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A. LICHUAN WHITELAW
(TROUVÉ)

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Alors, vous savez ce que c'est ?
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LSD : Lucas sans dignité.
MessageSujet : LSD : Lucas sans dignité. Mer 31 Juil 2013 - 12:29

Il écrasait tranquillement le mégot de sa cigarette dans un des emplacements prévus pour cela. En face de lui, un salon de coiffure assez coloré, ce qui n'avait rien d'étonnant dans cette partie de la capitale. Mais il n'y allait pas pour se faire couper les cheveux. C'est vrai, c'est trop banal d'aller chez le coiffeur pour une une tâche pareille. Lui, il avait beaucoup plus d'imagination, il avait trouvé une meilleure utilité à ce métier trop souvent critiqué. C'est connu, tous les coiffeurs sont gays et ils vous accueillent dans leur lieu de travail avec un grand sourire et des remarques déplacées.

Charlie s'était donc joyeusement mis en tête de demander à l'un d'eux un service. Il s'était rendu compte que ses élèves – une bande de gamins d'à peine cinq ans – ne comprenait pas grand-chose à l'homosexualité. Normal avec des parents qui ne prennent pas le temps de leur expliquer, souvent par peur que leurs enfants reviennent avec un copain de qui il serait un peu trop proche dans quelques années. Alors, il avait appelé sa sœur, pour lui demander si elle ne connaissait pas l'adresse d'un coiffeur gay, tout simplement parce qu'il se voyait mal faire du porte-à-porte dans les salons pour poser cette question stupide au personnel.

Il entra dans la boutique en souriant avant de s'approcher d'un blond qui avait l'air gentil. Enfin, il espérait, c'était sûrement à lui.

« Lucas ? On s'est parlé au téléphone. Je suis Charlie, vous savez, pour l'homosexualité. »

Il a de drôle de façon de se présenter ou d'introduire la raison de sa venue. Il ne se rend pas compte que dit comme ça, ça fait vraiment bizarre.
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LSD : Lucas sans dignité.
MessageSujet : Re: LSD : Lucas sans dignité. Ven 2 Aoû 2013 - 6:55

Elle s'appelait Monique, avait quatre-vingt trois ans, un semblant de moustache et vivait seule avec trois chats : Melchior, Balthazar et Gaspard. Lorsque le carillon de la porte d'entrée tinta pour annoncer l'arrivée d'un nouveau visiteur, Lucas était en plein travail de coloration sur sa cliente la plus fidèle qui ne manquait pas de lui raconter les potins frais du quartier et les dernières bêtises en date de ses adorables boules de poil. D'une oreille distraite, le coiffeur acquiesçait de temps à autre, trop concentré sur son chef d'oeuvre du moment : Il allait redonner une nouvelle jeunesse à sa cliente en lui faisant un magnifique dégradé et en lui teignant les cheveux en roux. Elle allait être su-bli-me.

Il y avait eu cet appel un peu déroutant en début de semaine. Au début, il avait crû à une sorte de téléphone rose ou tout au moins à une proposition à partager sa couche. Il faut dire que la voix à l'autre bout du fil était dangereusement sexy. Et puis, lorsqu'il finissait par se tordre comme un ouistiti sur n'importe quelle chanson et à chanter des chansons de pirate à moitié dénudé dans les bars, son état d'ébriété ne l'empêchait pas de glisser son numéro dans les poches arrières de certains jeans des beaux gosses qui lui avaient tapé dans l’œil. Même ivre comme une épave, il ne perdait pas le Nord ! Après, libre à eux de le rappeler ou non, bien entendu. Et comme son portable avait décidé par un malheureux hasard de faire son baptême de l'air en plongeant tête la première dans une toilette turque sur une aire d'autoroute bien miteuse la semaine précédente et qu'il n'avait pas eu le temps d'en changer, c'était son numéro de service qu'il filait à n'importe qui. Oui, je dis n'importe qui, parce que passé quelque verres, le monde entier devenait magnifique ! Y compris le videur de ce pub irlandais, dont la distance et la vitesse des postillons devraient figurer dans le livre des records et qui sentait constamment la sueur malgré son apparence physique se rapprochant de Monsieur Propre.

Mais comme le destin nous réserve toujours des surprises inattendues, c'était un professeur des écoles qui lui demandait de faire une intervention auprès d'enfants de maternelle sur l'homosexualité. En Bon Samaritain, Lucas avait accepté d'office la proposition. Il faut dire que son cerveau s'était arrêté à « je suis instituteur » et il s'était imaginé les pires scénarios de films interdits au mineurs impliquant un professeur donnant une retenue... particulière à son élève.

