Secret du moment


A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

Finalement, tu as plus de points communs avec Lone que tu ne le prétends.

Alors, vous savez ce que c'est ?
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: I could be yours, I could be your baby tonight.

ϟ ÂGE : 20
ϟ FONCTION : Etudiant en 6ème année.
ϟ AVATAR : Jake Cooper.


ϟ LIENS : J'ai c'que j'mérite et quelle jouissance
Tu gardes le rythme tu m'mets en transe

Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.
MessageSujet : Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Jeu 6 Fév 2014 - 1:46


Desire Hummingbird


carte d'identité
ϟ ÂGE & DATE DE NAISSANCE : 16 ans ; 17 Juillet 1981.
ϟ LIEU DE NAISSANCE : Une banlieue à l'Est de Londres.
ϟ ANNÉE & MAISON : 6ème année ; Gryffondor.
ϟ ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuel, avec une préférence pour la gent masculine.
ϟ DESCRIPTION DE LA BAGUETTE MAGIQUE : Bois de noyer noir, plume de phénix, 27 cm, rigide.

ϟ PATRONUS : Le patronus de Desire n'a pas de forme concrète, il n'a jamais dépassé le stade de la brume argentée.

ϟ AMORTENTIA : Un mélange de sueur, de tubéreuse, de lessive et de fumée.

ϟ ÉPOUVANTARD : Sa mère, avec ses cheveux prématurément blancs, son visage émacié et ses yeux fiévreux, qui se balance dans son rocking-chair en osier.
ϟ ALBUS DUMBLEDORE OU BELLATRIX LESTRANGE ? : Son père soutenait plutôt Voldemort de son temps, mais actuellement, il affirme qu'on ne peut faire confiance à une créature qui a des syndromes pré-menstruels. Desire, quant à lui, ne sait guère où se placer. Il aurait plutôt tendance à aller du côté de Dumbledore.

ϟ CELUI-QUI-SAIT OU PHILÉAS FOLENGRAIN ? : Bof... L'un comme l'autre ne lui inspire pas confiance.

ϟ SUCRÉ OU SALÉ ? : Salé.

ϟ BUT DANS LA VIE : Desire aimerait devenir quelqu'un qui impose le respect, surmonter ses petites difficultés sociales et être quelqu'un d'équilibré. Accessoirement, il recherche l'assentiment de son père.
ϟ CE QUI COULE DANS VOS VEINES : Desire est un sang-mêlé : sa mère était moldue et son père est un sorcier.
ϟ VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE : Desire est parfaitement incapable de s'occuper d'un animal.
ϟ SIGNE PARTICULIER : Desire a les dents du bonheur et quand il s'ennuie ou qu'il est plongé dans ses pensées, accoudé à une table, il a tendance à retrousser son nez avec son pouce.


physionomie

ϟ DESCRIPTION PHYSIQUE ; 
Tu as les yeux tristes, petit colibri. Tu as les yeux morts. Tu as les yeux féroces. Tu es un mélancolique brasier éteint. Ces yeux-là sont bleu-gris, ni spécialement ronds, ni spécialement en amande, plutôt en forme de sole : avec un ventre plat et un dos bombé. Parfois tu me fixes comme si tu voulais me traverser de part en part, parfois tu évites mon regard du début à la fin, comme si quelque honte te tenait au ventre. De quoi pourrais-tu avoir honte, petit colibri ? De ce corps que tu exposes avec autant de facilité ? Mais ce corps là, il est fait pour l'amour. Cette bouche, avec ces lèvres pleines, pulpeuses et ourlées, luisantes d'un peu de salive comme tu te les lèches souvent – tu vas les gercer – elles sont faites pour embrasser. Pour être mordues et pour se frotter contre la peau déjà à vif de tes caresses. Tu montres les dents ? Tes deux grosses incisives sont un peu écartées. Tu sais qu'on appelle ça « les dents du bonheur » ? Alors pourquoi tu souris si peu, Desire ? Personne ne va te réprimander si tu le fais. Pourquoi cet air si sérieux ? Pourquoi cet air si lubrique ? Tu fronces le nez, ce nez droit et étroit. Les ailes de tes narines se relèvent légèrement quand tu es contrarié. Tu as la trace d'un ancien piercing. Tu l'enlèves, tu le remets, tu laisses le trou se reboucher. J'aime bien tes pommettes marquées sur lesquelles ont pourrait se couper en les caressant, j'aime cette mâchoire carrée et ce menton de femme. Ces joues creuses et cet air d'enfant perdu que tu as.

J'aime t'agripper les cheveux, cette épaisse tignasse châtaine qui prend le pli que l'oreiller lui a donnée. Tu devrais te coiffer, non ? Ni vraiment souples, ni vraiment raides, ni vraiment lumineux, ni vraiment ternes, ils sont tantôt plats, tantôt ébouriffés. Juste assez long pour que je puisse y noyer mes doigts et te les tirer. Mais ils sont courts sur la nuque et ça m'agace quand je suis derrière toi. Ta nuque est jolie pourtant, on devine tes frêles vertèbres sous la peau pâle... J'aime tes grains de beauté. Celui au-dessus de ta lèvre, à droite, et celui sur ta joue gauche surtout. Mais aussi celui dans ton cou, ceux de ton dos et celui à l'intérieur de ta cuisse.


Tu as un corps fait pour l'amour oui. Tu n'es ni grand, ni petit, mais tu es mince, souple et flexible. Tes muscles sont fins et sec. Tu aimes le sport, non ? Ça se devine, mais on voit bien que tu ne le pratiques pas pour te muscler. Tu n'as rien de très viril mais ça me plaît pour ce que je fais de toi. Je préfère quand ton torse est imberbe, mais ta faible pilosité rase n'est pas non plus gênante. J'aime la cambrure de tes reins, tes épaules d'adolescent et tes hanches maigres. Tes bras, tes mains, tes jambes, élancés. Comme si tu allais t'envoler en sautant en l'air. J'aime cette langueur nerveuse qui te caractérise et qui imprègne tous tes gestes.


