comme ça.
Elle cligne des yeux pour savoir s'habituer à la lumière, et puis les ouvre. Elle se redresse sans un mot. Deux doigts sur chaque tempe suffirent à diminuer son mal de tête et elle se releva, malgré les membres endormis. Chut, laisse-moi parler, tant que j'ai l'esprit clair, et un peu de courage. C'est pas de ta faute. C'est la mienne. T'as le droit d'être en colère contre moi. J'aurais pas dû te faire boire plus que de raison. J'aurais pas dû attendre quelque chose de toi. Et si sa colère s'était envolée, sa peine était restée, bien ancrée en elle. Mais elle n'allait pas la montrer, non, elle était une grande fille assez mature pour se contenir. Et elle avait déjà été assez ridicule pour aujourd'hui.
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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Mer 27 Aoû 2014 - 1:37




Faisait-il exprès de ne pas comprendre, de ne pas voir où elle vouait en venir ? Rafael fronça les sourcils pour mieux se concentrer, réfléchir. Il n’aimait pas cette situation, la situation dans laquelle elle l’avait embarqué. Il cherchait encore un moyen d’échappatoire parce qu’il ne voulait pas la blesser sans savoir qu’il l’avait déjà fait. Qu’était donc la solution ? La solution miracle ? Y en avait-il seulement une ? Il n’arrivait même pas à trouver les mots justes pour s’exprimer parce qu’il n’avait jamais vraiment eu d’aventure en dehors de celle-ci. L’idée ne lui était même pas venue en tête. Sa concentration s’était fixée soit sur les études soit sur le fait d’éviter les problèmes ce qui lui allait plutôt bien. Et là, il se retrouvait dans les problèmes avec un P. Elle l’avait accusé en s’énervant et lui s’était énervé pour s’excuser en suite. Et maintenant ? Et maintenant il voulait reculer d’un pas. De deux. Il était mal à l’aise et d’une maladresse sans nom.

Il mentait un peu. Il aimait bien sortir de temps en temps. Cela lui était déjà arrivé d’aller boire un verre mais cela s’arrêtait généralement là. Il savait ses limites, du moins pensait-il le savoir jusqu’à l’autre jour. S’il était sorti, buvant jusqu’à plus soif, c’était soit qu’il passait une bonne soirée soit qu’il était malheureux et Rafael n’avait rien d’un déprimé. D’autant plus que tout allait bien dans sa vie : ses parents étaient en vie, son père ne se surmenait pas trop et sa mère lui donnait des nouvelles assez régulièrement pour lui dire que tout allait véritablement bien. Il aimait son travail et son chat était toujours en vie. Du moins… il faisait ses vieux jours tranquille. La tranquillité. C’était ce qu’il avait recherché depuis le début de sa vie sorcière et voilà que tout était chamboulé. Il pouvait admettre deux choses : la jeune femme était des plus ravissantes et qu’elle ne l’avait forcé en rien. S’il s’était réveillé à ses côtés le lendemain de cette ‘fameuse’ soirée, c’était qu’il avait été d’accord … ou du moins qu’il était peut-être trop éméché pour la repousser avec beaucoup de vigueur. L’un comme l’autre ce n’était pas un crime et, bien évidemment, l’admettre ne lui fit pas se sentir mieux. Les relations. C’était tout nouveau pour lui.

La gifle aussi. Il était toujours surpris et pas vraiment en colère de cette réaction spontanée mais savait très bien qu’il lui serait impossible d’être à nouveau en colère contre la réaction d’un être blessé : Shukar. Voilà ce pourquoi il s’était concentré sur ses études, sur son métier. Il n’était pas pour autant hermétique à tout sentiment. Il ressentait la peine, la colère, la joie, la tristesse. Il se refusait juste le sentiment amoureux qui était, d’après lui, beaucoup trop compliqué à gérer. Il voulait d’une histoire comme celles de ses parents. Le jour ou quand tu la vois, tu sais. C’est ce qu’il souhaite parce qu’ainsi, c’est beaucoup plus simple et il ne blesse (presque) personne. Il sait qu’il fera des gaffes, qu’il pourra blesser la seule et l’unique mais il ne pense pas l’avoir trouvé en Shukar. Pourtant, il peut l’admettre : elle est jolie. Très jolie. Ce n’est pas qu’il ne ressent rien. C’est juste qu’il ne ressent pas ‘ça’. La gifle aurait dû le mettre sur la voie, aurait dû lui transmettre spontanément ce message. Message qui aurait peut-être parut clair et net pour un connaisseur. Mais qui sont-ils pour penser connaitre une femme ? Ils ne sont que des hommes … et lui aussi. Cette gifle l’a laissé muet d’incompréhension. Et les techniques de défense s’étaient mises automatiquement en place. Il s’était enfin énervé. Cela restait de l’énervement diplomatique mais il avait exprimé son point de vue on ne peut plus maladroit avant de s’excuser.