— Oh, alors c'est toi Charlie ? Son ton se fit charmeur. Salut Bibiche, enchanté ! Sans prévenir, le coiffeur se pencha vers lui et lui fit la bise sur les deux joues. Oh, quelle proposition indécente. On peut se retrouver après mon travail pour … boire un verre chez moi, mais je ne suis pas une de ces cochonnes qui couchent le premier soir, tu sais ? Plus bas, il murmura dans son oreille «  Coquin, va » avant de lui faire un clin d'oeil. Était-il vraiment sérieux, ou se moquait-il à cause de la phrase tournée de façon très maladroite par son interlocuteur ? Mystère. Toujours est-il qu'il ne se gêna pas pour le regarder de la tête aux pieds, s'arrêtant quelques secondes de trop sur sa paire de fesses en se mordillant les lèvres.

— Allons, je te charrie ! ♥ Mais que dirais-tu d'une coupe gratuite ? J'encaisse la dame, et je suis tout à toi pour discuter des détails tout en te rendant encore plus beau.

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MessageSujet : Re: LSD : Lucas sans dignité. Jeu 8 Aoû 2013 - 9:36

Au moins, il avait la certitude de ne pas s'être trompé de boutique. Là, il avait l'impression d'être tombé sur le stéréotype même du coiffeur gay, c'était abusé. Mais Charlie n'était pas du genre à se formaliser pour ce genre de chose, au contraire. Il trouvait ça génial. Sa sœur avait été utile pour une fois, elle avait trouvé le mec parfait. Une autre personne que lui aurait sûrement pensé que c'était une mauvaise idée de présenter ce genre de personne à des enfants, qu'il rejoignait sûrement la mauvaise image que leurs parents essayent de leur donner de l'homosexualité, mais le brun n'était vraiment pas du genre à penser à une chose comme ça. Il ne tiqua même pas quand ce Lucas l'appela Bibiche. C'était des choses qui arrivaient, si on pleure pour quelque chose du genre, on arrive à rien dans la vie. Et puis, c'était gentil. On ne se plaint pas quand la personne est gentille, c'est malpoli.

Charlie était du genre à rougir quand il entendait ce genre de choses, c'était plus fort que lui. Monsieur n'avait pas l'habitude. À force de travailler avec des enfants, on perd l'habitude que dans le monde réel, les adultes ont des envies ou des besoins sexuels. Ou quelque chose comme ça, de toute façon, il n'avait jamais réellement compris ce genre de chose.

« Je... Euh, je... »

Oui Charlie, c'est digne d'une très grande intelligence tout ça mais passons. Il baissa les yeux. Ses cheveux. Ses magnifiques et sublimes cheveux adorés. Pourquoi voulait-il les coupés ? Ils étaient bien comme ça. Mais ça serait malpoli de refuser, non ? En fait, il ne connaissait pas vraiment les notions de politesse qu'on utilisait dans ce genre de situation. De toute façon, elles ne devaient pas être répertoriées. Ce genre de situations n'étaient pas classiques, plutôt grotesques. Et puis, beau. Non, personne ne disait jamais à Charlie qu'il était beau.

I want action tonight. Satisfaction all night.

Que... Quoi ? Ah oui, sa sonnerie de téléphone. Il aurait peut-être dû couper le son de son téléphone en fait. Cette chanson faisait vraiment gay, mais il n'avait pas l'air de s'en rendre compte. Tant mieux pour lui d'un côté, sinon il sortirait sûrement en courant de ce salon de coiffure, de honte.

« Excuse-moi, c'est mon téléphone, je le coupe pour qu'on soit plus dérangé. – Oui, Charlie est vraiment quelqu'un de très professionnel. Et il prend cette idée si géniale très au sérieux. – Donc... Euh, si vous voulez pour mes cheveux, je te fais entièrement confiance. »

Peut-être qu'il ne devrait pas. Non, il ne devrait sûrement pas. Détail. En fait, ça lui faisait bizarre de vouvoyer une personne qu'il ne connaissait pas, mais il partait du principe que ce n'était pas lui qui avait commencé, donc, que tout allait bien.

« Alors, tu as l'habitude des enfants ? Des idées sur ce que tu vas leur raconter ? »


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MessageSujet : Re: LSD : Lucas sans dignité. Dim 11 Aoû 2013 - 3:00

Charlie avait tout du parfait « passif » décrit de trop nombreuses fois dans les magasines peu orthodoxes qui traînaient un peu partout dans l'arrière-salon de chez Drifloon, aux gros titres flashs tels que « la prostate en dix leçons » ou « comment être le plus in sur la plage et tous les faire tomber à ses pieds ». Heureusement pour ce dernier, les seules couvertures visibles expliquaient comment cuisiner un bon gratin d'endives pour tous les épater ou donnaient des solutions miracle pour perdre rapidement ses dix kilos de trop après le passage des fêtes de fin d'année.  
La moindre pique de la part du coiffeur semblait le déstabiliser et en moins de temps qu'il le faut, son visage avait pris une teinte rouge pivoine. Heureusement pour lui, Lucas était un homme délicat qui outre sa passion pour porter des T-Shirts roses moulants au col en V, pouvait se montrer aussi tout à fait sensible et n'aurait jamais osé profiter d'une telle situation. Du moins pas tant qu'il n'était pas certain de la sexualité de l'autre, et qu'il ne risquait pas de se prendre un vent monumental. Même en coiffeur gay, Lucas Drifloon gardait une certaine dignité.