Je me fiche de tes t-shirts informes et de tes pulls trop grands, de tes chaussures râpées et de tes jeans délavés. Ton corps est fait pour l'amour et je te préfère nu, Desire.




psychologie

ϟ AIME : Son père. Sortir la nuit. Le sexe. Les morsures. Le lierre. Se promener seul. L'odeur de fumée des expériences de son père. Partir en expédition avec ce dernier. Le camping. Les ailes de poulet. Les crêpes fourrées au fromage et au jambon. La purée mousseline. Prendre des douches très chaudes. Sa chambre. Son grand-frère. Sentir son cœur battre très fort. S'arracher les petites peaux des lèvres avec les dents. Les ongles. Le bruit du vent dans les feuilles et de la pluie contre les vitres. Les longs trajets en voiture. L'été. Le sport. Se faire témoigner de la reconnaissance ou de la fierté.

ϟ N'AIME PAS : Sa mère. Passer des examens médicaux. Avoir des journées trop chargées. Les cours. Les travaux en groupe. Se faire rejeter. Casser son parapluie. Allez dans des lieux administratifs tels que le Ministère ou un quelconque secrétariat. La paperasse. S'entendre respirer. Décevoir. Échouer. Les examens. Écrire avec une plume. Le froid, la neige, l'Hiver. Faire la conversation. Être comparé à quelqu'un de meilleur que lui. Partager.

ϟ DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE ; 
« Me décrire ? Je... Je ne sais pas quoi vous dire. Hm... Il n'y a vraiment rien de spécial à dire sur moi, je crois. Je... Je suis plutôt insignifiant, en fait, je n'ai jamais servi à grand chose. Je suis loin d'être aussi cool que les autres types de ma maison ou même de Poudlard. A Gryffondor, y'a que des badass motherfuckers et moi j'ai juste l'air con à côté, en fait. Je dirais que mon seul « funny fact » c'est d'être un chapeauflou. Le Choipeau hésitait entre Gryffondor et Serpentard, ce à quoi j'ai réagi par un pitoyable « chais pas ». Je pense que c'est ce manque de... euh... d'ambition ? qui l'a décidé pour Gryffondor en fin de compte. » – Desire Hummingbird, à propos de lui-même.


« Mon fils ? Quel fils ? Mais je n'ai pas de f- Ah. Oui. Desire ! Ça me revient. Excusez-moi, je suis un peu pris par mes recherches, tout ça, vous savez... Enfin non, vous ne savez pas, vous êtes dans la moyenne. Ehm. Bref. Desire. Joli prénom, non ? C'est moi qui l'ai choisi. Hm. Que dire de lui ? Il fait très bien les sandwichs, ce que j'apprécie beaucoup chez lui parce que j'adore manger des sandwichs. Il fait bien le café aussi, même l'instantané. C'est un bon assistant en général, je dirais. Desire est plutôt dans le... hm... le don de soi. Avec moi, il est très serviable, en tout cas. Il m'accompagne dans mes expéditions, celles pour mes travaux. Il a pour tâche de gérer le campement et de ne pas me gêner dans mes recherches, ce qui est un poste très important. Comme il est sage, je l'amène souvent, il ne prend pas de place et la plupart du temps, il la ferme, à mon grand bonheur. Quoique parfois, il pose des questions idiotes, comme, par exemple « Papa, pourquoi tu as besoin de calculer la position des étoiles par rapport à celle d'il y a cent ans pour localiser les lieux de ponte des Magyars à Pointes ? » Haha, il est mignon. Qui ne sait pas ça ? Hahaha. Hahahaha ! Desire !! Il vient ce sandwich ? ! » – Rubezal Hummingbird, à propos de son fils.


« On ne se voit pas assez, Desire et moi, je dirais. Pourtant, nous nous entendons bien. Mais j'ai quitté mon père dès que j'ai eu mes ASPICs en poche et je n'y suis plus jamais retourné. Nous nous voyons en dehors de l'antre du vieux fou, hahaha. Non, non, il n'est pas méchant, il est juste, hm... peu au fait de ses devoirs de père. Mais il vaut toujours mieux que notre mère. Je plains Desire d'avoir du vivre avec elle jusqu'à ce qu'il ait... quoi ? neuf ans, je crois. Moi, j'avais seize ans quand il est arrivé à la maison. J'aimais bien l'emmerder, faut dire que c'est un vrai mélange de colère à fleur de peau et d'apathie quasi-catatonique, ce petit. Ça m'a toujours amusé de l'asticoter sans savoir s'il allait beugler comme un putois ou bien refermer sa coquille en attendant que je me lasse. Je pense qu'il a toujours le cul entre deux chaises comme gamin. Vous voyez... Je dirais que Desire hésite constamment sur l'attitude à avoir, vieux réflexe de chien battu qui ne sait plus quoi faire pour esquiver les coups de martinet. J'imagine qu'on devient comme ça en vivant avec notre mère. Il ne sait jamais sur quel pied danser alors il alterne entre le « hater » de base, la petite fiotte qui attend que la tempête passe et le type cool qu'il s'efforce d'être. Pour l'instant, il ressemble à un canot à la dérive, mais il finira bien par rentrer au port. » – Paradise Hummingbird, à propos de son petit frère.


« Hummingbird n'est pas courageux. C'est une petite frappe, un champion du drapeau blanc, un as de la fuite, un crevard de bas étage. Il fuit tout. Ses responsabilités, ses devoirs,... Parfois même ses relations. Un jour, il ne m'a plus adressé la parole sans que je comprenne pourquoi. Pourtant, on était comme cul et chemise. Je le trouvais sympa malgré ses défauts. Lesquels ? Ah bah, sa lâcheté, donc, déjà, hein, et puis aussi sa faiblesse notoire, ses soudains accès de mutisme boudeur – genre LUGUBROR tu vois ? D'un coup, comme ça – et puis le fait qu'il soit pas super intéressant comme mec... On se fait chier avec lui. Bref, un p'tit con. A la rigueur, il peut servir de faire-valoir. Pas plus. » – un ami éconduit, à propos de Desire « le planqué » Hummingbird.