Qu’en était-il maintenant ? Telle était la question presque philosophique du jour. La réponse à sa première attaque le rendit coupable de tout ce qu’il venait de se passer en une phrase. Sa maladresse était digne d’un … d’un géant malade. Mettre l’hypothétique enfant en cause était moche parce qu’il savait qu’il aurait assumé si cela avait été le cas. Quelque chose dans le regard de Shukar lui disait que cela aurait pu fonctionner à deux même si, pour tout dire, l’idée d’être avec quelqu’un l’avait longtemps bloqué. Il avait tellement volontairement mis sa vie sentimentale de côté qu’il se sentait un peu bête de s’être mit dans cette situation. Et quand bien même il aurait voulu lui dire tout ça, elle s’était à nouveau emportée, le faisant sursauter. Elle attaquait à nouveau et le malaise ressenti redoubla. Il comprenait tout en ne voulant pas comprendre. Il n’était pas idiot. Il avait compris dès l’instant de la gifle. Il avait juste eu besoin de temps pour tout digérer. Quelque part, pour lui, elle restait la petite fille qui le suivait parfois à Poudlard. Et cela avait quelque chose de troublant de se dire qu’elle n’était peut-être pas la seule et que, dans sa grande naïveté, il n’avait rien remarqué jusqu’à récemment. Il était toujours un peu perdu de cette découverte. Et il culpabilisait parce qu’il lui avait fait mal sans le vouloir consciemment. C’était arrivé et il ne l’aimait pas. Du moins pas comme elle aurait voulu qu’il l’aime. Il avait été cruel car ignorant et maintenant il était déstabilisé, ne sachant que faire alors qu’elle lui ordonnait de reculer.

Qui était le fautif ? Rafael se passa une main dans les cheveux, tentant de trouver les bonnes paroles mais fit choux blancs. S’il était infirmier, il était bien incapable de soigner les peines de cœur. « C’est pas de ta faute. », lui murmura t-il après la fin de sa tirade. « J’ai… » Il réfléchissait. « J’ai jamais eu l’intention de te blesser. C’est pas de ta faute parce que ‘ça’ ne se contrôle pas. Enfin. » Il n’en savait rien pour ne l’avoir ressenti lui-même. Il s’était tellement enfoncé cette idée d’auto-protection dans la tête qu’il en avait oublié les sentiments, ce sentiment. « J’ai choisi de sortir ce soir-là. J’ai choisi de boire un verre avec toi. » Et si cela avait été prémédité ? Peu importe, il en était certain : ce soir-là, il avait décidé de discuter avec Shukar. « J’aurais pas dû impliquer l’enfant. Je ne serais pas parti. Enfin. Si tu me l’avais dit aujourd’hui, je serais resté. » Il n’avait pas fini. Il n’avait aucune idée de ce qu’il s’était passé dans la tête de Shukar pendant toutes ces années. Il ne savait principalement pas ce qu’il se passait dans la tête de la plupart des filles et des garçons. Il avait un besoin maladif de s’expliquer, de s’excuser une énième fois quitte à paraître lourd. Il se sentait coupable de ce qu’il n’avait jamais souhaité : blesser quelqu’un. Cette blessure qui vous déchire le cœur : insoignable. « Je ne suis pas en colère contre toi. Je … J’ai toujours voulu éviter ça. J’ai jamais fait quoique ce soit pour attirer quelqu’un. En une année tu as dû le remarquer. Je n’ai jamais voulu être un bourreau des cœurs pour ne pas avoir, un jour, à en souffrir. Je le suis aujourd’hui bien malgré moi. C’est sûrement égoïste mais j’ai toujours cherché à me protéger. C’est le métier de mon père mélangé à l’arrivée dans ce monde inconnu. J’ai pas peur de tout. Je ne suis pas comme ça. » Son regard se posa sur la jeune femme et il se senti mal. « Je suis juste pas fait pour … aimer quelqu’un. » Il n’était pas désespéré. Il était juste coupable et profondément mal à l’aise de ne pas savoir comment se comporter comme tout être humain normal. Il avait peut-être juste au fond : de quoi n’avait-il pas peur ? Et là, tout de suite, aucune réponse ne lui vint. Il avait peur des relations humaines, de blesser les autres, d’être blessé et de se retrouver incapable d’y remédier. Il était peut-être temps d’aller voir le Dr Cabble. Car en évitant l’inévitable : il arrivait sans qu’il puisse l’éviter.


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MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Mar 9 Sep 2014 - 1:11

So leave me in the cold
Wait until the snow covers me up
So I cannot move
So I'm just embedded in the frost
Then leave me in the rain
Wait until my clothes cling to my frame
Wipe away your tear stains
Thought you said you didn't feel pain