I want action tonight. Satisfaction all night. ♫

C'était comme si sa pensée venait de se résumer en une chanson. Ou plutôt une sonnerie de téléphone... que Charlie sortit maladroitement de la poche de son pantalon avant de l'éteindre en se confondant en excuses. S'il l'avait pu, Lucas aurait envoyé remercié le ciel de ce cadeau divin. Il était désormais impensable que l'autre ne soit pas gay.

– Excellent choix de chanson, mon chou. ♥ Et compte tenu de la situation, tu peux me tutoyer. Je veux pas qu'il y ait la moindre retenue entre nous. Invitant le garçon à s'assoir, il lui déposa une serviette sur les épaules. Allons, détends-toi ! Mets-toi à l'aise, d'accord ? Je vais juste te refaire la raie...

Avait-il seulement réalisé à quel point sa phrase pouvait être mal interprétée, ou l'avait-il fait exprès encore une fois ? Sifflotant un air de Queen, Lucas revint vers lui avec un magasine de voiture.

– Tiens, je n'ai trouvé que ça comme magasine masculin. À moins que tu ne préfères un Cosmopolitan ?

Le mensuel était déjà entre les mains de Charlie lorsque le coiffeur lut d'un œil amusé les gros caractères d'imprimerie par dessus son épaule : « Comment bien choisir le lubrifiant pour sa voiture ? ». On pouvait également voir un « Mon levier de vitesse s'est désarticulé. Le réparer en trois étapes, sans passer par un mécanicien ». Si ça, ce n'était pas un signe du destin ! Il ne l'avait presque pas fait exprès.

- Oh, j'adore les enfants ! Ils m'appellent toujours tonton Lucas. Et leurs parents m'appellent tatie dans mon dos, je trouve ça limite déplacé. J'ai même été serveur dans un bar gay à Bristol, et la journée je gardais deux petites filles adorables ! Leur père était si... Il soupira, secouant doucement la tête, un sourire niais sur les lèvres. – On pourrait peut-être leur expliquer que nous, au moins on ne fait pas des enfants de façon involontaire, et que s'ils ont deux papas gays, c'est que leurs parents les aiment vraiment. Pas comme certains... accidents qui peuvent arriver dans les couples hétérosexuels !

Ben oui. Après tout, autant être honnête et dire au petit Brian que ses parents ne l'ont jamais voulu et qu'il est là par accident.

PS : Je m'excuse platement auprès de toute la communauté gay. XDD Ce rp est FAIT pour être un cliché, je précise. /se cache/

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MessageSujet : Re: LSD : Lucas sans dignité. Sam 17 Aoû 2013 - 0:43

En fait, il aurait peut-être dû se barrer en courant de ce salon de coiffure un peu trop douteux qui aurait réussi à affoler toute personne bien sa tête. Mais Charlie aimait croire qu’il était courageux, c’était comme ça. Il ne pouvait s’empêcher de penser à ses élèves et de la tête qu’il ferait lorsqu’il débarquerait avec Lucas  pour l’intervention prévue. Ils allaient être ravis, encore plus que la fois où il allait accepter d’annuler une dictée sans raison valable. Bien sûr, même en étant l’âme la plus innocente de la terre – ce qui n’était quand même pas rien – il arrivait à comprendre les sous-entendus un peu trop poussé du coiffeur. C’était un miracle, vraiment. Sérieusement, s’il n’arrêtait pas de l’appeler mon chou, le brun pouvait très facilement aller candidater  pour le rôle de la meilleure tomate humaine. Il n’en était vraiment pas loin en entendant prononcer le mot raie. Si à ce moment ces cheveux n’avaient pas été entre les mains de cette drôle de personne, il serait peut-être parti en courant. Charlie, il est ridicule avec sa phobie des relations sexuelles. Et vraiment pas au bon endroit.

Il jeta un regard au début intrigué au magasine devant lui. Oh, des voitures. Il n’aimait pas spécialement ces trucs-là, à part celles en plastique avec lesquelles jouaient ses élèves à la récré. En fait, il  n’avait jamais rien compris à ces délires qui étaient d’après sa sœur beaucoup trop masculin pour lui. Non, lui il préférait rester des heures à faire des cookies dans la cuisine, c’était beaucoup plus constructif. Et oui, dans ce genre de situation, il fait parfaitement imaginer le brun avec un tablier rose à fleur en train de pester contre le four qui est toujours trop chaud ou pas assez. Mais c’est pas grave, un jour, il y arriverait. Les cookies parfaits, c’était un peu son obsession, et ce jour-là, il pourra en faire profiter ses élèves. Il ne se risquerait pas à les intoxiquer quand même. Ça serait réellement dérangeant et les parents risqueraient de ne pas apprécier, dans le genre encore moins que son initiative à les éduquer sur la question homosexuelle.