« Hummingbird n'est pas courageux. Il est suicidaire. C'est un putain de taré dans sa tête des fois. Autant que l'ai connu limite fayot genre « non, on va se faire gronder, moi je rentre à ma maison », autant d'autres fois, je crois qu'il va au-delà de la limite acceptable pour faire son kéké. C'est même plus drôle ou impressionnant, c'est juste flippant. Téméraire, ouais, téméraire jusqu'à la connerie. Je sais pas trop s'il essaye de faire son intéressant ou s'il espère clamser comme ça, mais... Enfin, faut qu'il se calme, quoi. Genre traverser une voie de chemin de fer, en pleine campagne, juste au moment où un train arrive, ça le fait tripper. Et il rit à gorge déployée après, comme pour dire « je suis vivant, connards ! ». Un jour, il va juste crever, ce con. » – un ami qui ne veut pas porter le cercueil, à propos de Desire « toujours un de plus que toi » Hummingbird.


« Desire n'est pas sympa, il cherche juste désespérément l'approbation de tout le monde. Tout ce qu'il fait, je pense qu'il le fait plus ou moins par intérêt, quitte à se mettre en danger ou à mettre les autres en danger, tout ça pour sauver une personne ou faire un truc qui pourrait le faire briller en société. Il aimerait avoir des amis mais quand il est trop proche de quelqu'un il laisse tout tomber de peur de s'exposer, d'être meurtri. Le dilemme du hérisson, vous connaissez ? Le hérisson aimerait se rapprocher des autres hérissons pour qu'ils se réchauffent tous entre eux, mais en faisant ça, il se blesse sur les piquants des autres. Et puis quand il n'essaie pas de sauver le monde, Desire est en colère contre la Terre entière pour on ne sait quelle raison. Ah et puis il est jaloux, possessif... Une vraie teigne. » – une camarade de classe, à propos de Desire « l'hypocrisie du hérisson » Hummingbird.


« Moi, je le trouve sympa. Il est pas toujours évident à prendre, mais c'est vraiment le genre de type qui essaie toujours de faire de son mieux. Il est aimable, serviable, souriant, bien que plutôt timide. Je crois surtout qu'il se cherche un peu, qu'il manque de confiance en lui mais qu'il aspire à être quelqu'un de bien. Il est juste immensément maladroit par moment et puis le regard des autres le terrifie assez pour qu'il fasse des trucs qui ne lui ressemblent pas. Il vaut la peine d'être connu, Desire. » – une voisine, à propos de Desire « aime-moi » Hummingbird.


« Ah ça ! Desire veut être aimé, ouais. Physiquement, je veux dire. C'est une vraie salope. Il porte bien son prénom, c'est tout ce que je peux dire de lui. On n'a pas vraiment parlé, tu vois... Héhéhé. Allez, c'est la fin d'ma pause. A plus. » – une aventure d'un soir, à propos de Desire « c'est combien ? » Hummingbird.


« Vous avez mené votre petite enquête à ce que je vois. Peu importe ce qu'on dit de moi, je- … Non, ça m'intéresse... On vous a dit quoi ? C'est compliqué, les gens... Je ne sais jamais s'il veulent une version édulcorée de moi ou bien le vrai moi. Mais c'est quoi le vrai moi ? On se montre jamais exactement tel que l'on est aux autres, si ? Ça dépend de la personne, en plus. Je suis sûrement un peu de tout ce qu'on vous a dit. Mais je ne suis aussi rien de tout ça. La prochaine fois, venez plutôt me parler pour de vrai au lieu de fouiner derrière mon dos. » – Desire, à propos du Soi.