Si elle avait pu, elle aurait transplané sur le champs. Elle aurait voulu disparaître, s'enterrer six pieds sous terre, rentrer chez elle en courant les yeux embués et se réfugier dans ses draps, dans sa chambre, ou dans les draps de ses parents. A l'abri. Protégée par eux, comme d'antan. Elle était frustrée, honteuse, peinée et pleine de remords. Une tonne de sentiments volontaires et contradictoires qui bouillonnaient en elle et qu'elle contenait, encore et encore. Prendre des coups avait toujours été quelque chose de simple pour elle. Rien de ce qu'on pouvait lui faire n'égalait la perte de son père. Ce sentiment qui vivait en elle, profondément, ne pouvait pas être nommé, mais il la bouleversait quelle que soit sa force. Cette tige aiguë qui s'était insinuée en elle et qui la tordait. Son âme était intacte mais son cœur, irrécupérable. Il était tout ce qu'aucun homme ne serait jamais à ses yeux. Il avait les plus merveilleuses des qualités, et les pires des défauts à la fois. Il était vivant, il était humain et il était surtout celui qui alimentait ses rêves et ses contes de fée. De ses deux parents, elle avait toujours été accrochée au cou de son père.
Elle pouvait maintenant s'accrocher à sa tombe. Elle l'avait déjà fait, mais la pierre était froide, rugueuse, blessante et pas du tout réconfortante. Elle n'avait pas son odeur, ni sa chaleur, ni son regard pétillant d'intelligence. Elle ferma les yeux, conservant ce souvenir. A cet instant, on aurait dit qu'elle avait récupéré un peu d'humanité, un peu de logique, un peu de tout ce qu'elle avait égaré dans sa fuite, en fait. On pouvait dire qu'elle semblait plus sincère, moins joueuse, moins déguisée, plus réelle. Et pourtant, on ne pouvait pas dire que la jeune fille, dans son accoutrement excentrique, semblait naturelle.

Elle regarda ses vêtements, elle étouffait, elle suffoquait dans cette peau qui n'était pas la sienne. Elle détestait qu'ils cachent tant d'elle. Sa personnalité s'envolait derrière ces vêtements trop voyants, son sourire disparaissait également, et elle ne semblait qu'être un personnage secondaire dans la vie de ses proches. Elle apparaissait de temps à autre pour mettre un peu de grabuge dans leurs vies. Comme elle avait dérangé la routine habituelle de Rafael. Et puis elle s'en allait, partie - que dis-je ! - jetée aux oubliettes car elle n'était pas si intéressante, car elle se rendait inaccessible. Elle s'approchait mais se fermait, si bien que la communication était toujours erronée. Elle n'était pas ce qu'elle jouait, elle n'était pas ce qu'elle portait, et mieux encore, elle n'était pas celle qu'elle croyait être. Elle avait besoin de sa Maman, de sa soeur, d'amis - et ça pouvait vous paraître stupide - mais elle avait également besoin d'objectifs dans sa vie. Errer. Il en était fini de marcher sans but, de tendre vers rien du tout, de rentrer dans tous les moules qu'on lui proposait, telle une contorsionniste. Elle s'était montrée douée dans cette discipline, mais ça ne la menait à rien, à moins qu'elle ne veuille devenir une bête de cirque. La jeune fille leva les yeux vers Rafael. Il avait beau parler, elle ne l'écoutait plus. Elle le regardait les yeux un peu brillants, voyant des rêves briller au fond de ses yeux et étant légèrement jalouse de n'en avoir jamais eu. La jeune femme açquisa quand elle eut l'impression qu'il attendait une réponse, un peu ailleurs. Et il conclut sur la chose la plus stupide que Shukar ait entendu dans sa courte vie. Pas fait pour aimer ? C'est ta réponse, c'est ça ? Shukar, je te remballe, pas parce que tu ne m'intéresses pas, mais parce que je suis pas fait pour aimer ? Après le titre de mon plus MAUVAIS réveil, je t'offre le titre de la plus MAUVAISE excuse de râteau au monde ! Elle posa un temps d'arrêt et se rendit compte de son malaise. Une demi-seconde passa, elle avait une idée. C'est normal de vouloir se protéger ... la jeune fille se mordit la lèvre, cherchant les mots justes pour ne pas le blesser mais tout de même lui faire comprendre. mais tu dois lâcher-prise, parfois ... C'est comme, je sais pas moi ... C'est quoi la pire folie que t'ai jamais fait ? Le sentiment le plus fort que t'ai jamais ressenti ? Qu'est-ce qui t'amuses ? Qu'est-ce que t'as toujours rêvé de faire que tu n'as jamais osé ? Parce qu'en cette jolie après-midi, ils allaient la réaliser.

Rafael était quelqu'un d'un peu coincé, de trop juste, de trop sécuritaire. Il était une Maman Poule tant avec ses élèves qu'il ne l'était avec lui-même. Sauf qu'une vie sans risque, une vie sans bleu, une vie sans folie ne pouvait décidément pas exister, surtout aux côtés de Shukar, qui n'hésitait pas à se booster à l'adrénaline quand elle en avait envie. Un film d'horreur seule dans une salle de cinéma moldu, faire du stop au milieu de nulle part simplement pour rencontrer des gens - et espérer que ça ne ça soit pas des tordus -, entrer dans les coulisses d'un spectacle pour se faire passer pour quelqu'un de connu et poser ses exigences, voler en magasin, s'introduire dans des voitures pour y passer la nuit, rentrer dans un club de strip-tease féminin, faire un numéro improvisé et ressortir les poches pleines .. Et la liste pouvait se poursuivre encore longtemps. Certains étaient des défis, d'autres sortaient de sa propre tête pour l'amuser quand elle trouvait sa vie fort monotone. Allez j'en ai marre d'être assise à pleurer et à me lamenter sur ma vie pourrie. Suis-moi !