« Oh, ça va aller t’inquiète pas. – Le tutoiement, fait. – Je lis que des magazines de cuisines de toute façon, même si ma sœur essaye de me forcer à regarder des pornos. Elle m’en donne plein du coup. »

En fait, il ne devait pas se rendre compte de la portée de ses paroles, il n’y avait aucune autre explication logique à cette situation. On ne dit pas à un gay qui se tient juste derrière qu’on a des magazines pornos un peu partout chez soi. Encore moins si ce gay en question se tient derrière soi avec la possibilité de faire un massacre – un attentat – à ses magnifiques cheveux. Enfin voilà, il est stupide, totalement innocent. Même ses élèves ne feraient pas une erreur pareille. En fait, il devrait peut-être prendre des cours d’éducation sexuelle avec eux. Ils avaient cinq ou six ans, ils étaient forcément mieux instruits à ce sujet que Charlie.

« Tonton Lucas, c’est bien, c’est… Mignon. »

Ça aurait eu une chance de passer sans trop de dégâts s’il avait dit cette phrase calmement, sans vraiment faire un compte avec ce qu’il se passait. Mais bon, vu qu’il rougissait comme pas possible en entendant le sous-entendu sur ses activités avec le père de deux petites filles, il ne pouvait pas rester sérieux, impassible face à ça. En tout cas, il avait la certitude de s’être adressé à la bonne personne. Ce mec-là, il connaissait l’homosexualité sur le bout des doigts.

« Enfin, non. Je veux dire, euuh… – Essaye de te rattraper Charlie, c’est bien, tu iras loin. – C’est bien comme idée de discours. Peut-être leur expliquer que enfin… Tu sais, le libertinage ? »

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MessageSujet : Re: LSD : Lucas sans dignité. Dim 22 Sep 2013 - 23:55

En l'instant présent, Lucas nageait dans le bonheur. Il faut dire qu'il était dans son élément. C'est en suivant les traces de son père, aujourd'hui styliste renommé à Miami, qu'il avait repris les rênes de ce salon où ce dernier avait fait ses premiers pas dans la mode. Ce lieu qu'il avait entièrement transformé à son image depuis qu'il l'avait récupéré était l'oeuvre de toute sa vie. C'est avec la sueur de son front et des heures intensives de travail acharné qu'il avait réussi à se faire sa propre réputation, tout à fait distincte de celle de son père qui, malgré un certain goût pour les plumes et les paillettes commençait à manquer d'idées novatrices.  Entre ces quatre murs, le fils Drifloon pouvait exercer ses talents d'artistes en associant colorations, perles et rubans sur les différentes chevelures qui se présentaient à lui. Comme plongé dans un état de transe, il recula de quelques pas pour mieux observer la toile vide offerte par les cheveux de Charlie. Il ne devait pas se tromper sur la manière dont il allait manier ses pinceaux, la moindre erreur pouvant lui être fatale.

« Ta crinière m'inspire, darling. Je crois que je vais tenter de nouvelles expériences sur ton beau cuir chevelu. Tu n'as pas à avoir peur, tout ira bien. Mes doigts divins sauront faire le reste... Tu acceptes d'être mon cobaye, bien sûr ? »

Et hop. Sans même attendre sa réponse, il fit tourner la chaise de sa pauvre victime entre ses doigts et se rapprocha dangereusement de lui, armé d'un chariot rempli d'accessoires de torture : peignes coupants, poudres colorantes et jolies barrettes couleur prune, il avait là tout l'attirail du parfait tueur en série créateur.

« Ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer. Contente-toi de ne pas bouger, ça m'évitera de rater mes coups de ciseaux et de t’abîmer avant l'heure. Les Relooking sont toujours effrayants la première fois, mais après on ne peut plus s'en passer. Ça devient même un... besoin vital ».

Petit clin d’œil dans le miroir. Il faut dire qu'il l'avait cherché. Parler aussi ouvertement du fait qu'il avait un fournisseur officiel de pornos sonnait comme une invitation aux yeux du coiffeur. Et puis, il se repassa la phrase dans sa tête et finit par réaliser ce qui clochait. « Ta... sœur te force à regarder des pornos ? » C'est à cet instant que cyber-Lucas se mit à planter, en se figeant sur place comme un robot en veille. Alors il était comme ça ? À regarder des pornos avec sa sœur ? Non, c'était impossible. Ça n'existait que dans les histoires, notamment ce livre qu'il avait lu dans les toilettes d'un « ami » moldu où une certaine Cersei Lannister faisait des orgies dans sa chambre en compagnie de son frère jumeau et de son cousin. Doux Jésus, ça sonnait si faux.
Et soudain, il fut pris d'une illumination : Bien sûr que non, elle lui offrait juste des films érotiques pour qu'il se fasse par lui même son opinion sexuelle, en dehors de leur lien familial quel qu'il puisse être. Ce qui était donc une nouvelle perche tendue par Charlie. Décidément, ce jeune homme était bien moins farouche qu'il en avait l'air. « J'ai de très bons magasines de cuisine érotique, si ça t'intéresse ! Je peux même te montrer en pratique tout ce que j'ai appris sur la confiture de banane. Ça fait un moment que je suis leurs conseils, et je commence à être trèèèès expérimenté là-dedans ! »