histoire


Ce fut un choc sourd au rez-de-chaussée qui le fit tressaillir et dressa ses petits cheveux sur sa nuque. L'enfant déglutit et se leva. Ses petites voitures étaient encore éparpillées sur son tapis jaune, orange et bleu. Desire fixa la porte de sa chambre sans oser l'ouvrir, se rapprochant d'elle à petits pas, les yeux écarquillés et le nez frémissant. Il avait peur. Peur de ce qu'il allait trouver en bas. Sa petite main se posa sur la poignée et l'actionna tout doucement comme s'il craignait que le moindre grincement ne libère des forces obscures. Le petit garçon ouvrit le battant de bois peint en vert fané et son regard plongea en bas des escaliers. Tout était calme. Rien ne bougeait sur les carreaux de terre cuite, aucune ombre ne dansait sur les murs à la tapisserie fleurie. Alors il fit un pas, puis deux. Une latte craqua et il se figea. Comme rien ne vint, il s'humecta les lèvres et appela d'une voix fluette : « M-Maman... ? » Les yeux secs, ils battit plusieurs fois des cils. Seul le tic-tac de la grande horloge rythmait le silence assommant. « Maman ? », appela-t-il à nouveau en descendant une marche après l'autre. Il détestait tout de cette vieille maison de campagne : les planches de bois rongées aux mites qui grinçaient, les gémissements de la vieille charpente quand le vent soufflait, les têtes de gibier empaillé accrochées au mur de l'escalier, l'eau qui sentait le métal rouillé, la véranda dont la verrière brisée était aussi dangereuse que froide en hiver, l'épaisse couche de poussière qui le faisait éternuer, les taches de graisse millénaire dans la cuisine insalubre, l'odeur de moisissure et de vieillesse qui planait entre les murs... Et surtout, il détestait la propriétaire. Sa mère. Bethsabée Hummingbird. C'était elle qui avait demandé à divorcer de son père – à ce jour inconnu au bataillon, Desire ne connaissait même pas son prénom – huit ans plus tôt mais pour une raison mystérieuse, elle avait gardé le nom de famille de ce dernier. Le garçon posa son petit pied sur le palier, la main crispée sur la boule de verre trouble qui finissait la rampe, tendant l'oreille. Rien sinon la pendule et les mugissements du vent sur la toiture d'ardoise. Alors il s'engagea dans le couloir, la gorge serrée, se dirigeant à pas de loup vers le salon où Bethsabée passait le plus clair de son temps à se balancer dans son fauteuil en osier, le regard perdu dans quelque abîme. Desire traversa le long couloir plein de courants d'air en prenant soin de se cacher les yeux en passant devant un horrible buste posé sur une commode – une tête grimaçante en bronze, empreinte de souffrance, qui le terrifiait. Les cheveux en bataille, plein de nœuds, le visage et les genoux sales, l'enfant semblait avoir été habillé par un fou aux goûts plus que douteux. Ses vêtements étaient d'une ou deux tailles trop grandes, semblaient avoir été portées depuis des générations, élimés et abîmés. Sur son nez, il portait d'immenses lunettes démodées à la monture dorée et ternie par les années. Un des verres était fendillé et vue la façon que le garçon avait de loucher en les portant, elles n'étaient pas tout à fait à sa vue. Desire pénétra dans le salon et son regard bleu-gris se posa sur le fauteuil en osier ; vide, il se balançait encore et à ses pieds se trouvaient les restes d'une poupée de porcelaine brisée, celle à qui Bethsabée parlait toujours. Le cœur de Desire tomba dans sa poitrine : Bethsabée était comme une araignée, on se sentait mal à l'aise quand on l'avait dans son champ de vision, mais quand on la perdait de vue, c'était pire. Fébrile, Desire agita frénétiquement les mains en regardant partout autour de lui à la recherche d'un endroit où se cacher. Il ne savait même pas exactement pourquoi il voulait fuir mais une indicible peur s'était emparée de lui. La respiration sifflante, il plaqua ses mains sur ses yeux – il se rendit alors compte qu'il pleurait – et partit en courant, à l'aveuglette. Le garçon se cogna plusieurs fois avant d'échouer dans un autre couloir. Là, il fit glisser ses mains de son visage pour regarder autour de lui... Devant, à contre-jour se dressait une silhouette voûtée et décharnée trop connue qui hantait ses cauchemars, vêtue d'une longue robe – chemise de nuit ? – blanche. L'enfant resta tétanisé quelques secondes comme un lapin devant les phares d'une voiture, effrayé à en avoir mal. Puis il esquissa un prudent mouvement de recul qui eu pour effet de faire réagir la femme à l'autre bout du couloir : cette dernière poussa un cri strident et se jeta en avant, les bras tendus vers lui, ses mains en forme de serres. Un hurlement de terreur s'étrangla dans la gorge du gamin et il chuta en arrière en s'entravant dans ses propres pieds. Bethsabée lui fonçait dessus et il ne put que contempler la catastrophe imminente sans pouvoir se défendre. Bethsabée ressemblait à une vieille femme : sa peau était parcheminée, son visage émacié, ses yeux fous profondément enfoncés dans ses orbites, elle avait de longs cheveux blancs fourchus et abîmés et sa maigreur était telle qu'elle semblait incapable de pouvoir se mouvoir ou porter quoique ce soit. Pourtant, Bethsabée n'avait pas l'âge d'être une vieille femme, loin de là. Elle n'était pas comme ça il y a quelques années, bien qu'elle fasse plus éreintée que la plupart des autres femmes. Il la voyait de plus en plus près, ses ongles crochus prêt à le saisir ou à le lacérer, la bouche ouverte sur ses dents gâtées, hystérique. C'est alors qu'il se passa une chose étrange qui, plus tard, serait identifiée comme étant la première manifestation d'aptitude à la magie chez Desire : il se sentit envahi par un puissant flux et, juste avant que Bethsabée ne lui tombe sur le poil, elle fut violemment projetée en arrière et s'écrasa à quelques mètres dans un bruit d'os.







Pourquoi ne tombait-il que sur des gens bizarres ? Pourquoi avait-il été arraché aux griffes d'une vieille folle pour être précipité dans les pattes de cet homme aux allures d'hurluberlu à l'impressionnante crinière rousse ? L'homme redressa ses lunettes aux verres fumés sur son nez et se pencha pour l'observer de près. Desire se tassa un peu sur lui-même, comme brûlé par ce regard inquisiteur qui lui donnait l'impression d'être passé aux rayons X. « T'as vraiment l'air d'une tarlouze. » L'enfant écarquilla les yeux, décontenancé. Il ne savait pas ce qu'était une tarlouze mais il avait le sentiment que la réaction de cet homme – et accessoirement son père – était inappropriée. Le roux immense se redressa et poursuivit : « C'est lamentable. Pas que j'ai spécialement envie de t'avoir à charge mais les services sociaux moldus auraient pu faire leur job. C'est seulement maintenant qu'ils ont décidé de réagir ? » Desire déglutit et balbutia : « Euh, je... euh... Je ne s- » « Question rhétorique. », le coupa son père avant de lui tendre la main. « Je suis Rubezal Hummingbird. » Le garçon lui tendit timidement la sienne et l'homme la serra vigoureusement avant de la lâcher. « Tu vis avec moi maintenant. J'espère que tu sais la mettre en sourdine, que tu n'es pas un emmerdeur-pleurnicheur et que tu sais faire les sandwichs. Je vais te montrer ta chambre. » Et il fit brutalement volte-face dans un tourbillon de tissu noir qui lui fouetta le visage. Desire le suivit, déstabilisé et complètement abasourdi par cet énergumène qui ne ressemblait en rien à l'idée qu'il se faisait de lui. Rubezal était une sorte de scientifique d'après ce qu'il avait compris, mais contrairement à ce qu'il aurait pu s'imaginer, il vivait dans un petit duplex dans une HLM de banlieue. Au moins, ça n'avait rien à voir avec la masure en pleine campagne dans laquelle il vivait avant. Son père ouvrit une porte et l'introduisit dans sa chambre : la pièce était petite mais propre et lumineuse. Le mobilier semblait un peu bon marché mais il y avait quelques jouets et un lit en hauteur. Desire se sentit envahi d'un grand soulagement en pénétrant dans la pièce. Ce n'était pas le grand luxe, mais il avait l'impression d'être comme un Prince. Le garçon se frotta les yeux et souffla : « Merci... » Rubezal esquissa un geste de la main : « Bah, c'est rien. Et change-toi, t'as l'air d'un mendiant. » Il ferma la porte derrière lui sans plus de cérémonie. Son père était quelqu'un de bourru et de bizarre, mais Desire éprouvait pour lui une infinie reconnaissance. Après qu'il ait assommé Bethsabée dans le couloir, l'enfant s'était enfuit et avait erré jusqu'à atteindre le plus proche village. Son état alarmant avait poussé des habitants à le récupérer et à appeler la police. Ils s'étaient rendu chez lui et là, la vétusté des lieux et la folie manifeste de sa mère avait enfin enclenché la lente et fastidieuse roue des services sociaux. Son père avait été contacté et quelques papiers, coups de fils et kilomètres plus tard, il avait été confié à son père. Bethsabée, quant à elle, fut envoyée à l'hospice où elle finirait sûrement ses jours.