Et la jeune fille repartit en arrière, en direction du pont. Le Tower Bridge était un paysage qu'elle ne qualifierait pas de magnifique. Mais il fallait dire que ce pont majestueux dans cette atmosphère de fin d'après-midi, où les oiseaux chantaient, où l'eau s'écoulait, où la musique du marchand de glace tournait en boucle au loin. Même si la circulation était proche, ce parc était un petit coin agréable où on oubliait vite le décor entier. La jeune fille monta sur le muret plutôt large mais arrondi qui était la seule chose qui les retenait de la Tamise. Elle n'avait pas peur du vide, et c'était tant mieux pour elle. Car le vent soufflait des bourrasques par moment. Arrête de te crisper, relâche-toi ... ! Elle tourna le dos au vide pour lui tendre la main. Monte. Promis, je ferai pas semblant de te faire tomber.
La jeune fille ne jouait pas les acrobates pour elle, à ce moment-là. Elle voulait lui faire prendre des risques, elle voulait le libérer de son cocon de sécurité qui le rendait si précieux ... Et alors qu'elle tentait de le persuader de monter, il y eut une petite musique qui s'éleva dans les airs, un peu plus loin. La jeune fille attrapa la main du garçon de force, sauta du muret, et suivit la musique en courant. Un petit artiste de rue qui jouait d'un instrument à cordes. Le son intriguait les moldus qui se rassemblaient, et Shukar eut un petit sourire mi-machiavélique, mi-mystérieux. Tu m'invites même pas à danser ? Je suis vexée ...

S'il y a bien quelque chose que Rafael devait apprendre, c'est qu'on a beau se protéger de tout, il y a bien un instant où tout volera en éclats. Et elle espérait qu'à ce moment-là, il sera assez tombé pour se relever et affronter la vie à nouveau, en restant lui-même mais en mûrissant des épreuves de la vie. Protéger par son cocon, Rafael était plus vulnérable que jamais. Et s'il se croyait à l'abri de tous les dangers, Shukar, à la vie bien ruinée par le temps et les épreuves, comptait bien lui apporter ce grain d’insouciance, d'amusement, de folie qui lui a peut-être manqué pendant son enfance. Parce qu'il faut oser dans la vie, comme en amour ... Et un gars comme lui, qui n'était soi-disant pas fait pour l'amour, devait bien gagner un peu de confiance en lui et de dextérité pour se prouver d'autres choses.

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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Sam 27 Sep 2014 - 23:05



Rafael se sentait misérable. Il avait utilisé l'excuse la plus lamentable qui puisse exister parce qu'il n'existait pas un être sur Terre qui ne soit pas fait pour aimer. Certains pouvaient ignorer ce sentiment, ne pas savoir comment s'y prendre quand d'autres pouvaient le prendre à bras le corps pour en faire le maître mot de leur existence. Cette action d'aimer pouvait être simple comme difficile, heureuse ou douloureuse et le Serdaigle avait inconsciemment décidé qu'elle serait pour lui (et pour ceux qui croiseraient sa route) difficile et douloureuse parce, que même en ayant reçu le plus beau des exemples, il s'en sentait incapable et pire encore: n'essayait même pas. Rafael était incontestablement plus doué en amitié même si aucune d'entre elles ne s'étaient construites en un claquement de doigt. Il lui avait fallut du temps ainsi que la compréhension des autres ce qui, parfois, n'avait pas été des plus aisé.

Sa rencontre avec Shukar n'avait pas forcément rendu véridique ce qu'il venait de penser. Il avait été incroyablement gêné et peut-être aussi un peu honteux de s'être fait prendre au piège par celle qui aurait été il y a quelque mois de cela: une étudiante. Elle était jeune et plus que n'importe quel autre critère qui aurait pu rendre leur relation possible, c'était celui-ci qui lui avait sauté aux yeux lorsqu'il s'en était rendu compte, lorsqu'il l'avait reconnue quelques semaines plus tôt. Il se sentait mal également parce qu'il utilisait les mauvais arguments, qu'il lui rejetait la faute alors qu'elle (et il en était certain) ne lui avait pas forcé la main. Ils étaient tous les deux adultes et Rafael avait agit en adulte (même en ayant bu) responsable. Ce n'était pas dans ses habitudes de fuir les responsabilités mais puisque Shukar n'était pas sa responsabilité, il pouvait la fuir ou du moins fuir la relation qu'elle aurait voulu qu'ils aient. "Désolé.", marmonna t-il une énième fois. "J'ai jamais su comment m'y prendre avec les autres. Enfin. Les filles ou les garçons. Enfin. Tout ça." Il avait l'impression d'agir comme le parfait petit crétin qui ne ressentait rien alors que c'était juste l'inverse. Il ne savait réellement pas comment procéder. Il nageait dans une mer de sentiments qui l'entraînait vers le le fond sans bouée de sauvetage pour l'en sortir.