C'est en sifflotant gaiement qu'il se remit au travail, avant de rougir bêtement comme une adolescente pré-pubère quand l'autre le complimenta sur le surnom donné par les enfants qu'il avait gardé. Mais il se ravisa presque aussitôt en secouant la tête lorsque Charlie entra dans le vif du sujet. « Le libertinage ? » Il avait reposé son spray sur la table un peu trop violemment, dans un froncement de sourcils vexé. « Je ne vois pas le rapport avec l'homosexualité. Tu penses que nous sommes tous des libertins sans cœur, c'est ça ? » Pensait-il réellement ce qu'il disait, ou essayait-il seulement de le mettre mal à l'aise en haussant le ton ? La suite au prochain épisode !

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MessageSujet : Re: LSD : Lucas sans dignité. Ven 18 Oct 2013 - 17:25

Il avait le droit d'avoir peur, c'était normal, humain. Il aurait été fou si ce n'avait pas été le cas parce que sur le coup, Lucas avait tout du parfait prédateur qu'on voit dans les films d'horreur. Il aurait eu le rôle du maniaque qui cache un sadisme épouvantable derrière un sourire. Seulement, Charlie était trop innocent pour son bien. Il avait peur, oui mais par pour la bonne partie de son anatomie. Il s'inquiétait pour ses magnifiques cheveux bruns qu'il avait réussis à laisser pousser malgré les essais répétés de sa sœur pour lui couper pendant son sommeil à l'aide de maléfiques ciseaux. Donc oui, peur infondée alors qu'il devrait plus se méfier pour ses fesses, qui pour le moment étaient protégées vu qu'il était confortablement assis dans un fauteuil mais bon. Il devrait sûrement revoir l'ordre des choses qui pouvaient intéresser Lucas. Si seulement. Ça signifierait qu'il devrait prendre confiance de l'existence de sa sexualité, ce qui était très loin d'être à l'ordre du jour.

Cobaye. Il avait dit cobaye. Cobaye. Pas le petit animal trop moche que les gamines aimaient câliner parce qu'elles le considéraient comme l'animal domestique le plus mignon au monde. Non. Cobaye comme laisse-moi faire tout plein d'expériences sur toi, jusqu'à ce que tu ne puisses plus sortir d'ici tellement la honte t'aura touché, chose dont tu n'auras pas le droit de te plaindre parce que tu as dit oui. C'est pour ça qu'il ne devait pas dire oui. Jamais. Parce que ça serait synonyme de chose vraiment pas bonne pour un avenir proche. Et Charlie n'était pas un soumis, il n'avait totalement aucune raison de faire ça.

« Euh... Oui... J'ai totalement confiance en toi Lucas. C'est sûr que tes doigts doivent être très doués pour ça maintenant. »

Et fail. Il était doué. Il avait dit exactement ce qu'il ne fallait pas. C'était totalement Charlie ça, dire exactement le contraire de ce qu'il pensait par simple besoin de ne pas contredire la personne. Il ne voulait pas vexer Lucas, qui avait l'immense gentillesse de lui donner de son précieux temps, d'accepter de l'aider dans la tâche difficile qui était l'acceptation de l'homosexualité par la bande de cinq-six ans qui lui servait d'élèves à temps plein. Et pour toutes ses raisons, il dirait oui à tout. Enfin, toutes les choses qu'il pouvait imaginer. Mais ça, c'était autre chose que Lucas ne devrait jamais savoir. Parce que voilà, c'était Lucas. Même lui savait qu'il ne fallait pas trop dire de choses bizarres au coiffeur. Sa sœur l'avait quand même prévenu qu'il était gay quand même. Et elle avait précisé un truc auquel il n'avait pas fait attention. Sexuellement actif. Pauvre Charlie, il ne comprenait rien à tout ça. Il hoche légèrement la tête en rougissant un peu. Il a peur, merde et il est soudainement très gêné avant l'heure – comme Lucas le disait si bien – par les remarques sans sens que sa sœur allait lui dire dans la soirée. Il l'entendait presque déjà prononcer un « Alors, c'était agréable avec le coiffeur ? »

C'est en entendant prononcer les mots confiture à la banane que Charlie failli s'étouffer en respirant. Oui, avec de l'air, il venait d'atteindre un nouveau niveau dans la maladresse mais là, même lui ne pouvait pas ne pas comprendre ce genre de références.