La vie avec Rubezal avait tout d'un choc. Mais un agréable choc. Il eu avec lui quelques mémorables conversations, à la fois crues mais aussi terriblement sincères. Étrangement, il sentait de l'affection se dégager des formules peu subtiles d'apparence peu aimables. Rubezal semblait avoir sa façon à lui d'être sympatique. La conversation lors de laquelle il avait appris son statut de sorcier s'apparentait à ceci : « Papa, y'a des trucs bizarres dans la maison. » « Si tu parles des mes goûts en matière de décoration, tu peux aussi faire tes bagages et te barrer, Desire. » « Uh, non... Je veux dire. Ton journal bouge. Et puis tu as des choses que j'avais jamais vues avant... » « Évidemment qu'il bouge, le journal, tu veux qu'il fasse quoi ? » « Uh... Et tu fais quoi comme métier, papa ? » « Alchimiste. » « … Et en vrai ? » « Quoi ? ! Tu insinues que je fais pas un vrai métier ? ! Tu as conscience de combien il faut travailler dur pour en arriver où j'en suis ? ! J'ai publié des livres, moi !! » « Uuuh, d'accord, j-je... Je voulais pas te vexer... » « … Attends. Ne me dis pas que cette folle ne t'a rien dit ? » « Euh... » « Je suis un sorcier. Et je suis sûr que tu en es un aussi. » « … Euh... » « Allez, va me faire un sandwich. »
Celle du pourquoi du comment de la condition de sa mère, à ceci : « Papa, pourquoi Bethsabée est... comme ça ? » « Parce que c'est une femme et que les femmes sont toutes des hystériques. C'est à cause de leur utérus. Tu vois, le mot même « hystérie » vient du mot « utérus » parce que ce dernier se balade dans leur corps jusqu'à arriver à leur cerveau. Et quand c'est le cas, elles deviennent folles. » « Euh, je suis pas sûr que- » « Parce que tu pense qu'on peut faire confiance à des gens qui font exprès d'avoir des hémorragies tous les mois ? Je t'assure, fils, que tu auras 99 problèmes et que 95 d'entre eux seront des femmes. »
Ou encore, celle où il apprit qu'il n'était pas seul : « Je vais chercher Paradise à la gare. » « Hein ? C'est qui ? » « Ton frère. » « Oh. »
En deux ans, il avait l'impression d'avoir plus appris que pendant tout le reste de sa vie. Et surtout, il avait vraiment le sentiment d'appartenir à un foyer. Un foyer un peu bizarre et rafistolé, mais c'était le sien. L'étrangeté de Rubezal n'était plus à prouver mais celle de Paradise n'était pas mal non plus. C'était un beau garçon de sept ans son aîné avec des cheveux très noirs et des yeux d'un bleu stupéfiant. Il était d'une intelligence rare et c'était le premier de sa promo à Poudlard – l'école où il irait, vraisemblablement. Desire avait un peu honte parce que lui n'était pas très bon à l'école. Paradise éprouvait un vif intérêt pour les inventions moldues, surtout celles qui touchaient aux jeux vidéos et à l'informatique. Il affirmait que les sorciers étaient vieux jeux et qu'ils devaient vivre avec leur temps, surtout les sangs purs. Rubezal le rejoignait sur ce point et ils débattaient souvent à sens unique sur le sujet. Outre cela, la plupart du temps, ces deux-là ne cessaient de se voler dans les plumes. Ils ne se détestaient pas mais leurs caractères forts et affirmés s'entrechoquaient facilement et aucun des deux ne voulait jamais perdre l'avantage sur l'autre. Paradise avait l'air de bien aimer Desire autant qu'il appréciait le charrier. Ça agaçait autant l'enfant que ça lui faisait plaisir. Auparavant, il était toujours seul sans personne pour jouer à la maison. Et là, outre les moments où Paradise était en pension à Poudlard, ce dernier était presque tout le temps avec lui, que ce soit pour l'embêter ou non. Parfois, ça lui semblait trop beau pour être vrai.