Shukar était son parfait opposé. Elle lui semblait complètement, totalement libre et libérée. Il n'arrivait pas à bien assimiler encore le fait qu'elle ait pu craquer pour lui. Il était stable, gentil, peureux et renfermait parfois. Il aurait été la cage de cette liberté tant désirée. Dodelinant instinctivement de la tête lorsqu'elle approuva le besoin de se protéger, Rafael se contenta de se taire lorsqu'elle continua sur le sujet qui semblait lui tenir tant à cœur. Lâcher prise. La liberté. Et cette fois-là encore il se demanda: pourquoi lui ? Il n'eut pas le temps d'y réfléchir d'avantage qu'une tonne de questions l'assailli. Oh, oh, doucement. Une à la fois. Elle voulait être le génie de la lanterne afin qu'il puisse réaliser ses trois souhaits les plus dingues ? Non. Non. Rafael n'avait pas envie de mourir de frayeur, d'avoir une crise cardiaque. La pire folie qu'il n'ait jamais faite ? Le sentiment le plus fort qu'il ait ressenti ? Facile. La deuxième était extrêmement plus facile que la première. Et il doutait que la première lui satisfasse niveau folie parce qu'il n'avait pas la folie facile.

Rafael la suivit lorsqu'elle s'approcha du pont. Il n'avait pas peur du vide, ce n'était pas pour cette raison qu'il avait décidé, très tôt, de bannir à jamais le Quidditch des sports praticables. Le jeune homme jeta un coup d'œil par-dessus la rambarde. "Moui mais c'est possible qu'on tombe même sans que tu fasses semblant de me faire tomber. C'est ma maladresse. J'suis autant maladroit avec mes jambes qu'avec les gens." Viens chercher la subtilité, viens ! "Okay. Mais d'abord tes réponses. Enfin, j'suppose que tu te doutes de l'une d'entre elles parce que c'est quand même un peu flagrant. Un peu. Je sais pas si tu réussiras à me faire faire les trucs les plus dingues aujourd'hui parce que le sentiment le plus fort que j'ai jamais ressenti c'est hum. C'est la peur." Il n'en était pas forcément fier mais c'était sûrement le trait de caractère le plus fort de sa personnalité. "Quant au truc le plus dingue que j'ai jamais fait c'est un petit tour en bateau rien qu'à moi tout seul dedans. Un peu comme une régate. Y'a même eu la tempête un jour mais j'ai pas eu peur. C'est un des moments ou tu peux être seul avec toi-même. Je sais pas si tu aimerais mais c'est peut-être l'un des seuls endroits ou je peux être moi-même. Mais c'est p'être pas un truc très dingue enfin, ça dépend ce que t'entends par dingue, dingue. Ta définition est p'être plus dingue que la mienne." Le voilà qu'il s'embrouillait à nouveau. Il n'était même pas certain qu'elle ait entendu son déballage quand le son d'une musique s'entendit quelques mètres plus loin. Au moment où il s'apprêtait à monter ma marche du pont, Shukar décida qu'il était temps pour eux d'aller rejoindre le petit groupe dansant. Maugréant sans sa barbe non naissante qu'elle aurait pu le prévenir d'un changement aussi brusque, le blond la suivit.

Ah. Danser. C'était tout une histoire ça aussi ! Oh bien sur, il lui était arrivé de danser mais il se trouvait incroyablement pas doué et ah oui, avait-il déjà mentionné sa maladresse ? L'invitant (et bah oui) à danser quand plusieurs couples s'étaient déjà lancés sur la piste inventée, l'anglais essayait de se dépatouiller comme il le pouvait. "C'est vrai ce qu'ils disent. Il faut faire confiance en sa partenaire. Je suis tes pas hein parce que j'ai jamais dansé ça. C'est quoi le truc le plus dingue que t'ai fait ? La tout de suite le mien c'est de ne pas t'avoir encore marché sur les pieds. " Et il ne mentait pas. Il ne la connaissait peut-être pas assez bien mais malgré leurs grandes différences, d'instinct il lui faisait confiance. "Ou plutôt... le truc le plus dingue que tu voudrais faire avec le gars le moins dingue de l'Angleterre ? Parce que sauter du pont j'aurais pu le faire... en ayant vérifié qu'aucun bateau de touriste ne passe, bien sûr." Tomber dans l'eau ferait forcément moins mal et il ne voulait pas rentrer la cheville foulée parce qu'un grain de folie lui avait traversé l'esprit. Il espérait néanmoins qu'elle ne lui demande pas la lune ...


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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Sam 1 Nov 2014 - 19:16