« Mais... Lucas... Euuh. C'est génial, c'est très bon la banane mais... – Mais il ferait mieux de vraiment se faire parce que là, il ressemble plus à une tomate qu'autre chose. Quand on a la peau aussi blanche, on ne devrait même pas avoir le droit de mentionner une quelconque expérience sexuelle. C'est trop ridicule. – Enfin, tu vois quoi ce que j'veux dire... »

Oh oui, il espérait que le coiffeur voyait ce qu'il voulait dire parce que c'était loin d'être son cas. Bien sûr, il aurait dû le savoir mieux que personne, ce n'était pas comme ça que ça marchait. Il était instituteur quand même. Il avait l'habitude d'expliquer des choses compliquées mais là, c'était au-dessus de ses moyens. Il n'osait même plus bouger, il avait bien envie de disparaître surtout qu'il était loin d'avoir prévu ce qui allait arriver. Évidemment, il avait fallu que Lucas comprenne exactement le contraire de ce qu'il avait voulu dire. C'était malin ça. Quand il le vit reposer le spray sur la table, il commença à affoler. Il avait réussi à vexer, énerver – donner des envies de meurtre – à Lucas. Il était mal, ses pauvres cheveux allaient mourir. Il n'avait plus qu'à lui promettre son corps pour sortir de ce problème horrible. Bon, Charlie était plutôt en train de paniquer et de se dire qu'il devait absolument se corriger, lui dire qu'il savait que les homosexuels n'étaient pas libertins et que certains croyaient aux princes charmants. Enfin, il passerait peut-être la partie des princes, ça faisait un peu trop contes de fées et aucun de ses élèves n'était bête pour croire à ça.

« Non ! Bien sûr que non. Je sais que tu as un cœur Lucas. – Là, ça craignait encore plus. Cliché romantico-pathétique, bonjour. – C'était le contraire. Que tu expliques aux enfants que les homosexuels sont comme les autres, qu'ils ont des sentiments, et qu'ils ne sont pas libertins... Un ou deux d'entre eux m'ont demandé ça... Je sais pas ce que leurs parents leur apprennent chez eux mais ils parlent de ça à la récré. Et de... fesses-et-de-pénis-aussi. »

Là, ça pouvait pas être pire. Annoncer au coiffeur que ses élèves n'étaient qu'une bande de pervers dévergondés, c'était remettre en cause sa capacité à en faire des adultes responsables et totalement mignon, préservé de toute cette tentation qu'on voyait partout sur internet. Non, non, vraiment, il avait peur pour eux.

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MessageSujet : Re: LSD : Lucas sans dignité. Sam 4 Jan 2014 - 6:07

Il tremblait comme une feuille, Charlie. Arquant un sourcil dans sa direction, le coiffeur tentait désespérément de créer un contact visuel avec lui dans le miroir. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Il n'était quand même pas en train de DOUTER de ses talents artistiques ? Non, c'était forcément autre chose. Qui irait remettre en question le talent du grand Lucas Drifloon, que même les plus grands de la mode jalousaient pour l'audace et la nouveauté de ses idées ? Même Lady Gaga pouvait aller se recoucher avec ses coiffures soi-disant extravagantes. Ce n'était que du déjà-vu, tout ça. C'était ennuyeux comme une après-midi entière passée devant une télévision à regarder des rediffusions de Derrick. La chevelure de Charlie allait connaître le changement de sa vie, comment pouvait-il se montrer réticent ? Mais à son grand soulagement, ce n'était qu'une fausse impression et ce dernier scella définitivement le pacte avec le démon à ciseaux en déclarant lui faire une totale confiance.

« Tu sais ce qu'on va faire ? On va commencer par un petit massage. » D'un geste presque protecteur, le coiffeur lui avait passé un peignoir rose à la texture duveteuse sur les épaules. « Détends-toi, mon bichon. Je vais te faire oublier tous tes soucis. C'est ta première fois chez un coiffeur aussi... Expérimenté que moi ? C'est normal d'avoir un peu le trac, tu sais ? » Les chevilles qui enflent ? Non, ja-mais. Quel était l'intérêt d'être modeste quand on était excellent dans un domaine ? Toujours est-il qu'en parlant, Lucas avait posé ses mains sur la tête de Charlie, massant son cuir chevelu et se penchant au dessus de lui pour mieux observer son visage qui rougissait à vue d’œil. S'il n'était pas aussi agréable à regarder, on aurait pu aisément le comparer à un de ces vieux touristes se pavanant sur les plages nudistes et ne comprenant pas le principe de « peau sensible », rôtissant au premier éclat de soleil en été. Cependant, l'entendre s'embrouiller à parler de bananes avait quelque chose d'amusant. C'est avec un petit sourire en coin que Lucas acquiesça d'un bref mouvement de tête. « T'en fais pas, je vois très bien ce que tu veux dire. Pourquoi s'en cacher ? Ce n'est pas quelque chose dont il faut avoir honte, Charlie. Et je suis honoré d'être la première personne à qui tu parles de ton coming-out.  »

Ce type-là était certainement le rayon de soleil de sa journée. En vérité, Lucas aurait été incapable de dire si l'autre était réellement gay ou pas. Mais le simple plaisir de voir son visage passer par toutes les teintes de couleur rendait la situation comique. Il aurait presque pu l'emmener avec lui dans une manifestation de la gay pride pour le brandir en drapeau, en faisant un arc-en-ciel de son visage. Et puis, il prononça le mot de trop. Libertinage. C'est à ce moment-là que ses talents de comédien refirent surface en mimant la colère. Oh, qu'il aurait voulu photographier sa tête à ce moment-là pour immortaliser ce moment ! C'était trop beau. Il dut même se mordre l'intérieur des joues pour ne pas sourire à ses excuses maladroites.