Le lendemain de son onzième anniversaire, Desire reçu une lettre singulière de la part d'un hibou – moyen de correspondance qui lui était à présent familier. C'était LA lettre. Celle qui confirmait bel et bien qu'il était sorcier, celle qui l'invitait à aller à Poudlard. Fou de joie, Desire couru partout dans la maison à la recherche de son père en agitant l'enveloppe en l'air : « Papa, papa !! J'ai ma lettre ! J'ai ma leeeettre ! » Il repéra la longue crinière rousse au fond de l'immeuble, à la fenêtre. Ce dernier l'avait ouverte et il semblait en grande conversation avec le voisin de l'immeuble en face : « C'est moi que tu traites de connard ? Répète-le si tu l'oses ! » « Connard ! », répéta une voix plus lointaine. « C'est ce qu'elle dit !! », répliqua Rubezal. « Qui ça ? », interrogea l'autre. Desire trépignait à côté de son père en lui brandissant la lettre sous le nez. « Papaaaaa... ! », suppliait-il, mais à Rubezal de brailler par la fenêtre : « Ta mère quand je me la faisais hier soir ! » « Ah non, TA mère que JE me faisais hier soir ! » « Non, TAAA mère que JEEE me faisais hier soir ! » Desire soupira et alla plutôt la montrer à Paradise qui, lui, pris le temps de faire une pause dans ce qu'il faisait – ses cartons de déménagement en l'occurrence – pour le féliciter comme il se devait. Son grand frère lui tapota la tête avec un sourire : « Moi j'étais à Serpentard pour infos. Rubezal à Serdaigle. J'ai hâte de savoir où tu seras, toi~ »








« Gryffondor ! », clama le Choipeau alors que Minerva McGonagall le retirait de sa tête. Abasourdi, Desire glissa du tabouret et tituba jusqu'à sa nouvelle table en manquant de trébucher et de s'étaler de tout son long. Gryffondor ? Il devait y avoir erreur ! La maison des « héros », la maison des courageux, la maison de Harry Potter. Il aurait du répondre « Serpentard » au Choipeau. Il aurait été réparti comme Paradise. Cela dit, il ne se serait pas senti plus à l'aise dans la maison de « l'élite ». Ni dans celle des « bûcheurs », ni dans celle des « fondamentalement bons ». Desire ne se sentait rien de tout ça. Ils auraient du créer une nouvelle maison pour lui, celle des losers. En fait, il aurait presque préféré que le Choipeau ne sache pas le répartir et qu'il doive rentrer à Londres, chez Rubezal.


Au début, il s'était senti un peu seul. Il avait écris des lettres à sa famille et si Paradise lui avait répondu par une longue missive pleine de bonnes ondes, son père lui avait envoyé un vulgaire « Où es-tu ? J'attends mon sandwich ! » qui l'avait beaucoup blasé. Il avait tout de même pris la peine de répondre qu'il était à Poudlard et qu'il ne pourrait pas satisfaire son désir avant les vacances de la Toussaint. De toute façon, dans l'intervalle, Rubezal avait prévu de voyager. Ce dernier lui avait assuré que quand il serait plus grand, il aurait le droit de le suivre. Dans tous les cours, il avait eu le droit à un « Hummingbird ? Comme Paradise Hummingbird, de Serpentard ? » qui l'avait beaucoup complexé. Il savait qu'il ne pouvait égaler son grand frère qui avait eu des résultats stupéfiants à ses ASPICs l'an dernier. D'ailleurs, ses professeurs s'en étaient vite rendu compte et il avait vite été relégué dans la case des cancres sans talent plutôt prompts aux catastrophes. Les vacances arrivèrent trop lentement à son goût et le garçon partit avec ceux qui rejoignaient leurs familles. A la gare de King's Cross, il n'y avait personne pour l'attendre. Il patienta jusqu'à ce que le quai soit presque désert avant de soupirer et de gagner le côté moldu de la station de train pour appeler son père via une cabine téléphonique. Contrairement à beaucoup de sorcier, Rubezal avait le téléphone – encore cette histoire de vivre avec son temps. Machinalement, Desire introduisit les pièces dans la fente et attendit que son père décroche, ce qu'il finit par faire après la cinquième sonnerie : «  Quoi ? ! » Il semblait contrarié, il était sûrement en train de travailler. « Allô, Papa... », souffla le garçon. « C'est qui ? ! », pesta-t-il et Desire leva les yeux au ciel : « C'est ton fils ! » « Ah oui, c'est exact, j'ai un fils. » Et même deux, songea Desire, alors que la voix grave de son père reprenait : « Et comment va ta mère ? » L'enfant grimaça. « Toujours folle, je suppose. » A Rubezal de partir dans un grand éclat de rire et Desire écarta le combiné de son oreille pour le regarder d'un air perplexe, sceptique et contrarié. « Je ne vois pas en quoi c'est drôle ! » Rubezal se tut brutalement et grogna : « Fais pas ta tête de con, Desire. Bref. Qu'est-ce que tu veux ? » « Eh bien, je t'attends à la gare... » « ... » « Papa ? » « … C'est les vacances ? » « Oui... » « Oh. Bien. J'arrive. » Desire raccrocha avant de soupirer. Les vacances aussi allaient être longues si son père était comme ça pendant deux semaines. Sa mère lui trottait à nouveau dans la tête de l'avoir évoquée. Peut-être devrait-il aller la voir un jour ?








Desire avait quinze ans quand il se décida enfin à aller voir sa mère. Jusqu'à présent, il s'efforcer de l'oublier et il ne la voyait que dans ses cauchemars. La vie était paisible sans elle. Malgré les originalités de son paternel, il le préférait mille fois à sa génitrice, il était heureux avec lui. Depuis trois ans, Rubezal l'emmenait avec lui en voyage pendant les vacances. Ils étaient allés dans le monde entier pour aller à la rencontre de toutes les formes de magies possibles et imaginables – du chamanisme au vaudou – ainsi que pour observer diverses créatures fantastiques, de la plus inoffensive à la plus effrayante. Desire s'était senti comme Indiana Jones, ce héros moldu et explorateur à qui il arrivait toujours des trucs dingues. Plusieurs fois, ils étaient passés à deux doigts de la mort mais son père – en fière mauvaise herbe – était increvable et faisait tout pour le protéger en cas de pépin. Mais l'adolescent ne pourrait pas échapper aussi longtemps à ses peurs comme on peut fuir une horde de garous. Un matin, il était monté dans un bus en partance pour le village où se trouvait l'hospice où pourrissait Bethsabée, nerveux. Plusieurs fois, il avait manqué de faire demi-tour, mais s'il ne la voyait pas, il lui faudrait au moins des explications sur son état. Sur le pourquoi du comment Bethsabée était cette femme qui avait hanté son enfance.