But you, to pull away from me
you took, what I had in me you took
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Étonnamment, elle se sentait bien. Il avait beau être maladroit, il avait beau lui avoir déjà fait du mal, il était de nature saine. Shukar hésitait entre l'innocence, la bonté ou la pureté - quoique ce dernier, elle pouvait définitivement le rayer de la liste ... Son petit cœur était plein, plein d'émotions qu'elle contenait avec beaucoup de mal. Il ne fallait pas grand chose pour la faire déborder, même si elle paraissait insensible. Elle s'était donné un point d'honneur à cacher ses faiblesses. Elle avait bien compris par le passé, que s'exposer ne rendait pas les gens plus prudents, plus gentils, plus empathiques. Au contraire. Ils en profitaient, toujours, à leur avantage, pour en tirer le plus grand bénéfice. Même si ça valait des bleus, même si ça valait du mal, même si c'était torturer quelqu'un. De la nature humaine ressortait toujours cette cruauté, cette fascination pour le mal, ou cette pitié qui dévalorisait davantage la demoiselle. Rien de pire que les personnes en pitié. Elle préférait encore être rouée de coups que d'être prise en pitié. Mille fois.
Mais elle se doutait qu'un infirmier tel que Rafael ne pourrait pas comprendre. Lui ne jurait que par la sécurité. Un monde de mousse et de tapis, un monde de bisounours, suintant de niaiseries et d'hypocrisies. Shukar les connaissait aussi, celles-là. Heureusement pour elle, elle avait toujours réussi à s'en défaire, et à ne jamais se faire aveugler par leur méchanceté. Ces reines prenant tout le monde de haut, discutant dans les dos, poignardant ses amis dès qu'ils n'étaient plus dignes. Peut-être parce qu'elle avait déjà fait partie de ces gens-là ... Peut-être qu'elle n'avait jamais cessé de l'être non plus. Et sûrement que cela lui importait peu, tant qu'elle était en position de force. C'était là que ça coinçait. On ne maîtrisait pas tout, ni tout le monde. Toutes nos volontés n'étaient pas exaucées. Toutes nos prières n'étaient pas entendues. Et tous nos rêves n'étaient certainement pas entrain de se réaliser. C'était un travail. Et Shukar n'avait pas peur de travailler. Au corps s'il le fallait. Désolé. J'ai jamais su comment m'y prendre avec les autres. Enfin. Les filles ou les garçons. Enfin. Tout ça. Elle haussa les épaules, légèrement blessée. Mais pas tellement que ça. Elle aurait pu utiliser cette excuse, et elle ne l'en blâmait pas de l'avoir pensée. Ça la blessait juste qu'il voyait vrai sur elle. Elle était mauvaise. Et si elle était vraiment soucieuse du bonheur du jeune homme, elle devrait le laisser partir. Égoïstement, elle refusait. Au contraire, elle voulait se battre. Prouver à tous qu'elle pouvait devenir une bonne personne - dans le second sens de bonne, évidemment ! Après tout, l'influence d'un gars comme ça devrait la pousser à faire le bien, non ?! Elle s'y rattachait, en tout cas. Rafael allait la changer. Et toute sa vie aussi. J'ai raison de supposer que tu n'as donc jamais essayé ? Parce que c'est pas un truc inné. Ça doit s'apprendre. Il faut se tromper et s'ajuster avec le temps ... Tu te serais pris des claques. T'aurais certainement vécu de jolies petites histoires d'amour aussi ... et ça vaut la peine. La jeune fille semblait avoir retrouvé de la vigueur. L'espoir de construire quelque chose, ou simplement parler d'un truc qui la fait rêver. Elle a beau ne pas vraiment croire en l'amour, elle croyait en le coup de foudre et elle croyait en son prince charmant. Mais elle ne croyait pas trop en les rencontres qu'elle faisait et qui défilait dans son lit, sous les draps. Ça, c'était simplement par luxure.

Dans son étrange costume, elle semblait flotter. Elle virevoltait, ses pieds semblant ne plus toucher le sol. Elle monta sur ce muret, ses talons hauts ne commirent pas un seul faux pas qui lui aurait valu une chute tout droit dans la Tamise. Elle inspira gouluement. Elle l'attira sur ce muret, bien qu'il semblait réticent. Elle aimait forcer les gens à prendre des risques, leur faire goûter autre chose de leur quotidien. Car elle pensait que c'était ça, la vie, sortir de son confort. Parfois, on trébuchait - ce qui équivalait ici à une petite chute dans la Tamise - soit on passait le pas en vacillant, et on retombait dans ses bottes comme dans son doux confort, agrandi. Moui mais c'est possible qu'on tombe même sans que tu fasses semblant de me faire tomber. C'est ma maladresse. J'suis autant maladroit avec mes jambes qu'avec les gens. Ce qui nous ramenait au problème véritable: fais-toi confiance, pardi. Mais elle ne dit rien et continua dans sa lancée. N'en faire qu'à sa tête, oh oui, elle était très forte pour ça ! Quant au truc le plus dingue que j'ai jamais fait c'est un petit tour en bateau rien qu'à moi tout seul dedans. Un peu comme une régate. Y'a même eu la tempête un jour mais j'ai pas eu peur. C'est un des moments ou tu peux être seul avec toi-même. Je sais pas si tu aimerais mais c'est peut-être l'un des seuls endroits ou je peux être moi-même. Mais c'est p'être pas un truc très dingue enfin, ça dépend ce que t'entends par dingue, dingue. Ta définition est p'être plus dingue que la mienne. Elle s'était arrêtée, tout de même, pour le regarder conter son aventure. Elle avait une moue chaleureuse sur le visage, le minois fier. Se moquer ? Elle n'aurait jamais osé à cette seconde. C'était personnel, c'était sincère et se moquer aurait été méchant. Je rêverais d'en faire, je suis jamais montée dans un bateau. Ni dans une régate ... Seulement dans une barque enchantée, à vrai dire.
Elle avait beau mal se comporter, elle n'avait pas un mauvais fond. Elle pouvait être même gentille, aimable, si elle y mettait du sien. Certainement que la bouille d'ange du jeune homme devait exercer un léger sortilège sur elle car oui, elle se tenait mieux que jamais ...