« Tu le penses vraiment, Charlie ? » Il attrapa sa main, battant des cils comme un chevalier de dessin-animé venu secourir sa princesse. « Oui, j'ai des sentiments. Et un mot de toi suffirait à t'ouvrir mon coeur ». Dangereusement, il se rapprocha de ses lèvres avec sa pose habituelle de lover. Mais les dernières paroles de Charlie lui firent l'effet d'un bol d'eau glacée et il s'arrêta net dans son jeu. Il avait raison. Ce n'était pas les enfants qui étaient cruels et avaient une vision faussée des homosexuels. C'était leurs parents qui les manipulaient. Et plus tard, le même schéma se reproduisait. Il fallait agir, et il fallait agir VITE. Le jeu de séduction reprendrait par la suite.

« Je t'aiderai. Je leur expliquerai tout cela du mieux que je peux, tant qu'il est encore temps. Et si leurs parents y trouvent quelque chose à redire, je me vengerai par la suite en cramant leurs cheveux. Si tu veux, on peux même faire semblant d'être en couple pour leur montrer que ce n'est pas quelque chose de mauvais ».

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LSD : Lucas sans dignité.
MessageSujet : Re: LSD : Lucas sans dignité. Dim 2 Mar 2014 - 5:45

Il a une soudaine envie de se mettre une baffe, à lui-même. Seulement, ce n'est pas possible. Il se voit mal se lever et de claquer devant Lucas. Il passerait sans le moindre doute pour un fou qui devrait faire un tour au service psychiatrique de Sainte Mangouste. Alors il ne fait rien, il reste confortablement assis dans son fauteuil à laisser Lucas faire ce qu'il veut de sa personne. Il a honte. Au fond de lui, cette sensation ne le quitte pas. Pourtant il aimerait. Il déteste avoir honte. Lui, il a toujours aimé être fier de ses choix, de ses actes. Mais là, c'est raté, entièrement raté. En réalité, il a peur. Peur de Lucas, peur de ce que le coiffeur est capable de faire avec un ciseau. Peur de toutes les remarques légèrement déplacées, les allusions sexuelles qu'il est capable de sortir en une minute.

Il finit par se demander si son choix est le bon, s'il n'aurait pas dû éviter. Il a eu du mal à comprendre. Lui, l'innocent qui voit toujours les autres comme des êtres parfaits dénués de défauts. Mais il a fini par se rendre compte que derrière chaque phrase, chaque mot, il y a un double sens. Et là, il ne rougit plus. Enfin si, énormément, mais pas que. Là, il a envie de partir en courant du salon de coiffure. Il est totalement affolé. Pourtant, il reste. Il ne le fait pas pour lui, il le fait pour ses élèves. Ils doivent savoir. Ils doivent comprendre. L'homosexualité n'a pas à être un tabou, loin de là. L'homosexualité ne doit pas être considérée comme une chose malsaine ou sale. Il a peur. S'il ne fait pas quelque chose, dans quelques années, sa si gentille classe se sera transformé en bande d'homophobes luttant ouvertement contre les coiffeurs indépendants comme Lucas. Parce qu'ils sont gays, parce qu'ils sont différents. Ça, il ne peut pas le laisser faire.

Il ne dit rien. Il n'ose rien dire pour le massage, les surnoms, tout. Pourtant, il est rouge. Ses jambes se serrent l'une contre l'autre. N'importe qui le verrait rirait aux éclats, criant à la vierge affolée lors d'une soirée étudiante un peu trop arrosée. Oui, peut-être que Lucas a raison. Peut-être qu'il a simplement le trac. De quoi, il ne sait pas réellement. Mais le coiffeur a l'air d'être expert dans les relations de ce genre, plus que lui en tout cas. Alors, ce doit être vrai. C'est quelqu'un de gentil, il n'aurait aucune raison de mentir à l'innocent petit Charlie.

« Coming-out ? – D'accord, il ne s'est jamais posé la question. Il n'a jamais cherché à savoir s'il préfère les femmes ou les hommes. Il n'a jamais cherché à savoir quoi que ce soit là-dessus. Il s'en fiche, tout simplement, parce que rien de cela ne l'a jamais réellement intéressé. Son coming-out, s'il devait le faire, il en parlerait probablement d'accord à sa sœur. Parce qu'elle est la seule à qui il peut parler de tout sans avoir peur de se faire juger. – Tu penses vraiment ? »

Non Charlie, ne demande jamais à un gay si tu es également gay, surtout si celui-ci te drague ouvertement depuis une bonne demi-heure. Ça fait partie des règles, celles de la survie dans le monde hostile qu'est l'univers de la coiffure. Il tourne la tête, rapidement. Réaction stupide qui va sûrement faire exploser de rire le coiffeur. On voit qu'il n'est qu'un gamin dans un corps d'adulte, habitué à n'être l'attention de personnes.