Le bâtiment était typiquement Anglais de l'ère Tudors. Il déglutit et entra. L'intérieur, par contre, était moderne et rénové. Il se présenta à l'accueil, mal à l'aise, et fut redirigé vers le service de psychiatrie. Là, il fut alpagué par une infirmière. Bethsabée Hummingbird ne pouvait recevoir de visite mais il pouvait la voir par le hublot teinté de la porte de sa chambre. On lui expliqua que la folie, elle l'avait toujours portée en elle et que son état n'avait fait que s'aggraver au fil du temps. A présent, on la maintenait dans un état à peu près stable au moyen de médicaments. Desire déglutit et s'avança vers la petite fenêtre. Comme quand il était petit, elle était assise dans un fauteuil à bascule et se balançait lentement, le regard dans le vide, ses cheveux toujours aussi blancs. Le garçon détourna vivement la tête, le cœur battant. Il balbutia des excuses et partit en courant, terrifié. Les mains dans les poches, il sortit de l'établissement en marchant vivement sous une pluie fine et fraîche. Comme il s'éloignait, il fut stoppé net par un grand bruit suivit d'un long cri strident et d'un choc sourd. Le cœur proche de lâcher, Desire pivota lentement et, au loin, aperçut une forme blanche et rouge étalé par terre dans une position inquiétante. Le personnel médical accourait dans la direction du corps. Sans pouvoir réfléchir, le cerveau obscurcit par une terreur ineffable, l'adolescent s'en fut en courant, aussi vite qu'il le pu, se dirigeant sans trop savoir comment à travers le village.


Il ne revint à lui que lorsqu'il fut interpellé par un automobiliste. Desire s'aperçut qu'il était en train de remonter la nationale à pied. « Je te dépose quelque part ? », demanda l'homme. Adipeux, vêtu d'un costume gris et possesseur d'une impressionnante moustache, il avait le visage un peu rouge quoiqu'étrangement engageant. Le garçon s'arrêta, hésita, et hocha la tête avant d'ouvrir la portière et de grimper dans la voiture. Quand l'homme avait voulu le toucher, Desire n'avait pas protesté. Quand ils avaient fait un détour par un motel non plus. Pas plus quand il avait déposé cinquante balles sur le drap en bafouillant des excuses, assurant que la chambre avait été payée d'avance. Il était parti depuis un moment quand Desire prit les billets dans ses mains pour les manipuler entre ses doigts à hauteurs d'yeux, pensif. Cinquante livres. C'était là sa valeur ? Il hésita longuement à prendre l'argent et, finalement, il quitta les lieux avec les billets en poche. Dans le couloir terne, il croisa la femme de ménage, hésita à nouveau, et lui tendit les cinquante livres. « Pourboire. », murmura-t-il, avant de filer.


Quand il rentra à la maison, Rubezal lui annonça que Bethsabée s'était défenestrée – apparemment parce qu'elle l'avait vu depuis sa chambre. Desire ne répondit rien. Avait-il vraiment été obligé de mentionner ce détail ? L'adolescent monta s'enfermer dans sa chambre et s'allongea à plat-dos sur son lit en hauteur, le même qu'il y a cinq ans. Cet homme à la grosse moustache le faisait réfléchir. A moins qu'il ne se focalise là-dessus pour chasser la culpabilité et la peur de son esprit ? Possible. Mais cet homme-là... Il lui avait donné une valeur, même moindre. Il l'avait apprécié sans même le connaître. Il avait aimé son corps. Desire n'avait pas beaucoup d'amis et quand il en avait, il finissait par les fuir. Et si son esprit ne comptait pas ? Et si le corps était la réponse à tous les problèmes ? Dans sa famille, Paradise était le seul à qui il connaissait une vie sexuelle et c'était le plus normal d'entre eux tous. Le sexe serait salutaire alors. Le sexe, c'était de l'amour, non ? Si, c'en était... Forcément. Ça devait en être. Desire avait besoin de cet amour, de cette attention, de ce sentiment d'appartenance et de fusion. Sa mère était morte. Il voulait être aimé. Comme elle n'avait jamais été capable de le faire. Combler les vides – au sens figuré comme au sens propre, haha – telle devint son obsession. Et puis on ne se fait pas mal quand on attend rien de l'autre, rien d'autre qu'une demi-heure de proximité stérile.



hrp

ϟ COMMENT NOUS AS-TU DÉCOUVERT ? Par Harry/Electre qui a saccagé mon lit en échange de pain d'épices (j'ai galéré à remettre les draps housses, tu sais ? !)

ϟ LE NOM DE LA PERSONNE SUR TON AVATAR ; Un certain Jake Cooper.

ϟ QUE PENSES-TU DU FORUM ? C'est beau. Et puis vous avez l'air moins prise de tête que tous les autres fo HP où j'ai été. Ah et j'ai gloussé en lisant les topics administratifs, on en redemanderait presque.

ϟ AS-TU LU/VU TOUS LES HARRY POTTER ? Je suis corrompue jusqu'à la moelle.

ϟ SUR COMBIEN D'AUTRES RP ES-TU INSCRIT SANS COMPTER CELUI-CI ? Quatre !

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Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.
MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Jeu 6 Fév 2014 - 11:21

    Je ne connais pas le bonhomme sur ton avatar mais vu sa bouille, je pense que ça va vite s'arranger soinlovewithacat
    Le début de ta fiche est juste impressionnant ; la rédaction de la description physique est à se rouler par terre et j'adore la façon d'aborder la description psychologique. C'est complet, beau, bref, tout ce qu'il faut. J'ai vraiment hâte de lire l'histoire pour en savoir plus sur ce petit gars. ♥
    N'hésite surtout pas à envoyer un mp ou à poster dans la partie d'aide si tu as besoin de quoique ce soit.