Cette musique l'attirait. Elle avait toujours aimé danser, même si elle n'avait jamais aimé être le centre de l'attention d'une danse. Lorsqu'elle s'était retrouvée sur scène, comme essai, elle s'était sentie faillir. Mais elle avait tenu toute sa prestation. Elle n'avait plus mis les pieds sur scène, sauf pour se faufiler dans les coulisses quand on ne l'autorisait pas à prendre l'entrée des artistes ... Mais c'était une autre histoire. Son regard d'allumée la guidait à travers les gens. Et même si personne ne dansait, elle n'hésita pas. Ce qui entraîna plusieurs couples à se former et à faire de même. Peut-être ça le tranquillisa. C'est vrai ce qu'ils disent. Il faut faire confiance en sa partenaire. Je suis tes pas hein parce que j'ai jamais dansé ça. C'est quoi le truc le plus dingue que t'ai fait ? Là tout de suite le mien c'est de ne pas t'avoir encore marché sur les pieds. Elle fut séduite. Ne se rendait-il pas compte que chaque parole qu'il ajoutait au compteur faisait monter la mise, pour elle ? Il l'avait repoussée, devant intouchable. Et ne cessait de flirter. La laissant croire. Elle n'était qu'une gamine, un peu perdue dans ses sentiments, n'écoutant plus sa raison. Qui voudrait écouter sa raison, appart le gars qui la faisait tournoyer ? Elle était synonyme de trouble-fête, de rabat-joie. Et le pire, c'est qu'il s'avère toujours qu'elle ait vu juste ... Insupportable. Ou plutôt... le truc le plus dingue que tu voudrais faire avec le gars le moins dingue de l'Angleterre ? Parce que sauter du pont j'aurais pu le faire... en ayant vérifié qu'aucun bateau de touriste ne passe, bien sûr. Elle haussa un sourcil. Vraiment ? Il la faisait chanter, là. Elle regretta. Elle aurait dû rester à ce pont. Elle aurait dû le pousser à sauter. Juste pour voir. Mais il était trop tard. Tant pis, elle saura se créer une deuxième occasion pour pouvoir le voir se jeter à l'eau, littéralement. Mais il lui offrait une possibilité de faire quelque chose de fou, à deux. Elle réfléchit. Oui, parce que tout ce qu'elle avait en tête, c'étaient les paroles d'une adolescente pré-pubère avide de se retrouver nue ... Or, même si l'adolescence du jeune homme devait être apparemment refaite en termes amoureux, elle devait le considérer comme autre chose que son coup de cœur. Du moins, si elle ne voulait pas se faire jeter une deuxième fois.

La jeune fille parcourut la rue d'un regard, réfléchissant. Une boutique en coin de rue attira son attention. Elle se retourna vers Rafael. Tu me fais toujours confiance ? Ferme les yeux. Elle le prit par les deux mains, évitant les passants en s'excusant, jetant des petits coups d'oeil derrière elle pour vérifier que sa surprise était bien ouverte. Triches pas, on y est dans trente secondes ! Son cœur battait un peu vite. Elle avait toujours rêvé d'en avoir un. Mais ne s'était jamais décidé à y entrer seules. Non pas qu'elle avait peur des aiguilles, mais qu'elle pensait qu'il signifierait plus quelque chose si elle le faisait en compagnie de quelqu'un. Elle se stoppa devant la porte. Voilà. Une preuve indélébile d'une folie passagère ? Tu l'as. T'oserais ? Ou t'es contre ce genre de ... pratique ? Elle poussa la porte et entra sans entendre sa réponse. Ce n'était pas parce qu'il la suivait qu'il était obligé de passer sur la table et de se faire tatouer. Shukar, par contre, elle semblait plutôt décidée.


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le bonheur n'était pas pour elle ► rafael
MessageSujet : Re: le bonheur n'était pas pour elle ► rafael Mar 3 Mar 2015 - 16:02



Le sentiment de culpabilité prenait doucement son envol pour laisser place à une situation toute nouvelle qui s'offrait aux deux jeunes gens. Après ce qu'il venait de se produire, Rafael ne pensait pas réellement pouvoir passer du temps avec la jeune femme sans qu'elle ne l'envoie balader avec un regard encore et toujours lourd de reproches. Il lui avait fait mal : il en était plus ou moins conscient. Il ne l'avait pas fait exprès et, pour être honnête, il aurait préféré qu'elle ne ressente autre chose pour lui qu'une ... qu'une simple amitié même s'ils ne se connaissaient pas véritablement, enfin. Elle l'avait repéré depuis Poudlard. Bien. Et lui. Beeen. Il fallait avouer que la situation était un brin compliquée. Il essayait d'avoir les bons mots, les bons gestes tout en réussissant à se foirer comme un jeune premier. Elle était ... son premier tout.