« Tu sais Lucas... »

Mais il n'a pas l'occasion de terminer cette phrase. Heureusement. Il n'est pas sûr qu'il aurait réussi à être crédible les joues aussi rouges. Le peignoir rose n'est bien sûr pas là pour arranger les choses, évidemment. Mais il s'en fiche, parce que c'est à ce moment qu'arrive la bonne nouvelle, celle qu'il ne pensait plus voir venir. Lucas finit par comprendre la gravité de la situation. Pour le maître d'école, le coiffeur ne semblait pas avoir compris le but de la manœuvre, à quel point celle-ci est importante pour la sauvegarde de l'humanité. Et là, c'est tout simplement bon, et il est rassuré. Juste rassuré. Il va pouvoir présenter Lucas à ses élèves, ceux-ci deviendront des personnes respectables.

« Merci ! Les parents ne diront rien. J'ai le droit de dispenser les cours que je veux à leurs enfants. Et si tu penses qu'il faut qu'on se montre en couple pour leur faire comprendre, c'est d'accord. Je suis prêt à tout pour eux tu sais. Vraiment tout. – Il met toute la conviction du monde dans cette phrase. C'est vrai, il est capable de tout faire si c'est pour le bien des enfants qu'il a à sa charge. C'est un bon professeur Charlie, qui n'a pas peur des sacrifices. Bien sûr, là, il a un problème, et il se situe autour du mot couple. – Par contre... Il faudra que tu... Que... Que tu me briefes sur le couple... Tu sais, ce qu'on doit faire, et tout... »

Mauvais plan.

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MessageSujet : Re: LSD : Lucas sans dignité. Jeu 24 Avr 2014 - 4:47

Les réactions de Charlie l'amusaient tellement qu'il en rajoutait des tonnes. Mais le plaisir de voir son visage rougir de gêne était tel qu'il ne pouvait s'en empêcher. Et puis, il fallait lui ouvrir les yeux : c'était évident comme le nez au milieu de la figure, que ce type-là était homosexuel. Peut-être était-il issu d'un milieu où préférer les garçons était un sujet tabou, condamné par Jésus et qu'il venait se renseigner là-dessus parce qu'il n'était pas aussi stupide que ses parents. Il faut dire que Lucas avait eu bien de la chance. Quand on a sa famille entière qui travaille dans le domaine de la mode, où l'on voit partout des mannequins gays, ça s'imprime vite dans le subconscient. Et puis, qui sait ? Si ça se trouve, Charlie se serait fait chasser de chez lui s'il avait confessé de telles choses. Il ne fallait donc surtout pas le brusquer ou le faire fuir en le forçant à faire son coming-out. Ce type-là était une perle rare aux yeux de Lucas. Le parfait dominé, le petit oiseau qu'il voulait recueillir pour lui apprendre les plaisirs du sexe gay. Il fallait donc le manier avec soin, trouver les bons mots pour mieux l'entraîner dans ses filets... ou plutôt dans son lit. Lucas serait son mentor, et il pourrait réaliser son fantasme du professeur charismatique et de l'étudiant inexpérimenté.

« Je pense effectivement que tu serais un petit ami idéal, pour un garçon ».

Il s'était penché sur lui, avec un grand sourire satisfait. Il avait tellement envie de l'entraîner dans l'arrière boutique, là, maintenant. Tout de suite. Mais s'il lui sautait dessus, il risquait juste de le faire fuir et il le savait. Chaque chose en son temps, donc. Tel un grand stratège cherchant à conquérir le trône de fer, Lucas arriverait à conquérir le fessier de Charlie. Et pour ça, il devait gagner sa confiance en l'aidant avec les enfants. D'autant plus que c'était pour la bonne cause.

« Prêt à tout, hmm? C'est intéressant à savoir. » Il avait attrapé une mèche des cheveux de son client pour la passer derrière son oreille et s'était à nouveau placé à sa hauteur, appuyé sur ses genoux. « Tu vas tellement les faire fondre avec ta nouvelle coupe ultra-sophistiquée. Rien que ça te rendra crédiblement homosexuel. C'est bien connu après tout, nous sommes les plus beaux. » Il avait attrapé sa main pour l'aider à se relever, non sans lui glisser un clin d'oeil lourd de sous-entendus.

« Tu sais quoi, Charlie ? Au lieu de trop y réfléchir, ce qui risque de te stresser, je te propose d'y aller directement ! Laisse-moi prendre les devants, et sois juste toi-même, d'accord ? Oh, et quand je t'embrasserai, veille à prendre ma tête entre tes mains, ça fera plus baiser de cinéma. » C'est en l'entraînant hors de la boutique que Drifloon avait pris sa main dans la sienne. Oui, ça allait être un véritable chef-d'oeuvre Hollywoodien.


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