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Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.
MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Jeu 6 Fév 2014 - 16:01

Merciiiiii  heartheart *giggles* Je suis contente que ça te plaise ! J'ai corrigé les fautes/répétitions que j'ai vu en me relisant ce matin et l'histoire arrive bientôt ! Certainement vendredi ou samedi~
Héhéhé, ce gif de Leo me fait chaud au cœur  weheartitbeaucoup

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MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Jeu 6 Fév 2014 - 21:58

    OH. Alors, c'est toi la fameuse pote de la ville du vin ! 8DD Je te croise peut-être les matins dans les trams dans un échange d'odeur de dessous de bras de 130 personnes et de câlins forcés. /BAM/ (Hum, ça donne pas vraiment envie).

    Le début de cette fiche a l'air supra-bien écrit (bien que mes yeux se ferment tout seuls à cause de deux nuits de cauchemars-non sommeil), et il me tarde de lire (pour de vrai) l'ensemble. Bon courage pour l'écriture de ta fiche et le mec de ton avatar est trop choupinou !  huggiesy 

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Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.
MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Dim 9 Fév 2014 - 19:59

Et ouiiiii, c'est moi ! \o/ J'aurais voulu passer te faire une petite coucou avec Electre, mais j'aurais été en retard au travail. Une prochaine fois~ Hélas (?), ça va faire trois ans que je n'ai plus l'insigne honneur de traîner mes basques jusqu'à Montaigne/Montesquieu, mais à d'autres horaires et sur d'autres lignes, j'embrasse le bonheur que c'est d'être traitée en sardine.

J'ai tout terminé et je m'excuse par avance de la médiocrité des trois-quarts de mon histoire. Seule la première partie me convient, j'ai écris le reste en étant plus ou moins malade/fatiguée alors jhgefher. Je pense qu'elle peut être sujette à modifications vu ce qu'il s'y passe, peut-être, mais j'espère que ça ira o>

Je vais de ce pas signaler ma fiche à l'endroit approprié  slurpbaveslip

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Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.
MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Dim 9 Fév 2014 - 20:40

    J'avais hâte de cette histoire, je n'ai pas été déçue. ♥
    Le tout est très homogène et bien rédigé, et Desire comme sa famille (en dehors de sa mère) sont très attachants. (Entre parenthèse, Rubezal ressemble énormément à un perso à moi, ça m'a fait ricaner bêtement). J'ai trouvé toutes les parties très bien, donc ne t'en fais absolument pas pour ça. Desire est un petit bonhomme vraiment super, à la psychologie intéressante, et j'ai hâte de voir ce que ça va donner. soinlovewithacat Le seul bémol que j'ai à remarquer, c'est que les parties sont un peu trop compactes, il faudrait sauter des lignes plus souvent pour empêcher de se perdre.

    Bref, avec tout ça tu es très évidemment validé chez Messieurs les lions. Je te souhaite un bon rp, et n'hésite pas à demander de l'aide si besoin est wowowowowowowowo

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Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.
MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Dim 9 Fév 2014 - 22:41

*soulagement ultime* Super ! Je suis trop contente jsbjdbbdj  wowowowowowowowo Merci de m'avoir validée si vite et puis pour les compliments !
Pour les pâtés, pas de soucis, mes rp sont plus aérés que mes histoires !
 huggiesy

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Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.
MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Lun 10 Fév 2014 - 0:30

    Et c'est en trois heures que j'ai lu toute ta fiche (comment ça, j'ai des problèmes d'attention et je regarde 36 000 trucs à la fois sur internet ?). Je dois dire que je suis totalement bluffée par ton style d'écriture. Comme pour Malachi, le vocabulaire est riche et on a l'impression de lire de la poésie tellement les mots vont bien ensemble.

    J'aime beaucoup l'originalité des noms des personnages et du caractère de ton personnage. ♥ Sa relation avec son père en tant qu'homme-sandwich est magique, et je trouve que Rubezal a plein de côtés TIMELORD. (en plus d'insulter de façon hilarante sa voisine d'en face)(et d'être roux, c'est cool les roux).

    Au passage sur le vieux pédo à moustache, au début j'ai eu l'impression d'avoir encore une imagination débordante et j'allais le relever pour faire une blague jusqu'à ce que je lise la suite en me disant "MAIS EN FAIT C'EST UN VRAI". D: Ça fait de la peine pour Desire qui n'a pas été aimé comme il le fallait.

    Bref, fiche parfaite. Sincèrement, c'est merveilleux un tel style d'écriture.
    Et va pour une prochaine fois, on finira bien par se croiser dans cette ville pleine de chocolatines !  vomitarcenciels 

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Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.
MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Lun 10 Fév 2014 - 0:47

Merci beaucoup, ça me touche ;w; ♥ D'autant plus que j'ai lutté contre la fièvre et l'envie de derper sur facebook (satanée défilement infini de z,dheh).

Haha j'avoue que parfois ce que je préfère chez Desire c'est son crétin de père et son obsession pour les sandwichs /PAN. J'aurais pu les faire discuter des heures tellement ils sont gogoles  pacmanomnom (haha plot twist : Rubezal EST un TIMELORD).

Le pédo à moustache est tellement un gros cliché xD Mais j'ai vu Mysterious Skin y'a pas longtemps et un des perv de ce film avait une tête tellement transcendante (au sens wtf du terme) que j'ai pas pu m'empêcher de coller sa face à mon pédostache XD

tkt je te traquerai étou *creeper* Mais je te paierai une chocolatine en dédommagement 8D

PS : Alex Pettyfer  mereaguichelucas 

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MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine. Mar 11 Fév 2014 - 20:42

Citation :
rigide.
Ca doit être l'heure mais juste en voyant ça je me suis marrée donc merci.

J'aime beaucoup ta description psychologique, je trouve ça vraiment pas mal de donner la parole aux autres pour le décrire et c'est joliment fait.
J'aime aussi le personnage du père (enfin il est zarb mais pas zarb méchant). Par contre j'étais crispée à chaque passage avec sa mère et l'histoire de Desire est quand même profondément triste je trouve.

En tout cas bravo et j'espère que tu t'amuseras parmi nous ♥
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Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.
MessageSujet : Re: Desire ♡ Je t'aime tellement que j'hallucine.

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