Il l'écoutait sans trop savoir où se placer dans ce qu'elle lui disait. Alors les peines de cœur faisaient du bien ? Ça en valait la peine ? Il était mitigé, préférait son statut de celui qui ne voulait toucher à rien pour ne pas être blessé en retour que la tactique de la jeune femme. La discussion le gênait un peu alors il prit un ton plus léger pour la regarder bizarrement lorsqu'elle lui avoua qu'elle n'avait jamais testé la navigation. La mer avait quelque chose de dangereux mais elle avait ses bons jours aussi. Comme eux, en fait. "Tu devrais essayer. L'air marin fait du bien après la pollution et la crasse de Londres. La mer a surtout l'avantage d'être un endroit tranquille. Tu peux réfléchir si t'as envie, prendre des risques, si t'as envie. Si tu veux essayer un jour, j'te conseille d'y aller d'abord sur une mer peu agitée. Peu. Parce que quand c'est plat, c'est chiant." Ah. Pardon. Ce n'était pas le pire des gros mots mais, tout de même, on était loin du petit Rafael tout gentil tout crème. Et, en même temps, il disait qu'une mer calme était chiante, pas que quelqu'un de vivant l'était même si la mer était vivante. Enfin... il se comprenait. C'était le principal.

Et ils avaient dansé. Avait-il apprécié ou détesté ? Il appréciait la compagnie de Shukar mais appréciait-il danser ? Aucune idée. Il était trop concentré sur le fait de ne pas lui marcher sur les pieds pour tenter de trouver une réponse à cette question. C'était... étrange. Il était étrange. LA question lui était venue spontanément. Lui qui réfléchissait tant n'avait pas réfléchi aux conséquences d'une simple demande comme celle-ci. Il ne pensait pas à mal. Il était comme un enfant parfois perdu, parfois prudent, parfois spontané sans prendre vraiment conscience des dégâts qu'il pouvait faire autour de lui. L'infirmier hocha prudemment la tête lorsqu'elle le lui demanda. S'il lui faisait confiance. Bien sûr. Enfin. Lui avait-elle donné une raison de ne pas lui accorder sa confiance ? Ce qu'il s'était passé l'autre soir ? Oui. Bon. C'était du passé, non ? Aujourd'hui. Aujourd'hui lui avait-elle donné une raison de se méfier d'elle. Non. Malgré le début houleux de leur rencontre, rien d'extrêmement douteux ne s'était produit de sa part. "Oui.", lui répondit-il en estimant qu'une parole vallait mieux qu'un geste.

Il la regarda un moment. Fermer les yeux, vraiment ? Qu'avait-elle donc en tête ? Il était curieux. La curiosité ne tue pas le chat. Il était inquiet. Légèrement. Mais ne lui avait-il donc pas dit qu'il lui faisait confiance, ne lui avait-il donc pas proposé de faire avec lui quelque chose de dingue ? Dans la mesure du raisonnable bien sur. Et Rafael était certain que la jeune femme savait désormais, plus ou moins, la limite à ne pas dépasser.

Et il ferma les yeux, se laissant guider par la brune. "J'oserais pas !", s'exclama t-il quand elle lui soupçonna l'audace de tricher. "J'te l'ai dis, j'te fais confiance. J'ai les yeux fermés là." Et le délai fut respecté, moins de trente secondes plus tard, il entendit le son d'une porte s'ouvrir. Ils étaient arrivés quelque part. Où l'avait-elle donc emmené ? Pratique ? Il ne paniquait pas. Elle savait les limites et il avait confiance en elle. Il ne paniquerait donc pas et ne perdit pas de temps à garder les yeux fermés une fois qu'ils furent à l'intérieur de la boutique de tatouage. "J'ai pas peur des aiguilles.", si c'est ce qu'elle insinuait. Il avait vu la médecine du côté moldu, du côté sorcier. Un infirmier n'avait pas peur des aiguilles. Quelle idée. "Indélibile, hein ?", lui lança t-il avec un petit sourire en regardant la boutique d'un air curieux. Certains dessins étaient splendides, d'autres terriblement laids. "Sérieux, y'en a qui portent ce genre de trucs ?" Il secoua la tête, un peu affolé par certains dessins. Il en voulait un qui ait du sens. "J'dirais pas que j'ai toujours rêvé d'en avoir un." Il leva les yeux au ciel à la vue d'un dessin grossier de ... qu'était-ce donc cette chose ? "Mais j'en veux un qui ait un sens." Il avait une petite idée. Ce n'était pas forcément le tatouage le plus audacieux du monde mais l'audace en elle même n'était-elle donc pas d'avoir fait confiance à Shukar, d'accepter d'avoir cette folie passagère avec elle ? "Tu en fais un aussi ?" Il était curieux. En avait-elle déjà ? C'était triste à dire mais il ne s'en souvenait plus. Elle ne devait pas l'avoir emmené ici par hasard. "J'pensais à un truc par rapport au vent. Enfin. Ça rejoint ce que tu disais tout à l'heure. Enfin. Essayer, tu vois. L'imprévisibilité. Mais la liberté aussi. Mais c'est difficile de choisir tout de suite. J'en dessinerais bien quelques uns mais mes talents de dessinateur laissent à désirer. Tu m'aiderais ?" Il l'avait su tout de suite qu'elle savait dessiner, qu'elle était quelqu'un pour qui le domaine artistique avait de l'importance. Il pouvait se tromper mais qui sait, peut-être avait-il également raison.

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If you wait
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